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 « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »

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Unité Centrale
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MessageSujet: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   19.07.10 16:18



BATAILLES DE L'EREBE


₪ 15/07/5013

La lutte terrestre est sur le point de commencer. Tandis que les soldats d'Orion s'installent petit à petit et organisent leurs camps, les rebelles prennent place sur les lignes de défense qu'ils ont disposé sur le front.
L'Empereur, ayant pris connaissance de la situation, estime qu'il faudra attaquer les rebelles par le flanc nord-est, soit, par le Canyon du Styx. Il serait en effet trop risqué de s'aventurer en masse dans les maquis, où seuls les dissidents savent se repérer.
Mais il n'est pas encore question de cela. Pour le moment, les rebelles se mettent en place et attendront l'arrivée des troupes ennemies...

Informations complémentaires :

{->} Effectifs impériaux présents sur place :
> 25 Seraphims (Elite Pourpre)
> 10 Black Holes (Elite Pourpre)
> 20 Golgoths (Elite Pourpre)
> 1000 robots de l'ENGIA
> 10 000 soldats de l'Armée Régulière
~> Au total 11 055 soldats ont donc réussi à trouver le chemin de la terre ferme. Les autres sont ou bien encore au combat dans l'espace ou bien décédés. Le blocus des rebelles empêchent la réception d'un matériel neuf ou bien de vivres, ce qui rend la situation plus difficile que prévu pour les armées d'Orion...
Cependant, si les batailles spatiales sont gagnées, ce problème ne se posera plus.

{->} Les rebelles sont une nouvelle fois en infériorité numérique. Leurs effectifs sont notamment mobilisés pour les batailles spatiales et le blocus. Mais si les pilotes spatiaux parviennent à installer un blocus stable et fort, ils verront des renforts venir renflouer leurs troupes.

¤¤¤


Ordre de passage des posts imposé. Première étape : mise en place de la défense rebelle.
~> Premier post : Stella
~> Deuxième post : Noa Kelevra
Nous aviserons dès que cela sera accompli.





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Stella
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   20.07.10 15:56
Stella ne savait pas ce qui se passait réellement dans l’espace. Elle savait juste que bientôt, elle allait devoir se battre comme jamais et surtout espérait que sa maladresse ne la poursuivrait pas et qu’elle resterait sur Pyrélia. Sa mission consistait faire parti des membres du camp ennemi de l’Empire, à savoir les Rebelles. Elle devait « juste » se rallier à un autre groupe de rebelle et de se battre avec eux. Ainsi ils défendraient le sol martien, siège d’un second conflit Empire/Rebelle. Certains pensaient que ces rebelles étaient des inconscients, savoir que la vie était si proche de toucher à sa fin et foncer sans réellement en prendre conscience ; cette idée devait certainement les effrayer ou juste leur échapper. Enfin, les rebelles comme Stella, savaient dans quoi ils s’engageaient.

L’adolescente faisait tout cela pour une raison qui n’était pas si étrange. Elle savait que sa mission présenterait un réel danger. Elle savait aussi que si elle faisait le moindre faux pas, elle risquerait de perdre la vie… Mais malgré tout ça, elle allait se battre. Pourquoi ? Elle n’était pas suicidaire, juste désireuse de donner la Liberté aux peuples oppressés depuis maintenant trop de temps… Beaucoup trop de temps… Si sa vie pouvait permettre de sauver celle de millions d’inconnus innocents, elle le ferait. Qui ne le ferait pas, hormis les soldats de l’Empire ?

♦♦♦

Stella savait ce qu’elle devait faire, le dernier message que l’ensemble des rebelles avaient reçus était clair : tout avait été mis en œuvre pour que les troupes de l’Empire perdent. Pourtant il subsistait un problème de taille… Les soldats de l’Empire étaient beaucoup plus nombreux que les rebelles…Stella secoua la tête, elle ne devait pas penser à tout cela. Elle se battrait, aiderait quand elle le pourrait.

Elle s’arrêta net et inspira profondément : elle venait de faire son choix. Un choix, oui dans le message que les rebelles avaient reçu, son « chef » laissait libre choix à ses « hommes » de l’endroit dans lequel ils souhaitaient être. Son choix ? Il était simple, elle ferait partie de ceux qui éliminerait les éclaireurs, les premiers à entrer en action. Ceux qui risquaient d’être attaqués de partout, sur le sol comme dans les airs. Elle savait qu’elle risquait sa vie plus que d’habitude et que son choix lui coûterait peut-être la vie, mais elle devait bien le faire, sinon à quoi cela servait-il qu’elle soit dans le camp ennemi de ce maudit Empire ? Elle le devait et elle le ferait.

Dans son pas de course, elle se rendit compte que tous les autres membres d’autres réseaux étaient beaucoup plus âgés qu’elle, et qu’ils semblaient bien connaître ce genre de situation. Elle n’avait que dix-neuf ans, et en y pensant elle n’avait pas réellement d’expérience. Certes elle se battait assez bien, puisqu’elle n’était pas encore morte ; mais elle n’avait jamais participé à des combats comme cela.

*Mon Dieu !!! Je me suis embarquée dans quoi encore ?! Après tout Hélios m’a laissé y aller, c’est pour une raison. Non ?*

Ces pensées furent interrompues par quelque chose de dur… Elle venait de se heurter à quelque chose… Ou quelqu’un… Elle eut à peine le temps de reprendre conscience qu’elle se rendit compte qu’elle venait de glisser d’un des versants du Canyon. De cette chute, elle avait atterris sur quelqu’un…

« Oh !!! Je suis désolée !!! Maudite maladresse. Excusez-moi ! »

Elle se releva rapidement et se maudit intérieurement, puis se décida à partir loin. Après tout elle ne reverrait pas cet homme, les membres des divers réseaux étaient assez nombreux pour qu’elle ne le recroise pas. De plus le territoire était assez grand pour que leur chemin ne se croise pas à nouveau. Elle s’excusa une nouvelle fois et se précipita à son poste. En partant elle entendit ces quelques mots : « Hé bien, ça promet. » Suivit d’un rire. Elle se rendit compte qu’il s’agissait de l’homme qu’elle avait heurté. Elle eut un bref sourire et se dirigea rapidement vers les postes de tirs.

Elle avait beau ne pas être très habile, elle savait se servir de ces petits joujoux de feu assez dangereux. Même si elle ne s’en servirait peut-être pas, pas si elle pouvait se débrouiller avec ses armes de prédilection : ses deux dagues rouges. Un léger sourire s’étira sur les lèvres de l’adolescente. La mission de l’adolescente consistait à aider les autres troupes alliées. Stella faisait partie de l’Or’Eôs, mais pas depuis très longtemps, à peine quelques mois… Elle avait préféré rester seule, elle les recroiserait bien en quelque part. Ayant passé le plus clair de son temps seule, œuvrant en solitaire dans les diverses chasses à l’information qu’elle faisait. Cette vieille habitude était tout de même dure à effacer.

Sur les ordres de sa mission Stella rejoignit un groupe de rebelle, mais là surprise.

« Hey ! Toi ! Ne me dis pas que tu viens avec nous ? Ted, c’est un danger public !
-Matt !! Arrête un peu. Désolé, il n’est pas bien méchant. Hein, mon pitit Matt ? »

Des rires s’échappèrent dans les airs. Des rires ? Etrangement Stella se sentit mieux après avoir entendit ces éclats de Joie. Bientôt les rires cesseraient.

« Je suis réellement désolée, Matt. »

Stella avait cette fâcheuse habitude de toujours s’excuser, toujours jusqu’à temps qu’elle prenne conscience que c’était bon.

« Oh ! Mais t’inquiète. C’est rien. »

Au fond ce Matt n’était pas si mal que ça. Stella lui rendit son sourire et constata qu’elle n’était pas la seule « jeune ». Enfin, le groupe dans lequel elle se trouvait ne comptait que des hommes, ce qui inquiéta un peu l’adolescente. Elle se rassura en se disant qu’il y avait au moins quelqu’un du même âge qu’elle dans ce petit groupe qui allait se battre ensemble. Elle les protégerait comme s’ils étaient membres de son réseau, comme elle aurait du protéger ses parents et Tara.

A cette pensée, une larme perla sur la joue de l’adolescente. Ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux des 4 autres personnes.

« Hey ! Mais ne pleure pas pour ça.
-Matt, tu es quand même lourd ! Ne l’écoute pas il est toujours comme ça, tout le temps. Matt, mais fait attention quand même !!
-Oh mais ce n’est pas lui. Dit-elle avec un sourire. Au fait moi c’est Stella.
-Moi, bah tu sais déjà, Matt.
-Moi c’est Léo.
-A mon tour, je suis Alex.
-Et moi, c’est Max, enfin Maxime, mais c’est quand même mieux Max. »

Une fois les présentations faites, Stella inspira profondément et fit apparaitre ses deux dagues. Même si elle savait qu’elle n’allait pas encore se battre et qui lui restait encore un peu de temps, elle voulait quand même les tenir avec elle.

♦♦♦

« Bon bah tout le monde est ok ? On ne se sépare jamais et surtout on ne laisse jamais Stella toute seule. »

A cette phrase, des rires s’élevèrent dans les airs. Le groupe dans lequel Stella allait être temporairement membre, était un groupe d’amis, pas exactement comme l’Or’Eôs, mais aussi soudé. Elle eût cette même impression qui l’avait transpercé la première fois qu’elle avait rencontré quelques membres de son nouveau réseau, cette impression d’être de trop. Mais heureusement pour elle, Léo, le chef de bande, était quelqu’un de super et qui lui avait fait oublier cette désagréable sensation.

« Les garçons, juste une chose : je sais me battre et je sais aussi me défendre alors surtout, je vous en supplie s’il le faut, mais ne me surveiller pas tout le temps, même pas du tout. Je ne veux pas que l’un d’entre vous soit blessé par ma faute, alors faite comme si je n’étais pas là. Je sais me débrouiller toute seule. Bon sur ce, comptez sur moi pour vous aider en cas de problème. »

A la surprise de Stella, les quatre garçons lui sourirent et la regardèrent comme si elle fessait partie depuis toujours de leur réseau. Ce qui eût le don de réchauffer le cœur de l’adolescente, elle qui se croyait de trop et peut-être inutile, ces quatre inconnus pas si inconnus que cela, l’avaient réconfortés.

« Hey Stella ! Ne t’inquiète pas pour nous. On est très fort. »

Dernier éclat de rire avant le début d’un long silence lourd de sens qui allait bientôt s’abattre sur le territoire martien et qui allait être déchiré par des bruits de feu et autre. Stella eût un frisson, mais la main de Matt se posa délicatement sur son épaule.

« Ne t’inquiète pas va. On te protégera aussi et si tu as trop peur bah je viendrais te réconforter. »

Stella le repoussa gentiment, ce qui fit sourire l’adolescent.

♦♦♦

Pourquoi tant de vies doivent être sacrifiées ? Quand tout ceci toucherait à sa fin ? Quand la Liberté régnerait ? Quand tous ces maudits conflits prendraient fin ? Si pour cela il fallait qu’on en arrive là alors continuons à nous battre…



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Noa Kelevra
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   26.07.10 4:14
Et voilà, l'heure était venu. J'avous que j'avais du mal a me bouger le cul se matin la, peut-être parce que je savais se qui m'attendait la-bas. Une journée de feu et de sang pour tous, l'avenir de toute une rébellion était dans les mains de ses membres les plus courageux et dévoués. Aujourd'hui la balance allait peut-être se pencher pour l'un des camps, rien ne disait que sa allait être le notre, ni que l'Empire vaincrait mais on y était pourtant. Si je devais me fier aux statistiques, bien on est mal barré s'est tout se que je peux en dire… Infériorité numérique tout comme technologiques, ouai question armement ils avaient l'air d'être bien plus équipés que nous. Ça se voyait qu'ils étaient la pour en finir, tous venu pour une chose et une seule, nous faire la peau a tous, hommes, femmes, enfants, vieux… Tout ceux qui ose clamer ce nom don on est si fier, "Rebelles". Peut-être que dans les jours a venir, les rebelles n'existeront plus… Ce mots, sera un terme pour désigner un souvenir passé, une ombre écrasé par l'empire, une lueur d'espoir achevé par l'obscurité d'un monde sombre et bridé. Personnellement, je n'avais pas vraiment envi de ça.

C'est pour ça que j'étais la et aussi pour suivre mon Boss a qui j'ai promis d'agir, mais contrairement a beaucoup, ce n'est pas pour sauver des vies que je suis la, ni pour l'idée de tenir tête afin de montrer que les rebelles ne lâcheront jamais, non… Moi j'étais la car on me l'avait ordonné, et tout simplement parce que je n'avais pas envi de fuir et encore moins envi de vivre caché dans un monde sans espoir. C'était mes raisons qui certes allaient a l'encontre de beaucoup d'autres mais je ne m'en cachais pas pour autant, l'honnêteté faisait parti de ma personnalité et je comptais bien rester fidèle a moi même, même dans une telle situation. Mais bon, j'allais comme même éviter de déclarer que sa allait être chacun pour soit car je ne couvrirais personne mais, je n'en pensais pas moins, j'ai toujours bossé en solo, ce n'était donc pas aujourd'hui que sa allait changer malheureusement mais bon OK…. J'allais faire l'effort d'aider mon prochain, même si sa allait me demander un gros effort. Pour l'avenir dira t-on j'allais le faire et sacrifier mes mauvaise habitudes. En tout cas j'étais près même si je n'avais pas réussi a dormir de la nuit comme souvent se qui allait me rendre d'humeur ronchon. J'avais sorti tout mon attirails ce coup ci, pas de discrétion, pas de choix stratégique entre les armes, j'avais pris le sac au complet et je peux dire qu'il pesait lourd le bébé, le fermer avait été un vrai calvaire.

M'enfin, redan pour partir a l'action, je fis un derniers inventaire du matos avant de décoller en direction de la mission. J'étais au centre pour le moment, je voyais déjà la tension forte qui régnait dans les lieux au simples comportement de tout les membres ici présents. Tous couraient dans tout les sens afin de faire comme moi, se préparer et foncer a leur lieu de mission. Certains décollaient pour l'espace, d'autre pour l'Érèbe comme moi. Sa faisait bizarre… Tout était assez calme d'ordinaire, enfin en tout cas s'était bien plus posé que ça. C'était comme ci le temps avait accéléré soudainement, nous forçant a nous presser d'un coup. BREF que de pensées et il était temps de bouger. Je pris donc la direction de mon NightFury ( mon vaisseau ) afin d'aller sur le terrain me préparer a l'assaut. Je me rendis donc dans les hangars ou il m'attendait en ronronnant. Ra… Je ne pu m'empêcher de faire un arrêt pour l'admirer qui sait peut-être pour la dernière fois. Ce vaisseau dans lequel j'avais vécu tant de choses, avec lequel j'avais fais tant de route… Nostalgie quand tu nous tiens. C'est a l'écoute d'un décollage voisin que je revint a mes esprits en secouant la tête avant d'embarquer. Je posa mes affaires dans un coin avec le reste des armes déjà présentes puis m'installais au commande afin de décoller a mon tour au feu verts du maitre de piste. Et c'était parti… Voilà que j'étais en direction du front peut-être pour mon ultime bataille… Moi qui aimais l'action je pouvais dire que la, j'étais servit. J'allais pouvoir me lâcher pleinement et sans retenu se qui me plaisais beaucoup, d'un sens sa me donnais envi et hâte d'y être ! Que voulez vous je suis fou et kamikaze mais ça, sa date pas d'hier.

Le vol me paru une éternité alors qu'il n'avait duré que quelques minutes, je me posa a l'extérieur de la zone de combat afin de garder le vaisseau or de porter des projectiles et radars. Je m'empressa de sortir tout se don j'avais besoin puis de marcher au bord de la falaise afin d'admirer le levé du soleil dans ce décors splendides ou multiples équipes se mettaient déjà en place au loin en bas. C'est après une grande inspiration que je passais la lanière de mon sac en diagonale de mon corps afin de le caler avant de prendre ma forme de grand loup tout en sautant dans le vide. Mon pelages noir ébène dansait au vent alors que je faisais le cabris sur les rochers de la montagne. Arrivé en bas, j'entama une course effréné pour rejoindre l'avant du front en slalomant entres tout ces rebelles avec qui j'allais être obligé de m'allier. Leur regard se posait sur moi sans même que je leur prête attention, je traçais ma route voilà tout, eux ne m'importais peu. Tout se que je savais, c'est que je n'avais pas d'équipe fixe et que donc j'allais devoir prêter main forte a un peu tout le monde se qui ne m'enchantais pas du tout. Faire la "girouette baby sitteuse" très peu pour moi… Enfin…

Je fini par arriver sur le devant de la scène, et stoppa donc ma course en scrutant le monde autour de moi avant de reprendre forme humaine. Tous était nerveux, je le sentais… Très peu gardait leur calme, c'est comme ça qu'on voyait les plus anciens, expérimenté des novices. Le tri était facile a faire rien qu'en les regardant dans les yeux. L'âge n'était pourtant pas vraiment a prendre en compte ici car il y en avait pour tout les goûts, l'expérience se jouait surtout sur les actions passées et les missions accomplies. C'est la que tu voyais ceux qui avaient déjà goutés au dure de ceux qui ne s'étaient jamais vraiment trouver dans le feu de l'action. Cela me fit sourire même si s'était méchant mais en voir certains trembler me donnais tout simplement envi de leur crier de faire demi tour avant d'y rester, car la peur a beau aider a canaliser l'énergie, elle nous fait perdre tout nos bon réflexe, et nous fait faire bêtement et sans réflexion. Ce qui est fortement handicapant en fin de compte. Enfin je sorti mon sabre que j'accrocha a sa place dans mon dos avant de sortir de fusil a pompe que je plaçais au même endroit après avoir également accrocher deux flingues de chaque côté de mes hanches. J'étais fin près même si je n'avais pas pu mettre l'ensemble de mes armes sur moi, le reste allait servir mais pour plus tard ! Je pris tout de même les grenades afin de les glisser dans les quelques poches encore disponible avant de brancher mon Mp3 que d'une oreille afin de garder l'autre attentive. Je soufflais un coup alors que j'entendais rire juste a côté. C'est la que je la reconnu… Une petite blonde de mon âge, habillé légèrement et surtout ses armes reconnaissable entre milles. Stella je crois qu'étais son nom. Je l'avais déjà croisé auparavant étant donné qu'elle aussi faisait partie de l'Or Eos et d'ailleurs faisait a peu près le même job que moi. Je ne pu m'empêcher de me rapprocher au moment ou l'un d'eux m'interpela :

- Hey l'ami ! T'es fortement bien équipé dit donc…. Tu vas nous servir ma fois. T'as un groupe attitré ?

Je le regardais premièrement d'un air "c'est a moi que tu parle" avant de finalement répondre avec un lège sourire :

- Ouai, mieux vaut être trop équipé que pas assez je trouve. Vous inquiétez pas faire le ménage je m'y connais… Et sinon non, j'ai pas de groupe spécifié.

- Cool sa, sa te dirais de nous prêter mains fortes ? Comme sa tu nous aiderais également a veiller sur la petite la.

C'est la que je la regarda enfin droit dans les yeux avant de répondre simplement :

- Je prêterais mains fortes que si nécessaire et si je ne suis pas occupé ailleurs désolé. Mais je vais comme même garder un oeil sur la Miss Stella c'est ça ? Helios devrait avoir honte de t'envoyer ici je trouve… Même si je ne doute pas de ton savoir faire au combat, je ne pense pas que se soit un endroit pour toi ici, et je ne dis pas ça méchamment au contraire…

Surpris que je la connaisse, le reste du groupe se mirent a nous regarder a tour de rôle l'air interrogateur. Je n'avais beau pas envoi l'habitude de veiller sur les gens, je ne sais pas pourquoi mais elle, je sentais qu'il fallait que je le face… C'était étrange mais amical pour changer...



Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   04.09.10 18:54
PROCÉDURE A SUIVRE


Nous reprenons le cours des évènements là où Stella et Noa les ont laissés. Nous sommes le jeudi 15 juillet 5013, et il est exactement 3 : 02 du matin. Les rebelles sont tous installés à leurs postes, attendent les assauts et leurs renforts (qui arriveront lorsque je le jugerai nécessaire). Les effectifs de l'Empire n'ont pas changés.

Les agents affiliés à l'infiltration dans les zones rebelles peuvent remarquer aisément quelles sont leurs lignes de défense. Stella et Noa se sont placés dans le Canyon du Styx, mais l'on attend les assauts aussi bien par le Maquis. Cependant, le plan initial de l'Empire est l'attaque par le Canyon, les Maquis étant truffés de pièges, de rebelles, et surtout, il s'agit d'un vrai labyrinthe !
Les infiltrés impériaux ne peuvent en faire un schéma précis et ne savent pas du tout ce qui s'y passe. En revanche, ils peuvent aisément découvrir des batteries de tirs terrestres et d'autres ayant des objectifs aériens, dans le Canyon (Stella et Noa sont d'ailleurs installés dans l'une d'entre elle). Aux frontières du canyon sont placées d'immenses fortifications (barbelés, béton armé, titane) parsemées de quelques bases de tirs rebelles. Puis un No Man's Land qui risque d'être pilonné par les forces impériales. Près de la rivière, une autre ligne de fortification qui en barre complètement l'accès. La rivière en elle même est protégée par un diable de barrage (constitué des mêmes éléments que les fortifications) au Nord, jusqu'à ce qu'elle paraisse trop profonde pour être traversée à gué. Là, des batteries sont disposées sur les deux berges, et il semble qu'elles aient une autre utilité que celle de mitrailler... Un nouveau No Man's Land à l'ouest de la rivière. Puis une nouvelle ligne de fortification avant le maquis.

Voilà ce qui est à remarquer pour les infiltrés.

Pour les stratégies à appliquer, veuillez vous référer à ce qui a été écrit dans les QGs. Et ne changez pas vos plans sans l'avoir écrit quelque part x). (L'Or'Eôs et la Walkyriade ont d'ailleurs des stratégies très définies, j'espère que vous vous souvenez de l'endroit où cela a été placé [Lee vous répondra par MP si vous lui demandez gentiment, chers rebelles ^^]).

Donc ! C'est à nos bien aimés collaborateurs de réagir ! Voici l'ordre des posts ! Si vous faites une bêtise dans ce que vous écrivez, je vous le dirais et vous corrigerez sans me poser de problème d'administration, d'accord ? x') (S'il y a un problème au niveau de la stratégie de Lilith, merci de contacter Lee n__n) :

> Setsuna F. Seiei (on a besoin d'un rapport)
> Lilith Va'arda
> Godan Kama
> Stella Liberta
> Abel Lyseph
> Noa Kelevra
> Kitan Hellstone [annulé]

J'aviserai une fois que ce sera fait ! L'ordre peut changer, je vous en avertirai n__n






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Shining Crow

Setsuna
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   04.09.10 21:27
Setsuna était passé des arrières rebelles au poste de commandement du front.
Plus avancé. Plus au fait de la situation. Il venait de rassembler les information qu'avaient récolté ses quatre subordonnées directs et le reste de l'unité infiltrée, c'est à dire trois autres Seraphims, et avait allié ces informations aux siennes, avant de transmettre le tout au lieutenant Va'arda ainsi qu'aux dirigeants Golgoth et Houba-Kama. Par une fréquence ultra-sécurisée gérée par la matrice elle-même.

"Sautons les salutations. Je suis le chef de la section Gabriel, le premier caporal, Setsuna F. Seiei.

Les rebelles ont placé leurs lignes de défense ainsi:
A la sortie du canyon se trouve une ligne de fortification importantes composées de barbelés, murs de béton armé et de plaques de titane. Sur cette ligne sont disposés de nombreux postes de tir équipés de tourelles et batteries de tir terrestres et aériens. Puis vient un no man's land jusqu'à la ligne de fortifications devant la rivière qui en bloque totalement l'accès, de même nature que celle à la sortie du canyon. Au Nord, jusqu'à ce que la rivière soit trop profonde pour être traversée à guet, sont disposées des batteries de tir sur les deux berges de la rivière.
Ces batteries de tir sont étrange, je ne peut en dire trop pour le moment, mais je suggère fortement de concentrer la moitié de nos assaut sur ces batteries si vous ne voulez pas essuyer le même échec que sur le front spatial.
De suite après la rivière, sauf au Nord, vient un no man's land puis, devant le maquis, une nouvelle ligne de fortifications de même type que les autres.
Nous ne savons pas beaucoup sur les maquis, hormis que se sont de vrais labyrinthes, truffés de pièges
C'est tout pour le moment. L'équipe Gabriel va se charger d'enquêter sur ces batteries de tir au Nord de la rivière, ainsi que sur les maquis.
Il semblerait que les batteries au Nord de la rivière ne servent pas qu'à mitrailler, il est possible qu'elles cachent une arme de destruction massive ou des hangars dissimulant armures de combat ou vaisseaux. Il est aussi possible que ces batteries soient en réalité de même nature que nos vaisseau mères, transformable en bâtiment, il est donc possible que cela soit un vaisseau ayant pris l'apparence de batteries. Toute fois rien est sûr, mais concentrez les tirs d'artillerie dessus est l'une des meilleures choses à faire. Cependant, n'ayez pas que cela à l'esprit, d'autres armes peuvent être dissimulées dans les maquis ou sur le champ de bataille lui-même, et ses batteries peuvent aussi servir à détourner notre attention.
Ci-joint, voici la liste et l'emplacement des pièges ainsi que le nombres de soldats rebelles dans les postes de tirs et ailleurs que nous avons pu trouver et examiner.
Terminé."


Setsuna transmit le rapport puis observa la situation, examinant les positions rebelles et cherchant une faille ou des armes de classe supérieures dissimulées, ou encore leur potentiels emplacements.
Il avait étudié ceux qui l'entouraient. Il commença à agir.
S'avançant vers le dirigeant en second du groupe, il lui demanda:

"Excusez-moi, je voudrait m'entretenir avec vous. C'est important."

L'autre accepta.

"Voyez vous le chef Gradmond? Je suis certain que c'est un infiltré impérial.
Le second sursauta.
Vous ne l'avez jamais vu, n'est-ce pas? Il dit qu'il vient d'un réseau important dirigeant les opérations, il se nomme lui-même, une "Unité héroïque", un "Agent". Mais qui vous dit qu'il est réellement qui il prétend? En effet, vous ne pouvez lui accorder votre confiance, car vous ne l'avez jamais vu.
Bien sûr, moi non plus, je vous autorise à douter de mes dires, car je ne viens pas du réseau auquel vous appartenez, vous avez totalement raison si vous doutez de moi. Monsieur, je vous l'accorde.
Le chef Gradmond et moi vous sommes inconnus. J'observe depuis le début ses agissements. Il regarde et analyse avec insistance les fortifications, comme pour déceler une faille. NE le voyez-vous pas, depuis tout à l'heure, scruter nos lignes? Peut-être que n'importe quel chef ferrait ça... Mais il ressort les plan et les analyse profondément, et surtout, il se concentre énormément sur les fortifications Nord de la rivière, justement, là où l'on peut traverser à guet.
Je suis absolument certain, et les autres aussi doutent, qu'il est en fait un espion. Ici, personne ne l'a jamais vu. Je surveille ses agissements depuis tout à l'heure, et il a passé trois communications étranges...
Les autres en témoigneront il est fort suspect..."


Bien entendu, Setsuna avait déformé la réalité. En récoltant ses informations, et en cherchant qui n'était pas connu des autres, pour les isoler et créer des groupes, il avait trouvé le chef Gradmond.
Tout cela n'était qu'une illusion créée par Setsuna.

Déjà, le second du chef Gradmond doutait. Il demanda confirmation à un soldat qui, manipulé par Setsuna, lui répondit qu'il avait aussi des doutes. Alors, un peu plus tard, le chef passa une communication assez étrange, à l'écart, où il disait que tout était en place, et que le plan pouvait être exécuté.
Le second craqua alors. Le conditionnement psychologique que Setsuna lui avait fait subir depuis le début, et pas seulement lorsqu'il lui avait déclaré que le chef était suspect, fit son effet. LE second dégaina son arme en direction du chef Gradmond.
Les soldats se retournèrent, surpris. Quelque uns se rapprochèrent du second, signifiants pour Setsuna que l'action du second avait effacé leurs doutes et qu'ils étaient du coté du second.

"Chef Gradmond. Je vous suspecte d'être un infiltré rebelle et de transmettre des informations à l'empire."

Le chef essaya alors, silencieusement, de manipuler son système de communication personnel, mais avant qu'il ne pu faire quoi que ce soit, le second tira. L'arme du second n'était pas mortelle. Le chef fut assommé.

Un brouhaha rompu le silence. Les autres se demandaient ce qu'il se passait. Setsuna alla chercher le système de communication personnel du chef, tout en y insérant discrétemment une puce électronique contenant une I.A. et des informations à transférer.

"Monsieur, voici son système de communication."

Setsuna et le second vérifièrent. Il y avait bien des informations sur les fortifications et des traces de transfert de ces informations. L'I.A. avait bien fait son travail.
LE second et ses hommes étaient maintenant certains que le chef était un traitre. On attacha le chef Gradmond. Lorsqu'il se réveilla, il eu une discussion intense. Certains soldats indécis commencèrent à douter du fait que le chef soit un traitre. Le plan de Setsuna se mettait en marche. Il récupérait des informations dans le témoignage du chef. Et des factions se montaient. La sienne, et celle du chef.
La dispute s'intensifia. Soudain, un coup de feu l'arrêta. Le second avait tiré sur le chef. Le chef était mort. Les autres se turent. Ceux qui soutenaient le chef commencèrent à contester cet acte, assez terrorisés. Le second les élimina, dans un état d'angoisse et de stress ne sachant que faire, il se tourna vers Setsuna.

"Félicitation, Monsieur, vous avez éliminé les traitres avec brio.
Le chef étant mort, vous prenez donc sa place."


Le second était désormais totalement sous le contrôle de Setsuna.

"Non... Je ne peut... Vous avez décelé les traitres... Il nous faut un nouveau chef, et... Je ne me sent pas capable de gérer ce poste. Je pense que si nous avons un chef, il faut que ce soit vous..."

Personne ne répondit. Un silence s'installa dans le poste.

"Bien. Je constate que tout le monde est d'accord. J'accepte. Mes amis, n'ayez crainte. Ces chiens d'impériaux qui veulent nous priver de notre liberté, nous n'allons en laisser passer aucun! Nous remporterons la victoire! Nous seront le glaive de la justice et nous sauverons notre bien aimée Mars, montrant à ce misérable empereur ce que nous valons, et que nous vaincrons!"

Le discours fit l'unanimité. Setsuna était devenu le chef des 54 hommes restants, manipulant chacun d'eux jusqu'au fond de leur esprit. La terreur, l'angoisse, en vue de cette guerre ultime, du destin en jeux, des vies entre leurs mains, et de la traitrise du chef Gradmond, Setsuna avait su se servir de tout ça pour prendre le contrôle de ce poste de tir.
Quelques instants plus tard, des rebelles virent s'informer de la cause des coups de feu précédents.

"Nous avons éliminé un groupe de traitres."

Fit Setsuna, approuvé par la totalité du reste du groupe.
Rein ne filtra, car Setsuna persuada les soldats que tout était fini, et qu'il avait informé le maquis de ces événements.


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Fanatique de l'Ordre

Lilith Va'arda
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   09.09.10 22:46
Les forces de l'Ordre s'activaient déjà. Après tout, elles n'étaient pas venues sur la planète rouge pour faire bronzette au soleil. Après avoir sécurisé les environs du quartier général, les factions de l'ENGIA et de l'Armée régulière s'étaient rapidement organisées, mettant en pratique ce qu'elles avaient répété pendant des heures et des heures de conditionnement, afin d'être le plus efficace possible face à la menace rebelle, dans le but de l'éradiquer, et ce sans états d'âme. Les premiers à partir sur le champ de bataille furent ceux chargés de récolter des informations sur le terrain par les moyens les plus classiques, c'est-à-dire qui ne se basaient uniquement que sur l'observation des lignes ennemies à l'aide de technologies plus ou moins avancées, sans faire appel aux agents infiltrés de l'Elite Pourpre, de la section Gabriel sous les ordres de Setsuna F. Seiei, qui ne tarda toutefois pas à transmettre un rapport sur les défenses rebelles par la Matrice, alors que le Lieutenant des Seraphims s'était intégré de manière incognito dans un bataillon de l'Armée régulière, accompagnée de onze autres membres de son unité. Ceux-ci, ainsi que leur leader, arboraient l'équipement complet du soldat de l'Armée régulière partant sur le champ de bataille, en incluant bien sûr le casque et l'uniforme qui leur permettaient de rester anonymes dans cette marée de blanc qui envahissait petit à petit le canyon du Styx. Cependant, aucune des sections de l'Armée régulière ne s'aventura très loin dans le canyon avant d'avoir reçu les rapports des éclaireurs, qui effectuaient le repérage des environs à l'aide de véhicules légers, transportés par divers vaisseaux qui avaient débarqué sur la planète rouge. Les premiers tirs de balles et de lasers ne tardèrent pas à se faire entendre lorsque les éclaireurs s'approchèrent un peu trop des batteries de tir rebelles, mais globalement, le compte-rendu fut assez satisfaisant. L'armée d'Orion était en effet sûre d'une chose : le canyon était truffé de batteries de tirs, qui constituaient les premiers points stratégiques à prendre, ou à neutraliser. D'un discret tapotement de doigt sur un clavier virtuel uniquement visible à ses yeux, la chimérienne sans ailes ferma le rapport de son Caporal infiltré de l'autre côté du champ de bataille, ayant achevé d'assimiler son contenu. Autour d'elle, les soldats, ainsi que les Seraphims se faisant passer pour soldats, s'étaient arrêtés au milieu d'un passage pas plus large que dix mètres - et ça commençait donc à faire une certaine densité de population présente dans les lieux... Ceux qui se situaient sur les côtés de la formation balayaient du regard les airs afin de parer à toute éventualité, le bout de leur canon se baladant dans les airs. Le Lieutenant Va'arda retint un soupir. Telles étaient les conséquences d'une annonce on ne pouvait plus claire de la part du grand Orion : l'opération de purification de Mars était impossible à cacher, et les rebelles avaient été bien prévenus que l'Empire débarquerait sur Mars... et avaient donc préparé le terrain en sachant pertinemment qu'ils se feraient attaquer en masse par l'armée de l'Ordre. Ce qui rendait les choses bien plus difficiles pour ceux qui se rendaient sur le terrain. Certes, si l'opération était un succès, la population serait d'autant plus convaincue que l'Ordre a la capacité de maintenir la paix... De ne pas faiblir, de mettre en oeuvre certains moyens pour préserver le bien être des citoyens de l'Empire. Oui, l'annonce, si elle était suivie d'un succès,, aurait un grand impact. Mais dans le cas échéant... Le doute, la honte, la décrédibilisation... Bref, il y avait de quoi faire. Et qu'il y ait succès ou non, les choses avaient été rendues bien plus difficiles par l'annonce d'Orion. Non pas que Lilith ne se permettre de remettre en cause les actions de la figure de l'Ordre.

Ceci dit, avec la débandade qui avait eu lieu sur le front spatial, il y avait de quoi s'inquiéter. Lilith n'avait pas eu l'occasion de constater de ses propres yeux les piètres performances que lui reportaient en direct Harmony et Erys, mais en voyant les données transmises par les androïdes... elle se disait que, en fait, c'était peut-être mieux qu'elle ne soit pas dans l'espace à assassiner les leaders des différentes factions de l'armée d'Orion. Dans l'état actuel des choses, et surtout au vu du peu de réactivité dont faisaient preuve les différents leaders - c'était là que l'on regrettait l'absence de Hurt87 ou de Ether Black - les espoirs de frapper un grand coup sur la planète Mars semblaient reposer sur les troupes déjà présentes au sol. Qui ignoraient d'ailleurs si une seconde percée allait au moins avoir lieu, ou si elles pouvaient attendre le déluge avant cela... Bref, il n’y avait pas de quoi être fier, et il fallait sauver l’honneur coûte que coûte – et démonter du rebelle, accessoirement. Quelques minutes s’écoulèrent dans le silence le plus total. Puis chaque soldat vit apparaître devant lui les données extraites des rapports des éclaireurs, grâce à leur casque avec moyen de communication intégré. Lilith possédait bien évidemment tous les détails au lieu de la simple synthèse donnée aux troufions de base, mais elle ne fit aucune remarque à ses semblables. Au lieu de cela, elle se contenta de transmettre rapidement un message écrit au quartier général pour rappeler aux stratèges l’existence d’une stratégie déjà définie par quelques âmes pensantes de l’Empire avant la bataille… et qu’ils devaient ainsi mettre en œuvre. La présence de batterie de tirs dans le Canyon du Styx avait été plus que prévisible. Ainsi, lorsque les dernières unités éclaireuses furent rapatriées au quartier général, le mouvement ne tarda pas à s’effectuer. Certains soldats impériaux se lancèrent à l’assaut des hauteur en empruntant de petits engins qu’ils avaient pu transporter dans les vaisseaux spatiaux, en plus des hommes. D’autres se mirent à progresser rapidement vers le Nord ou le Sud des Canyons, sous le couvert de leurs semblables montés sur les engins motorisés. Et le silence du Canyon fut brisé par les bruits chaotiques de la guerre.

Le bataillon dans lequel Lilith et ses Seraphims s’étaient incorporés s’était finalement divisé en deux, lorsque le soutien mécanique leur avait été fourni sous forme de motos légères de combats ne demandant qu’à être pilotées après que leur I.A. les ait conduites vers les soldats. Sans hésiter, les Seraphims s’étaient approprié une partie de ce soutien mécanique et avaient filé en direction du Sud, occupant à eux onze le devant de la formation en flèche soutenue par deux lignes de soldats eux aussi motorisés. Les motos en question étaient bien entendues volantes, ce qui permettait aisément aux soldats à l’arrière de la formation de couvrir le triangle de Seraphims qui les menait, en assaillant de projectiles batteries de tirs et rebelles qui prenaient pour cible l’avant de la formation. A ce rythme soutenu, la formation mélangeant soldats de l’Armée régulière et Seraphims ne tarda pas à être l’une des plus avancées sur le champ de bataille, ne prenant pas le temps de détruire tous les postes de tirs qu’ils rencontraient. Ce n’était pas leur travail : le plus gros de l’armée qui arrivait derrière eux se chargerait de ce genre de choses. Lorsque les Seraphims eurent pris suffisamment d’avance sur le reste de l’armée impériale, ils s’arrêtèrent dans un endroit relativement à l’abri, et Lilith, qui avait pris le commandement de la formation – en tant que sergent de l’Armée régulière. Avant même que les membres de l’Armée régulière n’aient le temps de poser de questions, la chimérienne sans ailes donna de nouveaux ordres, à savoir l’attaque d’une batterie de tir relativement bien placée, qui avait déjà causé quelques pertes dans les rangs de la formation au cours de son avancée, et qui représentait une menace pour le corps principal de l’armée. Cependant, elle divisa le groupe en deux parties, les Seraphims de la section Azael d’un côté, et les soldats de l’armée régulière de l’autre. Ces derniers partirent le premiers à l’assaut, attaquant latéralement le poste de tir.

Les Seraphims de la Section Azael mirent le pied à terre après avoir discrètement fait le tour de la structure défensive par le fond du canyon. Pendant que les soldats de l’Armée régulière faisaient face aux rebelles de la batterie de tir, les Seraphims parvinrent à l’arrière de cette dernière, après une séance d’escalade plus ou moins improvisée, et ne tardèrent pas à décimer les opposants de l’Ordre en les prenant par surprise. Les tirs cessèrent, les soldats de l’armée régulière se retirèrent plus au Nord dans le canyon, empruntant le même chemin qu’à l’aller, se posant ensuite dans un endroit relativement sécurisé pour comptabiliser les pertes. Les Seraphims quant à eux restèrent sur place, s’appropriant la batterie de tir. Quelques minutes plus tard, les arrières rebelles ne tardèrent pas à recevoir un rapport comme quoi l’attaque avait été repoussée au prix de quelques pertes humaines, et dégâts matériels. Lilith, qui avait soigneusement évité de faire le rapport au QG rebelle, s’était attelée à l’installation d’un certain dispositif, de même nature que ceux transportés par la section Samael combattant dans l’espace, servant à brouiller communication et systèmes de détection. La moitié du système monté, la jeune femme au regard saphir rejoignit le moyen de transport qu’elle avait utilisé pour parvenir jusqu’à ce point du canyon, accompagnée par cinq autres Seraphims. Ceux-ci, ainsi que leur Lieutenant toujours dissimulée grâce à l’uniforme de l’armée régulière, se dirigèrent vers l’ouest, sous les tirs imprécis des Seraphims occupant la batterie de tirs qu’ils venaient de quitter, et qui venaient de signaler aux autres postes de prendre garde aux restes de la formation qu’ils avaient repoussée quelques minutes plus tôt, dont une partie s’était repliée plus au Nord. Cette partie de la formation se mit à son tour en route lorsqu’elle reçut des ordres de la part de Lilith, leur indiquant qu’ils se devaient d’attaquer une certaine batterie de tir située plus à l’ouest de la première qu’ils avaient prise d’assaut. Quelques minutes avant que les soldats n’atteignent la batterie en question, les systèmes de détection et les communications classiques des rebelles furent mis hors de service.

Toutefois, la prise de la seconde batterie de tir ne fut pas non plus aisée, augmentant les pertes du côté de l’Armée régulière, qui se retrouvaient face à une opposition farouche de la part des rebelles, quand bien même ceux-ci étaient coupés de leurs semblables. Une fois le poste défensif occupé par les Seraphims, les soldats de l’Armée régulière se retirèrent une nouvelle fois, en direction du Nord-Est. Les communications et les systèmes de détection des rebelles furent rétablis après que Lilith ait donné un ordre bref à ses hommes par l’intermédiaire de la Matrice. Dès que cela fut fait, un autre rapport parvint au quartier général des rebelles : les restes de la formation repoussée par la première batterie de tir avait pris d’assaut une seconde, en usant de systèmes sophistiqués permettant de brouiller les communications, et de neutraliser les systèmes de détection. L’attaque ayant été repoussée de justesse, les mécanismes impériaux avaient été détruits, et la situation était revenue à la normale. Par ailleurs, il semblerait que cette formation qui posait tant de problèmes n’était qu’une diversion pour aider l’Armée régulière à progresser plus facilement du côté Nord et centre du Canyon du Styx… Enfin, telle était la teneur du rapport transmis par un Seraphim au QG rebelle, se faisant passer pour un rescapé de l’attaque. Après, la réalité pouvait être toute autre…

Ceci fait, Lilith analysa brièvement les données concernant l’avancée du corps principal de l’Armée… Avec une certaine satisfaction, elle constata que les forces terrestres étaient un peu plus organisées que les forces spatiales… Restait à savoir si cela pouvait égaler l’ardeur des rebelles à défendre la planète rouge. Elle eut une bref pensée pour les deux autres dirigeants de Section, à savoir le caporal Lyseph et le Caporal Seiei… Elle avait laissé une certaine marge de manœuvre au premier, faisant confiance en ses capacités. Si une attaque survenait au QG impérial, il saurait comment gérer les choses. Quant au second Caporal… Son rapport n’avait fait état que des lieux, et non pas de problèmes qu’il aurait éventuellement rencontrés. Mais à vrai dire, le Lieutenant Va’arda n’avait pas non plus de doutes sur les capacités de Seiei.


■ ■ ■


~ Bilan des opérations ~


Premières confrontations avec les forces rebelles. Le corps principal de l'armée n'a pas encore ouvert le feu.

~> Rebelles :
- 80 morts, dont 20 par les Seraphims, donc non reportés auprès des leaders rebelles
- 2 batteries de tir occupées, 2 batteries mise hors service

~> Empire :
- 100 morts, division des éclaireurs et avant-garde confondues






Dernière édition par Lilith Va'arda le 12.09.10 19:29, édité 1 fois
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Dictateur des marsus anti-moutons

Godan Kama
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   10.09.10 22:10


    Dimanche 4 juillet 5013, 18h06 (heure d’Houba-kama), Aéroport Houba-Kama.

    « -Dégagez la piste, je répète dégagez la piste… Décollage du VDM-001-HKT, dégagez la piste. VDM-002-HKT, décollage accordé. Attention, décollage du VDM-002-HKT et du VDM-003-HKT… Attention, Décollage des vaisseaux furtifs 01, 02, 03, 04, 05, 06 et 07. Dégagez la piste… Attention, départ de l’Azato accordé, départ de Marmotte-bleu accordé. Décollage. »
    Ce n’était que des départs incessants de vaisseaux, tous en direction de Mars ! Mars, la planète rouge comme on la surnommait à cause de sa terre aux couleurs de feu. Mais sans nul doute, ce corps ne porterait dans quelques jours non pas ce surnom du fait de sa couleur, mais de son sang qui aura coulé. Mars allait être le théâtre du plus effroyable des cauchemars. Dans peu de temps, chimériens, elfes, nains, hommes, robots et autres lutins et trolls, pingouins unijambistes, schtroumfs, marsupilamis et que sais-je, allaient se battre pour leur liberté ! Pour garder ou pour détruire la plus grande base des rebelles à si peu de distance de Métalia. Un déluge de haine, de corps et de larmes allaient s‘abattre sur la seule planète aux mains des rebelles. C’est pourquoi Orion empereur des galaxies, a décrété vouloir purifier la planète. Tous les groupes collaborateurs étaient mis à disposition de l’empire, ainsi, 12 gros vaisseaux provenant de l’astéroïde des Houba-kamas partirent vers Mars, 114 hommes furent engagés pour tromper l’ennemi et 78 marsupilamis acceptèrent de participer. Chaque homme et femme avaient une mission secrète et précise. Les trois VDM-HKT, c'est-à-dire les trois « vaisseaux de mission Houba-Kama tour » étaient des gros engins de 48 mètres de hauteur sur 95 mètres. A l’intérieur, de très nombreuses salles d’entraînement, de fitness, de relaxation, d’espaces jeux, quelques boutiques et quelques dortoirs avec une grande cuisine, des salles de réunion et même une église poly-culte. Et tout ceci dans le premier vaisseau rien que pour les rebelles puisque le VDM-001-HKT était un vaisseau pour les rebelles, pour qu’ils puissent se détendre ou s’entraîner entre deux batailles. A l’intérieur du second en revanche, tout était pour les HK, avec en plus une salle sophistiquée remplit de gadgets. En revanche, le troisième vaisseau était entièrement destiné au stockage de provisions ou d’équipement en tout genre.
    Mais continuons la liste des vaisseaux. 7 furtifs, c'est-à-dire de petits vaisseaux à deux places, étaient réquisitionnés pour éclairer, ou se battre ou tout simplement pour que les plus grands individus de l’organisation de l’élite HK puissent s’enfuir en cas d’extrême urgence. Enfin, L’Azato, qui est le vaisseau personnel de Godan, et la Marmotte-bleue, le vaisseau personnel de XY suivaient le convoi pour protéger et aussi pour héberger les 11 personnes les plus importantes et en cas de besoin, de se battre.



    14 heures plus tard, le convoi arriva sur Mars. Les vaisseaux se posèrent dans les montagnes barbapapas, sans embrouilles comme prévu. Le VDM-001-HKT fut poser dos contre ces montagnes. Il ne s’enfonça que très peu dans le sol pourtant douteux. Les VDM-002-HKT et VDM-003-HKT furent posés juste derrière, dans une « cuvette » que forme la montagne, à l’abris des regards avec l’Azato et la Marmotte-bleue.
    Dès leurs arrivés les hommes, les femmes, les hermaphrodites et les 78 machins jaunâtres à longues queues furent rassemblés pour une petite réunion avec à sa tête Godan…
    « -Chers Houba-kamaïen, chères houba-kamaïennes, vous n’êtes pas ici pour faire de la paella… Ni pour faire la fiesta… Et encore moins pour faire les mayas… Vous êtes ici parce que tonton Orion nous a dis « bat-toi ». nous battre ? Mais il rêve le coco ! nous n’allons pas nous battre chers confrères ! Nous allons embobiner l’ennemi, les rebelles ! Offrez-leurs du soutien, offrez-leurs du plaisir, n’est-ce pas les marsus… Nous allons les détendre et leur chourer des infos comme on choure des churros ! Ici dans 24 heures, nous accueillerons des rebelles voulant oublier cette maudite guerre ! Alors mettez-vous au top de votre forme ! Mais attention, ne les tuez pas, laissez faire l’équipe de l’élite HK et n’oubliez surtout pas de les soumettre au Mesmer avant et après les avoir vu ! Nous avons donné à chacun ces mesmers à l’allure de stylo. Ne les perdez pas ! Bref…. Maintenant il est temps de se préparer ! »
    Tous les gens partirent à leurs occupations. Les femmes préparèrent l’intérieur du VDM-001-HKT pendant que les hommes installèrent des tunnels, une piste d’atterrissage, un jardin et un peu plus loin l’élite prépara leur QG ultra-secret protégé par les mauvaises ondes provoquées par Némo depuis son ordinateur. (voici un plan pour vous repérer)

    Spoiler:
     


    Ce QG ultra-secret se trouvait sous terre. C’était une petite salle de 15 mètres sur 30 où l’on trouvait des tas d’ordinateurs, des couchettes et un arsenal d’arme. (voici un plan pour vous repérer.)



    Jeudi 15 Juillet 5013, 3h02 (heure de Mars), emplacement du HK-tour près du canyon, QG ultra-secret.

    Godan était assis sur l’un des sièges du QG, dans la salle de réunion, enveloppé de trois grosses couvertures, la vie de nuit sur Mars était très fraîche, malgré les aménagements de la planète par des satellites spécialisés dans le réchauffement de cette dernière. Il somnolait à moitié. Devant lui, Terry, XY, Dom et Mino tapaient, cliquaient, surfaient on the web… Personne ne parlait, seul une petite musique mi-classique, mi hard métal donnait une petite ambiance. Dans la pièce d’à coté, Mickey, Donald et le nudiste dormaient, pendant que Alfonzo et Pilou assuraient la direction du service du VDM-001-HKT.
    Notre chimérien se leva. Il se dirigea vers la cuisine et sans faire de bruit, il prit des tasses et servit du café à tout le monde avant de prendre place devant un des ordinateurs. Il entra son code avant de voir un nouveau message de la part de Setsuna… Godan avait déjà entendu parler de ce membre de l’élite pourpre, notamment dans l’affaire « chasse à l’homme » de Topazia avec une certaine Lee Eithan… Bref, cet homme sortait par les trous de nez du chef des HK… Ce message lui indiquait quelques bases du camp rebelle, mais les HK n’avaient rien à faire de ces informations. Après avoir cliqué sur une icône dans son bureau, le visage floutté de Némo apparut.
    « -Il est 3h08 du matin, bonjour !
    -C’est pour quoi ?
    -Pour te signaler que je carbure au café et que mes cernes me chatouillent les guibolles tellement je suis crevé ! Plus sérieusement, j’ai reçu un message d’un fayot, je suis en train de te le transférer, tu ne pourrais pas, par hasard, me dire d’où il provient, enfin l’endroit exact ? Il a été envoyé par la matrice…
    -Hum oki doki, un clic, je vais là, puis ici… Ok, je l’ai… Tu notes : Latitude : 3.25 et Longitude : 43.2. Pourquoi me demandes-tu ça ?
    -Heu, non pour rien… »
    Godan raccrocha… Puis il prit un téléphone qu’il utilisait exclusivement pour les rebelles et composa le numéro d’une ancienne amie… Pendant que le téléphone sonnait, il sortit du QG pour se retrouver dans le tunnel afin d’être seul. Enfin Lee, et oui c’était elle, décrocha.
    « -A l’eau le poisson ? Ici le gros mammifère à longue queue qui a vu le dindon rentrer dans la cheminée du père noël… La cheminée de longitude 43.2 et latitude 3.25 ! Désolé, j’ai le café qui bout, je dois aller soulager une envie pressante. »
    Et le chimérien raccrocha. Qu’est-ce qu’il aimait le langage codé ! Ce qu’il fallait comprendre ? Et bien Jean-Michel va vous le dire :
    « -Allô Lee ? Ici Godan et les HK, nous avons repéré Setsuna dans un camp rebelle de longitude 43.2 et de latitude 3.25. Maintenant je raccroche, j’ai envie de pisser. »
    Et oui, Godan et les HK, d’origine collaborateur aidaient les rebelles, enfin plus précisément la Walkyriade ! En effet, depuis qu’Orion avait envoyé Godan sur cet astéroïde, une haine grandissante habitait le chimérien. Il ne pouvait supporter l’élite pourpre et si les rebelles gagnaient, ça allait être une bonne patate dans la face de tonton Orion ! Mais il fallait rester discret.
    Tout à coup, XY et Terry sortirent en trombe du QG. Elles allumèrent la galerie qui éclaira des petites navettes. Sans explication, elles poussèrent Godan dans l’une d’elle et elles allumèrent cette petite cabine flottante qui fila à toute allure.
    « -QU’EST-CE QUI SE PASSE !
    -POINT G ! »
    Point G… Godan connaissait bien ce terme, même s’il avait mit du temps à le trouver. Oui, c’est Godan qui a inventé cette expression, G, comme Gamma, point gamma, ce nom de code signifie qu’un rebelle a découvert le fonctionnement des HK. Ou G comme gaffe… C’est pareil… Bref, le point G avait était découvert… Différent du point B, comme bêta ou comme bouché, qui signifie que les WC du camping Kama-club sur Houba-kama sont bouchés.
    LE POINT G A ETE DECOUVERT !!! MAIS C’EST UNE CATASTROPHE !!!!!
    Il fallait vite agir. A peine deux minutes plus tard, ils arrivèrent à la sortie du tunnel secret. Puis ils se mirent à courir vers le VDM-001-HKT… Quelle vie de m****… Bref, ne nous attardons pas sur des détails, ils arrivèrent enfin dans le vaisseau, les deux femelles de Houba-Kama emmenèrent le grand beau mâle dans la salle de massage. A l’intérieur, un monstre, que-dis-je ! Un colosse d’au moins 2 mètres sur 4 avec une serviette autour des fesses, enfin, autour des grosses citrouilles, étranglait Alfonzo. Pilou, était accroché sur la tête du géant et le tapait à coup de poing. Mais entre deux coups, on pouvait entendre de la part du machin : « bande de traîtres, vous êtes des collaborateurs » ! Ah oui, c’est le point G, effectivement… Telle une grande guerrière, Terry, la petite grand-mère ridicule qui ressemble à la mamie de Madagascar, juge des HK et capable de déceler tous les mensonges, s’envola dans les airs en sautant avec son sac à main dans une main (d’un sens ça ne va pas être son sac à main dans son pied ou son sac à pieds dans sa main) et dans l’autre main son marteau de juge ! Elle sauta le pied droit en avant ! Mais juste au moment de frapper, la serviette du colosse tomba ! Ce grand gaillard se baissa donc en vitesse pour la récupérer avant que les spectateurs ne voient des horreurs. Mais dans sa descente, il fit, mathématiquement, baisser Pilou de quelques centimètres et c’est lui qui reçut le coup de pied ! Et dans l’élan, le marsupilami vint se plaquer contre le visage bleu de Alfonzo, appuyé par le pied d’une grand-mère en talon sado-maso… Le gaillard se releva et Terry retomba accroupie sur la tête du méchant rebelle aussi grosse qu’elle. En voyant cela, celui-ci mordit à pleines dents la guibolle ridée de la juge. XY à son tour s’élança dans cette lutte acharnée !
    Attendez, avant cet épisode rappel des faits : Le gaillard étrangle contre un mur Alfonzo, Terry est sur la tête du gaillard et hurle de douleur, le gaillard mord la jambe de Terry, Pilou est assommé et quasiment collé contre Alfonzo ce qui l’empêche de retomber par terre. Bref, continuons. XY approcha, faisant quelques mouvement de karaté. Le rebelle attrapa de sa main libre la serviette, la détacha laissant apparaître la carotte desséchée, et il fouetta, avec la serviette, la pauvre vampire XY. A cet instant il faudrait presque prendre en photo la tête de Godan complètement désespéré ! Mais quelle équipe de bras cassé ! Il dégaina un boomerang, le lança et celui-ci fut planté dans le cou du grand tout-nu qui tomba de tout son poids, mort sur le coup, avec l’équipe sur lui. Pilou comptait les étoiles, Terry comptait les marques de dents sur sa jambe, Alfonzo comptait les minutes restantes et XY comptait le nombre de bleus… Ce fut Terry qui parla la première.
    « -NON MAIS CA VA PAS LA TETE ! Tu viens de tuer un rebelle ! On aurait pu tout simplement le soumettre au mesmer après l’avoir maîtrisé !
    -… ah oué, pas bête… Mais S’IL est maîtrisé !
    -Moques-toi ! tu n'as rien fait en plus toi… Bon qu’est-ce qu’on fait…. Je sais, XY, transforme-toi en cette brute… »
    Ce que fit XY. La vampire, grâce à son don de polymorphisme, se transforma entièrement en colosse. C’est alors que Alfonzo se releva.
    « -Ouh là là mon ptit chou, j’ai cru m’envoyer dans les étoiles ! Pfiou ! Ca m’apprendra à avoir à faire à des manipulateurs !
    -Manipulateur ?
    -Oui ! Ce vilain petit garçon bien musclé m’a manipulé le cerveau de la tête pour me faire avouer les HK ! D’où mon petit point G…
    -D’accord… Bon, on a assez d’émotions comme ça… Mais nous allons profiter de la situation, Pilou, réveille-toi et va fouiner dans le vestiaire du gaillard pour savoir son nom et son prénom, XY, tu vas faire sa profession pour avoir le maximum d’informations concernant les deux camps, Terry et Alfonzo, enterrez le corps discrètement. Némo, nous en sommes où ? »
    Godan entendit Némo dans son oreillette…
    « -Les combats viennent de démarrer… Courage… »

    …

    « -Monsieur Rocky Ballaubois, grand pilier de la résistance, tueur à gage spécialisé dans la capture de l’armée régulière, affilié à différents réseaux, mais n’est pas fixe. Pouvoir : le son, il peut crier tellement fort que les meubles se déplacent et fait voler tout sur son passage. De plus grâce au son de sa voix il peut manipuler n’importe quel esprit. Mission actuelle : gère la quasi-totalité des batteries de tirs et en connaît chaque emplacement. Il en possède même une carte virtuelle dans son sac. Ce sac contient également des couteaux, un fusil plasma, un répertoire avec des noms et des numéros de téléphone et un sandwich.
    -Oki merci de ton rapport Terry, où en est XY ?
    -Elle contacte en ce moment même des numéros de ce répertoire et elle demande aux gens ce qu’ils font. Certains le disent. Et parmi ces gens, certains disent la situation exacte qu’ils ont sur Mars !
    -C’est bête un rebelle…»
    Tout le monde était revenu au QG. Et chacun était occupé à leurs affaires. Godan se reconnecta à son ordinateur, il fallait à présent envoyer à Lilith Varda certaines informations, il valait mieux leurs en donner quelques-unes, sinon le chimérien risquait d’être viré. Il créa un nouveau message… Bien sûr, il n’allait pas tout dévoiler des informations, il allait en garder pour essayer d’avantager un maximum les rebelles.
    « -Cher Lilith, bonsoir.
    C’est avec respect et foi en l’empire que je vous adresse ces quelques notes.
    Le HK tour, comme nous l’avons baptisé, porte ses fruits. A l’heure où je vous parle, et notre divinité Orion doit le savoir, nous continuons d’amasser des informations. Bref, cesse de bavardages inutiles. Je vous envoie ci-joint un morceau de carte représentant l’emplacement de batteries de tir. Malheureusement ce fichier est légèrement endommagé, c’est pourquoi vous ne pouvez pas la voir entièrement. De plus, nos services de renseignements ont réussit à contacter des rebelles qui ont dévoilé leur emplacement actuel, sur Mars et plus précisément dans le canyon. Je vous envoie donc une autre carte avec l’emplacement de quelques-unes de ces personnes !
    N’oubliez pas notre deal, vous devez à présent me confier quelques informations sur des réseaux rebelles secrets !
    Lilith… nous vaincrons.
    Signé, Godan Kama, chef de l’élite HK, président de Houba-kama, maire de Houbaville et directeur de Kamaclub.
    PS : Prenez garde…. »








"Ma vie est identique à un grand corbeau : elle est noire, elle est funeste et elle vole bas, bref, j'ai une vie de merde"

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Stella
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   03.11.10 1:19
♦♦♦


Lorsque les soldats de l’Empire avaient commencé à mitrailler la batterie où Stella, Noa, Max, et tous les autres, l’adolescente avait cru sa dernière heure arrivée. Et en vérité, cela n’était pas passé loin… L’Armée Régulière, montée sur des motos volantes, avait commencé par mitrailler leur base. Les rebelles avaient riposté comme ils avaient pu, mais à vrai dire, il semblait que la partie était jouée d’avance. Stella vivait un cauchemar. Tous ses hommes qui, d’une balle, ou bien complètement criblés de projectiles, s’effondraient devant elle, à ses côtés, de tous les côtés… Tous ces cris, tout ce vacarme assourdissant… La jeune fille aurait aimé, de tout son cœur, s’interposer entre les deux partis et leur hurler de cesser tous ces massacres inutiles… Mais à vrai dire, que ce serait passé, si elle avait tenté une folie pareille… L’aurait-on seulement écoutée… Elle n’osait pas tirer.

Stella chassa les larmes qui perlaient de ses yeux verts et pensa tout à coup à ce qu’il se passerait si l’Empire réussissait à conquérir Mars. Tous ceux auxquels elle tenait seraient massacrés sans état d’âme… Aussi bien Matt et Noa qui faisaient de leur mieux pour la mettre à l’abri des balles ennemies qu’Hélios qui risquait sa vie, là-haut, dans l’espace…

Soudain, Matt plongea sur elle, à sa plus grande surprise, et, à l’endroit où elle se trouvait quelques secondes plus tôt, une grenade explosa. Un bruit terrible, un grand tremblement dans tout l’édifice, des débris qui volaient au-dessus de sa tête et des flammes, partout, des flammes… Des cris…

« Ca va ? demanda Matt d’un ton inquiet.
- Merci… Merci beaucoup… » balbutia Stella, la gorge nouée.

Sur ces mots, Matt lui adressa un clin d’œil et se releva pour lancer une salve de balles vers les formations ennemies. L’adolescente aux cheveux blonds comprit alors que si elle demeurait apathique de cette façon, elle ne serait qu’un fardeau pour la petite équipée, et ce pendant toute la bataille. Et ça, non, elle ne l’acceptait pas ! Et quitte à choisir entre défendre la mémoire de son père, de sa mère, de Tara, défendre également la vie de ses amis, et épargner des ennemis hostiles, Stella préférait choisir la première alternative ! D’un bond, elle se présenta à découvert et pointa le canon de son fusil à plasma vers l’armée de l’Empire. Et elle tira, à plusieurs reprises, sans vraiment regarder où, trop honteuse de son geste. Lorsque les feux ennemis choisirent le chemin de Stella, cette dernière se replia, le souffle court, le regard exorbité. Ca y est. Elle avait sûrement tué quelqu’un. Plusieurs personnes même… Elle sentait un trou béant se creuser dans sa poitrine… Mais plus rien n’importait. A présent, c’était ses amis ou eux.

De nombreuses fois, l’adolescente repointa son viseur vers des hommes et des femmes qui évoluaient de plus en plus vers la base, de nombreuses fois, son plasma dévastateur ôta des vies… Mais soudain, Matt attrapa le poignet de la jeune fille et lui murmura à l’oreille :

« Stella, on ne peut pas rester ici… »

Juste au moment où il prononça ces mots, le premier soldat de l’Armée Régulière qui avait réussi l’ascension de la batterie se planta devant eux et s’apprêta à les tuer sans la moindre hésitation. Stella n’hésita pas non plus, bien que sa poitrine se déchirât de plus en plus, à chaque coup qu’elle donnait et à chaque tir qu’elle effectuait. Elle envoya un grand coup de pied dans la tête du militaire qui s’effondra au tapis. Matt l’avait observée, les yeux ronds, puis s’était ressaisi pour achever le pauvre homme. Alors il reprit la parole en entraînant la jeune fille derrière lui :

« Ca devient vraiment trop dangereux. La batterie va être prise par les forces impériales, ça ne fait aucun doute. On va tous mourir… Enfin. Moi j’ai pas l’intention de moisir ici. Et j’ai pas particulièrement envie que tu meures ici à ton âge. En plus de ça, il faut que nous envoyions un rapport à nos chefs, sinon la bataille va prendre un mauvais tournant pour nous. J’ai proposé au commandant de la batterie un repli général mais ce type est timbré, il veut qu’on défende la batterie coûte que coûte.
- Mais on ne va pas laisser tous ces gens mourir ici !
- Stella, même si nous restons, tous ces gens mourront ! Tandis que si nous en réchappons et que nous prévenons Athéna et Hélios, nous sauverons des milliers d’autres rebelles ! Est-ce que tu me comprends, nom d’un chien ?! »

Stella le regarda d’un œil amer mais finit par hocher la tête. Après tout, cela valait mieux… Matt, alors, la tira avec lui et fut bientôt rejoint par Léo qui les couvrait en fusillant les alentours. Tous trois s’en furent le plus rapidement possible de la batterie en empruntant des sorties de secours. Matt menait la course et avait l’air de savoir parfaitement où il allait. Bientôt, il se trouva devant un mur et se figea là en pianotant sur sa montre. Alors, de son petit engin sortirent des rayons bleutés qui formèrent bientôt le mot « Asgard… Identification. ».

« Matthieu Jude. » lança le jeune rebelle d’un ton très sérieux.

Les mots bleutés se mêlèrent alors pour en former d’autres : « Vérification en cours… Nom… Tonalité… Accent… Timbre… », puis : « Confirmation. Veuillez placer vos mains sur les panneaux qui se déplient à présent. ». Et c’était bien vrai : des étranges tablettes sortaient du mur avec un bruit mécanique. Matt s’empressa d’obéir et sa montre afficha : « Vérification des empreintes digitales en cours… », « Confirmation. Veuillez effectuer les contrôles rétiniens. ». Un autre appareil se déplia et Matt y plaça son œil tout en maugréant :

« Alleeez, magne-toi, saleté… »

Et aussitôt dit, aussitôt fait, Asgard afficha : « Confirmation. Validation finale. L’accès aux galeries souterraines vous est permis. Bonne chance. ». Alors, devant les yeux effarés de Stella – qui n’y comprenait pas grand-chose, à vrai dire… – le mur se scinda en deux et Matt la tira à nouveau vers l’avant. Elle pénétra alors dans des galeries illuminées par des néons blancs, suivie de Léo. Les portes se fermèrent derrière et eux et Matt s’effondra contre le mur, haletant, avant de se laisser glisser vers le sol. Le silence régnait. Stella tremblait comme une feuille… Que pouvait-il bien se passer au-dessus de leurs têtes… Et Noa ? Max et Alex ? Elle réprima un sanglot et s’assit aux côtés de Matt qui voulut s’expliquer :

« Tu vois, ce que j’ai fait avec ma montre, c’est spécifique à notre réseau, à Léo, Max, Alex et moi. C’est notre réseau qui avons monté ces galeries, ces sorties de secours. Nous avons ordre de nous retirer si les choses se passent mal, par ses galeries qui conduisent vers d’autres bases près de la rivière… On va y aller, traverser le no man’s land de la plaine par les souterrains… Nous sommes en totale sécurité. Ces portes-là, il n’y a que les membres de mon réseau qui puissent les ouvrir. Elles sont constituées de duracier renforcé en titane, et cinq missiles ne suffiraient pas à les exploser. C’est pareil pour les plafonds et les murs des galeries. T’en fais pas, on est en sûreté. »

Il tenta un sourire tremblant qui ne rassura personne. Stella continuait de penser à ses compagnons restés là-haut… Quel horrible sort les attendait… Léo lança soudain d’une voix faible :

« Je ne comprends pas pourquoi ce type de l’ARDA, ce commandant, là, pourquoi il n’a pas voulu qu’on se replie tous vers les galeries… Ca n’a aucun sens, beaucoup d’entre nous auraient pu être sauvés ! Si ce n’est que pour une batterie… Ah, ça me rend fou ! »

Il se prit la tête entre les mains et geignit doucement, les larmes aux yeux. Les trois compagnons restèrent prostrés là un moment, jusqu’à ce que les portes s’ouvrent à nouveau. Tous levèrent un regard surpris vers l’entrée où se dessinaient deux silhouettes. Les portes se refermèrent silencieusement derrière eux et, à la lumière des néons, Stella reconnut Max et Noa. Un grand sourire s’épanouit sur ses lèvres et, malgré les larmes qui inondaient ses yeux, elle semblait particulièrement heureuse. Elle sauta au cou de Noa et le serra dans ses bras en murmurant :

« Oh, tu es vivant ! Je croyais ne jamais vous revoir, je suis tellement heureuse… »

Malheureusement, les deux arrivants semblaient en piteux état. Max était blême et tout son côté droit, ensanglanté. Il s’effondra auprès de Matt et éclata en sanglots. Stella relâcha Noa et s’agenouilla auprès du garçon qui ne parvenait plus à faire autre chose que de rejeter toutes les larmes de son corps.

« Max… » chuchota-t-elle en lui caressant les cheveux. « Que s’est-il passé ?
- Il faut… suffoqua-t-il en lui prenant le poignet. Il faut prévenir Athéna… Lui dire… Ce qui s’est passé… »

Matt empoigna sa montre d’un air calme et lui dit d’un ton rassurant :

« T’en fais pas, mon vieux, tout va bien maintenant…
- Non… sanglota Max en appuyant fermement sur sa blessure. Non, tout va mal, tout va très mal… »

Le mot étrange « Asgard » s’inscrit à nouveau en lettres lumineuses au-dessus de l’appareil de Matt.

« Tout va très mal ! Alex… Alex… Alex, il est… »

Il ne réussit pas à terminer sa phrase : déjà ses pleurs reprenaient possession de sa voix. Stella était mortifiée. Glacée d’horreur. Elle ne parvenait plus à faire le moindre geste… Au bout de quelques secondes, Max reprit la parole, d’une voix rauque et sourde qui fit frissonner l’adolescente de terreur :

« Ils ont tous été massacrés, là-haut… J’ai réussi à convaincre Noa de venir avec moi… Mais les autres… Massacrés, une vraie boucherie, un carnage… Apparemment, il n’y avait que nous qui étions au courant pour les portes, il n’y avait que nous qui étions du réseau d’Athéna… Le commandant n’a rien voulu entendre, je lui ai répété mille fois de se replier, que je connaissais un endroit… Un fou… Il n’a pas voulu… Avec Noa, on s’est dissimulés dans un coin, quand il n’y a plus eu que cinq ou six rebelles debout, face à une Armée Régulière qui tirait de tous les côtés… Ils ont essayé de fuir… Rien n’y a fait. Ils se sont fait tirer dessus comme face à un peloton d’exécution… Matt… » Il saisit son camarade par le col et continua du même ton terrorisé. « C’est ce qu’ils sont, Matt, les soldats de l’Empire… Un peloton d’exécution ! Ils sont là pour nous exterminer… Tous ! Ils ne feront pas de distinction… Les rebelles, pour eux, c’est de la m****, tu m’entends, on est de la m****, pour eux ! Ils veulent nous anéantir, jusqu’au dernier, tu comprends ! On va tous crever… »

Il se tut un instant, haletant, le regard fou. Puis il lâcha son compagnon qui, tendu à l’extrême, ne parvenait plus à lui répondre. Alors, Max reprit :

« Puis il s’est passé un truc bizarre. Une femme, pas très grande, je dirais une chimérienne… Sans ailes.
- Lilith Va’arda ? demanda précipitamment Matt, l’air affolé.
- Je ne peux pas te garantir que c’était elle, pas vu son visage… Mais elle a donné quelques ordres… Elle a dit… Qu’elle les félicitait pour cette deuxième prise fructueuse… Et qu’à présent, il fallait rétablir les communications rebelles… Puis il y a une partie de leur formation qui a pris un chemin au Nord-Est… »

Stella eut un hoquet de stupeur.

« C’est pour ça qu’on n’arrivait pas à joindre Hélios… ! Et puis, cela signifie que nous sommes la deuxième batterie prise par les armées de l’Empire !
- Exactement… A ce que j’ai compris, la première batterie se situait au Sud… Donc, vous vous souvenez, le message de la batterie 44 qui disait qu’elle avait repoussé une attaque de l’Armée Régulière seulement au prix de quelques pertes humaines et dégâts matériels…
- Ce n’était pas un message de la batterie 44… murmura précipitamment Stella.
- Mais de Lilith Va’arda, termina Matt d’un ton haineux. Et après ça, ils ont brouillé nos communications. Quelle belle bande de salopards… »

Max attrapa un microphone qui traînait dans sa poche et annonça avant de l’allumer :

« - Puis elle a envoyé ça aux autres rebelles. J'ai réussi à l'enregistrer... »

La voix d’un soldat retentit alors :

« Les restes de la formation repoussée par la batterie Sud ont pris d’assaut la nôtre, au Nord, en usant de systèmes sophistiqués permettant de brouiller les communications, et de neutraliser les systèmes de détection. L’attaque ayant été repoussée de justesse, les mécanismes impériaux ont été détruits, et la situation est revenue à la normale. Par ailleurs, il semblerait que cette formation qui pose tant de problèmes n’est qu’une diversion pour aider l’Armée régulière à progresser plus facilement du côté Nord et centre du Canyon du Styx… »

Les rebelles se regardèrent d’un air effaré.

« Bon sang, ils désorganisent complètement notre armée ! s’écria Matt.
- Il faut que tu expliques la situation à Athéna… souffla Max en se tenant les côtes d’un air pénible.
- Je le fais dans la minute, t’inquiète pas. Elle saura tout. »

Le jeune homme se leva et s’écarta de ses compagnons rebelles pour aller dialoguer plus loin avec sa montre qui prenait une voix féminine pas si inconnue que cela aux oreilles de Stella… Mais elle n’avait pas vraiment la tête à se souvenir de quoi que ce soit… Quelques minutes plus tard, Matt était de retour et avait enjoint toute la situation aux chefs rebelles.

« - Alors… murmura enfin Léo. Quels sont les ordres ?
- On rejoint la batterie 12 de la rivière. Athéna ne sait pas quand les batailles cesseront dans l’espace mais elle m’a assurée que lorsque ce serait le cas, nous aurons assez de renfort pour reprendre la batterie 44-Nord et la batterie 62-Sud du Canyon. Pour le moment, elle nous demande de rejoindre celle de la rivière, de soigner les blessés. Qu’arrivés là-bas, à la batterie 12, des rebelles nous accueilleraient, et qu’il faudrait des volontaires parmi eux pour poursuivre la formation partie au Nord-Est, et d’autres volontaires pour surveiller ce que fabrique Lilith Va’arda ici. Pour ma part je me sens en forme. Je suis prêt à partir exterminer la formation partie au Nord-Est. J’espère que l’un de vous viendra avec moi… »

Stella ouvrit la bouche pour se porter volontaire mais Léo lui adressa un regard sans équivoque.

« - Non. Toi, tu en as assez vu, Stella. Tu es trop… Oui, tu es courageuse, tu es forte et pleine d'idéaux... Mais... Tu n’es pas faite pour vivre au milieu de massacres, de tout ce sang, dans tout ce carnage... Tu comprends… Non ? »

La jeune fille voulut protester mais des sanglots montèrent dans sa voix, des sanglots qui donnaient malheureusement raison à Léo. Le garçon, souriant avec bienveillance, vint la soutenir avant d’annoncer :

« - Bon, les gars, c’est parti pour la batterie 12 de la rivière. Un peu de courage. »

Et la compagnie entama une longue marche dans des souterrains lumineux. Stella divaguait. Tout cela lui semblait complètement fou… Mais elle était sûre d’une chose. S’ils avaient perdu une bataille, les rebelles n’avaient pas perdu la guerre.


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The Chessmaster

Abel Lyseph
The Chessmaster

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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   06.11.10 21:23
Tout se passait comme prévu. A un tel point que c'en était presque inquiétant. Les forces impériales s'avançait avec efficacité et rapidité, prenant batteries de tir après batteries de tir, désorganisant la formation ennemie et se rapprochant de leur but. Les pertes étaient à peu près de niveau équivalent si l'on se fiait aux rapports, mais dans leur situation c'était plus que suffisant, après tout, ils étaient les attaquants. Faire jeu égal avec les défenseurs tout en progressant, voilà une situation plus qu'enviable.

-Que le bataillon 12 bifurque au Nord-Est, coordonnées 1023-2675, avancez vers les postes de tir. Bataillon 13 à 16 regroupez vous et effectuez une brèche au centre, équipes 7 et 8, prenez les ailes et couvrez leur position.

Comme un joueur devant son échiquier. Le caporal Lyseph déplaçait des unités mobiles sur l'écran interactif qui représentait le champ de bataille, l'un de ses assistants tentait de placer les force ennemies d'après les rapports des éclaireurs en même temps. Un jeu caché, comme une sorte de "brouillard de guerre" que certains jeux de stratégie avaient. Mais malheureusement pour leurs ennemis, eux aussi avaient ce handicap. Sans cela, ils auraient peut-être eu une chance de survivre ?
Il enchaînait les mouvements à toute allure, dans un schéma qui se devait d'être aussi efficace qu'imprévisible. Le deuxième point était le plus difficile à atteindre puisqu'il ignorait tout de son adversaire. Les actes et la façon de défendre des rebelles lui donnait des pistes, mais en aucun cas il ne pouvait dresser son profil. Ce n'était que le début, un commençant avantageux pour eux, mais il savait par expérience que les revers étaient plus que fréquents dans les batailles.


-Unités 4 et 5, continuez votre avancée telle qu'elle se présente, unité 3, changez votre formation, approchez par l'Est. Que la seconde ligne reste en retrait.

Les seuls unités qui n'étaient pas directement sous son commandement étaient les Seraphim, par mesure de précaution. Mais il avait toute confiance en les aptitudes de ses collègues, ils devaient probablement déjà être en train de progresser à toute vitesse de leur côté. Les membres de l'élite jouissaient d'une certaine liberté aussi, ils devaient en théorie suivre ses ordres, mais si leur Lieutenant donnait un ordre contraire, ils n'avaient d'autre choix que de l'accomplir. Enfin, eux aussi devraient se débrouiller: ils étaient membres de l'élite, après tout.
Si la seconde ligne restait en retrait, c'était pour deux raisons: la première, parce qu'envoyer toute l'armée en un coup n'aurait aucun sens, pire ce serait une grave erreur, on a jamais vu un joueur d'échec remportant la partie en sortant la reine au début du jeu... envoyer toute l'armée, c'était s'exposer à une décimation immédiate par une contre-attaque bien placée. Garder des troupes en retrait, c'était pouvoir riposter à ces contre-attaques et organiser une retraite. Ah oui, il y avait ces idiots de généraux trop fiers pour "envisager" une retraite de l'Ordre tout-puissant. Mais c'était des idiots, alors leur opinion, il n'en avait absolument rien à faire.


-Bataillon 6, vous allez contourner la vallée par le Sud. Au groupe des snipers du bataillon 9, éliminez tous ceux qui se mettront à découvert.

Enfin ça, il était inutile de le préciser. Le bataillon 9 suivait à bonne distance et en toute discrétion le 6, prêt à décapiter d'une balle bien placée tout tireur voulant faire de sa cible leurs appâts. Oui, ils étaient un leurre, comme actuellement une bonne partie des troupes sur place. Abel Lyseph jouait actuellement avec des milliers de vies humaines, et il y prenait un certain plaisir. Cette position d'où il décidait de leur vie ou de leur trépas... qu'était-ce, sinon le pouvoir de Dieu?
Il sourit, apparemment sans raison, en déplaçant d'autres icônes sur l'écran. Il n'entrait pas en contact avec tous les bataillons, c'était impossible, mais il décidait bien de chacun de leurs déplacements, qui étaient retransmis aux chefs de groupe. Le fait que les stratégies soient informatisées pouvait être la seule faille du procédé, en cas de piratage, mais Abel doutait qu'il existe quelque capable de les pirater, et plus que tout, même si c'était le cas, il doutait qu'une personne ayant suffisamment d'intelligence pour comprendre ses plans existe dans le camp adverse. Et si c'était le cas, il s'en rendrait vite compte, et y gagnerait un avantage.


-Abattez les fuyards, n'en laissez pas un seul vivre. Progressez avec méthode dans l'enseignement de l'Ordre.

Pas de pitié, c'était la guerre. Il n'avait aucune rancune envers les rebelles, mais les fuyards étaient une menace certaine, du point de vue de la guerre d'information, ils étaient même peut-être plus dangereux que les combattants, de ce point de vue là. Sa dernière phrase n'était que de la démagogie gratuite, mais motiver les troupes était important, le moral avait autant d'influence sur la bataille que les conditions météorologique ou l'état de santé des soldats, c'était capital.
Abel déplaça encore quelques icônes sur l'écran, son regard était plongé dans cette carte en 3D qui reprenait avec précision la morphologie de la planète ,d'aussi loin qu'ils pouvaient l'appréhender tout au moins. Les points ennemis apparaissaient au fur et à mesure que les rapports arrivaient, les points alliés disparaissaient et s'avançaient à grande vitesse, témoignage de la fureur de l'affrontement qui avait lieu dehors. Oui, c'était certainement un massacre. Son but à lui, c'était de gagner vite, avec peu de pertes. S'ils devaient accomplir une véritable boucherie il en serait ainsi, la vie est faite de sacrifices, ses pions qui se jetaient avec vaillance et foi vers leur mort, en étaient. Une démonstration de ce qu'on appelle l'échange équivalent, la perte d'une chose menant à la création d'une autre, à chacun de ses pions qui disparaissait était associé une attaque déguisée qui blessait plus mortellement son adversaire. C'était peut-être cela qui ferait la différence, le fait que l'un des camps était prêt à considérer ses soldats comme de simples sacrifices, et l'autre non.


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Noa Kelevra
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   11.11.10 17:43
Même si les rebelles regroupés parlaient entre eux, l'ambiance n'en restait pas moins tendu et d'un silence morbide. Comme ci la mort elle même était venu imposer l'anxiété en coupant la paroles aux soldats présents ici. Ouai... Je le sentais mal, trop mal, comme une impression que le maitre de la parti avait dessiner ici une grosse croix indiquant que cet endroit allait être le terrain d'un carnage brutal et sanglant, comme une impression que la mort allait venir ici chercher son dut, autrement dit nos vies. Oui les notre, pourquoi je pensais cela ? Je n'en savais rien, mais mon intuition ne m'avait jamais trompé jusqu'ici alors pourquoi commencerait-elle maintenant ? La peur ? Non, jamais elle ne m'avait fait défaut, même si moi aussi je la ressent, contrairement a beaucoup, j'ai appris a l'aimer et la maitriser. Cette peur n'est autre pour moi qu'un canalisateur de rage et donc d'amplificateur d'efficacité au combat. Mais cette pesante ambiance finie enfin par se rompre dans un grondement étrange, entre deux musiques j'entendais des véhicules approcher, ouai, ils étaient là et ce n'était pas qu'une impression car les voir arriver ne fit que confirmer mes impressions !

J'eus a peine de le temps de faire un bon pour éviter un tir que très vite, l'ensemble de notre unité fut assailli de milliers de tirs ennemis. Le silence laissa en un battement de paupière place a un enfer de claquement, d'explosion, de cris et de corps tombants inertes dans un son sourd. La planète qui était considéré comme la calme rougeoyante, se transforma en un instant en l'enfer même dans cette galaxie. Je pris dans un geste sec et rapide mes flingues en mains afin a mon tour d'entrer en action en répondant de multiples tirs bien placé sur les assaillants. L'armée régulière était venue en nombre accompagné des Seraphims de Varda. Pas de doute possible, ils étaient venue en force pour prendre la batterie d'assaut par pure stratégie. Ils étaient moins con qu'ils n'en avaient l'air et le pire c'est qu'ici c'était nous qui passions pour des abruties non préparés. On aurait du s'en douter qu'ils viseraient d'abord ce genre d'endroit afin de briser les défenses plus efficacement plutôt que de foncer dans le tas a tout va et sans réfléchir. Oh c'est a l'empire qu'on avait a faire là, a Orion ! Pas a de simple bandits de grand chemins ! C'est la que je me rendis compte que ce que je pensais ce matin en me levant était confirmé, c'était une belle m****, une simple connerie d'avoir monté tout cela. Du travail mal fait et bâclé qui allait causer notre perte a tous. Pfff... Qu'est ce que je foutais la sérieux ? Ouai cette question me revenait en tête alors que je continuais ma boucherie entre deux changements de chargeurs. Moi qui ne voulait pas m'impliquer dans cette foutu guerre, moi qui ne voulait rendre de compte a rien ni personne, voilà que j'allais me faire plomber comme un canard pour des gens que je ne connaissais même pas. Helios mon vieux... C'est bien pour toi que je le fais... Non en réalité, ça allait au delà de ça, ouai je pense que je le faisais pour enfin sortir de ma bulle et me sentir concerner par ce qui ce passait autour de moi. Ouai.. Enfin je pouvais prouver que je n'étais pas qu'un connard égoïste.

L'affrontement durait mais n'allait pas s'éterniser car il ne fallait pas être surdoué pour voir que l'on était en train de se faire botter le cul sévèrement. On était trop peu nombreux pour en venir a bout même si on leur mettais chère dans la tronche, ils étaient venu en masse, et ils avaient raisons, ils savaient ce qu'ils faisaient et c'est parce qu'ils étaient sur de leur victoire qu'ils ne reculaient pas. Impossible de leur tenir tête dans ce cas, a moins de vouloir en finir ici et maintenant et de s'acharner pour être abattue avant même d'avoir passé la journée, il fallait vite se barrer d'ici afin de se montrer malin, de sauver quelques vies et surtout de prévenir la rébellion qu'on avait un sérieux problème de notre côté. C'est donc seulement en sortant de ma transe "combative" que je remarquais que Stella n'était déjà plus là, les mcs avaient du l'emmener en sureté après avoir remarquer la même chose que moi. Et s'était tant mieux, j'étais un mauvais babysitteur, et ne pouvais le faire a leur place, preuve ici même, je n'avais même pas remarqué qu'elle avait bougé tellement j'étais pris dans le feu de l'action. D'ailleurs ça me fit un peu chier car je m'étais donné mission de la surveillé et a peine le combat avait-il commencé que je l'avais déjà perdu de vu... J'espérais seulement qu'elle était intact et qu'il ne lui était rien arriver. Regarder tout autour tout en me mettant a l'abri des attaques ennemis était devenu automatique, je là cherchais des yeux mais aussi du flair afin de retrouver une trace d'elle. Mais rien plus rien, c'est comme ci elle s'était volatilisée. Me résoudre a la chercher prit vite place face a la conservation de ma propre sécurité, après tout, j'étais assez rapide pour ça. Je me mis donc a bondir dans tout les sens, esquivant les tirs qui se focalisaient sur moi, sautant de murs, en parois, de toits en falaises a la recherche d'une blondinette envolés. Mais après quelques minutes, je fini par me stopper suite a une balle prise dans l'épaule qui me calma net, me forçant a me cacher dans un coin le temps de l'enlever et de réfléchir a un nouveau plan.

Stella étant introuvable, je n'allais pas passer ma vie a admirer le nombre de cadavre augmenter en espérant que mon tour ne vienne pas. Non il fallait que je trouve autre choses, surtout que je commençais a devenir la cible principal des soldats présents car en même temps.. Il n'y avait apparemment plus que moi qui courrais encore. Enfin c'est ce que je croyais avant d'entendre de nouveaux tirs puis un gémissement rageur, le grognement typique d'un homme en train de se battre a main nu. Tout en prenant soin de regarder autour je filais très vite en direction des bruits sourds qui interpelaient mes oreilles et c'est la que je vis, dans un coin reculé de la batterie entre les hauts rochers rougeâtres, Max en train de se faire étrangler par un soldat. Sans attendre, je bondit vers eux sortant mon sabre afin de faire des sushis en silence et dans un geste éclair et un légé son typique d'une lame vibrante après avoir passé un obstacle avec précision, le soldat perdit la tête avant de tomber sur Max qui le poussa sur le côté les yeux écarquillés afin de souffler un bon coup l'air épuisé. Je ne perdais pas de temps a le laisser se reprendre et lui prit le bras pour le relever rapidement, on avait pas le temps pour ce reposer et il fallait vite que l'on bouge d'ici avant de se faire prendre au piège a notre tours ! L'ambiance était presque redevenue silencieuse, dans le sens ou les tirs retentissaient de moins en moins signalant bien qu'ils avaient presque fini le ménage apparemment. Alors que Max grimaçait de douleur suite a ses blessures, je le pris par l'épaule et lui dit froidement :

- Allez ! Ressaisis-toi il faut qu'on bouge ! Tu te sens près a passer leur lignes et de foncer ? Au pire des cas, je peux essayer de leur chourer une de leurs motos mais ça sera hard core et loin d'être gagné, c'est limite du suicide mais on a pas des masses d'autres options !...

Ouai, il fallait ce décider et vite et moi, je ne voyais pas vraiment d'autre options que celle ci, mise a part peut-être me transformer et jouer de ma sauvagerie bestiale ou des flammes dont j'avais le contrôle mais même avec ça, on était que deux, dont un méchamment blessé et eux étaient toute une armée a nous attendre arme a la main et sans pitié. Chance pour moi, Max avait plus d'un tour dans son sac et ne tarda pas a très vite me le prouver en me faisant signe de tête de le suivre :

- Viens ! Passer au travers est impossible je le sais, je.. arg... Je me suis approché tout a l'heure, et ils sont venu nombreux dans le seul but de ...arg bordel ! Dans le seul but de faire un grand coup de propre sans laisser filer le moindre rat... Mais j'ai un passage, seul mon groupe y a accès, nous les avons créé nous même exprès pour ce genre de situation. On va se sauver part là, mais arf.. Et les autres ?

Je ne réfléchis pas et le suivit sans attendre en rangeant mon sabre afin de prendre mon fusil en main au cas ou l'on croiserais quelques moustiques sur notre route, étant donné qu'on avait plus le temps de la jouer subtile, je préférais y aller bourrin histoire d'être sur de passer sans encombre :

- Je ne sais pas ou ils sont mais je ne les ai vu nul part et pourtant j'ai fais le tour. Ou ils se sont sauvés, ou ils se sont fait embarquer.. Ce qui m'étonnerais en vu qu'ils ont l'air de ne faire aucuns prisonnier.

- Alors ils ont du prendre le tunnel, ils ont du réagir plus vite que nous et sont donc tous en vie, dépêchons nous de les rejoindre !

Après avoir sagement esquiver tout ennemi a l'abri des regards en se faufilant du mieux que l'on pouvait pour ne pas se faire remarquer, ce qui je tiens a le préciser n'était vraiment pas mon genre et m'irritais un max pour être de ceux qui aime ce battre de vive voie, on finit par arriver devant une paroi rocheuse ou Max se mit a bidouiller une sorte de passage via un objet en sa possession créant un panneau de contrôle laser le long du mure, panneau qui lui demanda son nom ainsi que des identifications corporel pour être sur d'ouvrir ses portes a un individu autorisé. Et comme par magie POUF, le mure nous ouvra un passage qui nous permit de s'enfoncer dans la montagne sans être suivit car la porte elle, se referma juste derrière nous et en vue de sa structure, rien ne pouvait lui passer au travers facilement. Et bien... Pas mal la création, voilà qui nous sauvait surement la vie et nous permettait la fuite surtout. On pensais qu'on allait souffler seul avant de continuer retrouver la rébellion et les autres mais a notre grande surprise, les autres eux, étaient là, a quelques mètre de nous. Soulagement pour moi d'ailleurs car Stella était parmi eux, saine et sauve et venait vers moi de vive allure pour me sauter au cou dans un élan de joie en me murmurant :

« Oh, tu es vivant ! Je croyais ne jamais vous revoir, je suis tellement heureuse… »

- Euh... Oui ça va aller on s'en est sorti ne t'en fais pas..

Wow... J'étais un peu, surprit et choqué de sa réaction pour être franc car jamais au grand jamais je n'avais eu le droit a ça, du moins un "câlin" gratuit d'une fille que je ne connaissait a peine aussi gentille soit-elle. Mais je n'allais pas m'en plaindre, il fallait avouer que cela faisait du bien après ce que l'on venait de vivre et que j'en oubliais même ma blessure mais très vite celles de Max nous rappelèrent a l'ordre du jour, autrement dit... la Guerre et notre grosse fessées. Il s'effondra en commençant a expliquer le topo de la situation qui était loin d'être encouragement. Je me plaçais a côté de Matt écoutant attentivement ce qu'avait recueilli Max pendant que je m'acharnais a détruire de l'ennemi avec barbarie. Et ce que j'avais cru entendre sur place ce confirmait alors quand il nous expliqua que Lilith venait ouvertement de nous prendre pour des cons en tendant de nous manipuler. Ouai, en résumé elle semblait vouloir nous faire croire que les batteries prisent d'assaut s'en étaient sorties en repoussant l'ennemi laissant ainsi croire aux rebelles que tout allait bien dans le meilleurs des mondes et qu'il fallait en profiter sauf qu'avec ce qu'elle était en train de faire... La rébellion allait se jeter droit dans la gueule des loups et il fallait a tout pris empêcher ça... Au début, Matt ne semblait pas le croire et c'est après que je confirme ses dires d'un ton froid et d'un hochement de tête qu'il passa un coup de file a l'écart du groupe pendant que Stella semblait vouloir réconforter un Max effondré. Mais il avait raison, la situation était critique et si ne faisions rien, alors Orion allait nous massacrer en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Matt était furieux cela ce sentait mais après avoir raccroché il revint nous voir un plan bien précis a nous annoncer :

- On rejoint la batterie 12 de la rivière. Athéna ne sait pas quand les batailles cesseront dans l’espace mais elle m’a assurée que lorsque ce serait le cas, nous aurons assez de renfort pour reprendre la batterie 44-Nord et la batterie 62-Sud du Canyon. Pour le moment, elle nous demande de rejoindre celle de la rivière, de soigner les blessés. Qu’arrivés là-bas, à la batterie 12, des rebelles nous accueilleraient, et qu’il faudrait des volontaires parmi eux pour poursuivre la formation partie au Nord-Est, et d’autres volontaires pour surveiller ce que fabrique Lilith Va’arda ici. Pour ma part je me sens en forme. Je suis prêt à partir exterminer la formation partie au Nord-Est. J’espère que l’un de vous viendra avec moi… »

Bon et bien, voilà qui était dit, Athéna était prévenue et maintenant il fallait donc agir pour passer a la suite des choses et il est facile de deviner que j'allais être de ceux qui irait au front sans hésiter. C'est donc en soufflant un bon coup que le regard toujours aussi froid, je m'avançais vers Matt en levant un coup la main en signe de réponse positive a sa demande avant d'ajouter :

- Je te suis... Je n'ai pas encore épuré mes chargeurs et mon sabre a soif de sang. Et de toute façon je suis pas doc' et encore moins nounou alors je préfère aller casser du soldat plutôt que réduire le nombre d'actif a aller jouer les médecin secouriste de fortune. J'ai pas dis mon dernier mot et j'ai pas digérer notre premier round alors je viens avec toi. On va récupérer le max de rebelles qu'on trouvera en route et on va leur fracasser la gueule sur les rochers, le Canyon sera leur tombeau a tous c'est moi qui vous le dit. Alors allons se charger en hommes et en armes et allons leur montrer ce que sont des rebelles enragés !

Matt content et motivé par ma réponse me fit un sourire collaborateur et revigoré avant que tous reprenions la route vers la rivière. Léo aida Max a marcher accompagné de Stella alors que moi et Matt menait le déplacement. On sentait la tension, la colère, la crainte dans le silence qui régnait de nouveau dans un tunnel qui nous apportait les résonances de nos pas dans des échos interminables. Les minutes semblaient des heures et même si l'on avançait d'un pas rapide, j'avais l'impression que l'on se trainait, a tel point que s'était limite si on ne remontait pas le temps... Mais bon, cela me laissait le temps de réfléchir a tout ça, élaborer des idées et stratégies, des plans qui pourraient nous redonner l'avantage face a l'ennemi.. Car il était or de question, OR DE QUESTION ! Qu'on les laisse gagner. Ouai, j'avais beau être jeune, con et méchant, je n'en restais pas moins atteint par ce qui se passait, et chaque secondes passantes, je me sentais que plus concerné par tout ça, je n'étais pas la pour rien, de toute ma vie, je n'avais agit que pour moi car le monde m'avait durement accueillit. Mais le truc, c'est que je n'allais pas en faire payer les autres toute ma vie et il allait bien falloir qu'un jour je décide enfin d'agir pour autre que moi... Et ce jour... Était enfin venu. Ouai, j'en avais décider ainsi, j'allais mourir en défendant notre cause ou du moins mourir en essayant.

Après un bon moment de traversé, on fini enfin par arrivé a la porte de la batterie 12 ou comme prévu des rebelles nous attendaient. Ils prirent sans tarder Max pour s'occuper de lui et me proposèrent d'en faire autant mais je refusais. Après tout j'étais lycan et ce n'était pas une petite balle qui était d'ailleurs passé proprement qui allait m'arrêter, de plus, nos cicatrisation étaient connu pour être plus rapide et je ne ressentais aucunes douleurs et donc étais parfaitement opérationnel pour enchainer d'or et déjà l'assaut au Nord-Est. Un des rebelle ici présent nous informa néanmoins qu'il fallait nous attendre a voir du monde sur place car un grand groupe de soldats avaient rejoints les lieux, un groupe nommé le Bataillons 12 envoyé par Abel apparemment ce qui allait donc corser la recette. Il fallait que l'on soit donc plus malin que jamais et frapper fort afin de tout raser en un passage. C'est la que me vint l'idée ! "THE" idée comme j'aime dire et cela me ralluma la lueur "fougasse" de mon regard terni l'espace d'un instant. Je prit donc parole afin de poser l'idée au groupe :

- J'ai un plan ! Voilà l'idée, je vous invite donc a regrouper un maximum d'effectif au Nord-Est, le maximum d'hommes et d'armement disponible, et je demanderais surtout des explosifs car je pense pouvoir retourner la donne en utilisant leur propre principe mais fois 10 ! J'aurais donc besoin de volontaires... Quelques hommes près a mourir pour cette pute de guerre ! Car il faudrait avant tout que ce petit groupe se faufile sur place aux points stratégiques que je vous communiquerais le moment voulu afin d'encadrer leur troupes avant qu'ils n'atteignent des points critiques, avec des explosifs hautement "boostés" pour les placers de manière a faire un beau feu d'artifice que je viendrais allumer et compléter a l'aide des propres bombes de mon vaisseau que j'ai d'or et déjà appelé a nous rejoindre.

Je laissais planer un petit moment de réflexion afin que tous enregistre l'info et y réfléchisse avant de reprendre d'un ton plus coulant :

- Ce sera la fournaise, un vrai barbecue et c'est pour cela que je demande des personnes que la mort ne braque pas car, ils n'auront peut-être pas le temps d'en revenir car le timing sera serré si on ne veut pas se faire repérer... Le reste des rebelles devront se tenir près a foncer afin de finir le travail au cas ou l'explosion n'aurait pas tout éliminer... Alors a vous de jouer maintenant, si vous voulez vivre en hommes libres, c'est a vous de prendre une décision mais rapidement car le temps commence déjà a nous manquer.

J'avais beau rester ferme et dure dans mes mots, je n'en pensais pas moins qu'eux, ce plan était efficace mais difficile a réaliser sans bavure et surtout.. Sans sacrifice. J'avais déjà appuyé sur mon bracelet électronique qui permettait le contrôle a distance de mon vaisseau depuis longtemps, avant même d'entrer dans ce foutu tunnel, car je pensais qu'il fallait mieux le déplacer mais avec ce plan, je venais d'en changer l'itinéraire afin qu'il vienne ce posé ici près de la rivière et tout ceci en mode camouflage et donc en parfaite discrétion grâce a sa furtivité. Même si le temps nous pressait, je laissais un instant aux rebelles de prendre une décision, même si beaucoup semblaient être près et me suivre, certaines semblaient plus septique ou moins sur d'eux mais c'est plus vite que prévu que leur leader réagit en me répondant vigoureusement :

- On vous suit Monsieur ! J'ai envoyé 3 hommes ramener le plus de monde possible et deux autres sont partis chercher une équipe qui va nous ramener le matériel nécessaire. Le dernier fera l'appel des volontaires pour la mission suicide... Dés que nous sommes près on décolle a votre ordre !

Voilà qui me rassurait, tout le monde entrait enfin en action et de manière énergique. On allait enfin leur montrer ce dont on était capable et surtout que l'on ne se laissait pas attaquer sans représailles. Tout les rebelles présents s'étaient fortement activés a des tâches respectives a chacun. Moi je suivit seulement l'un d'entre eux a l'extérieur afin d'aller y attendre mon vaisseau qui ne tarda pas a venir ce poser sur une piste prévu a cette effet. Non seulement il était bien chargé, mais avec l'aide de deux techniciens, ont comptaient le doper d'avantage afin d'être encore plus efficace a l'impact. Pour moi, cette mission était encore plus suicidaire que pour tout autre car j'allais devoir les approcher et nous savons tous qu'il était impossible de les survoler sans se faire canarder car même en mode furtif, des réacteurs, ça s'entend... Et en réchapper intact, je le savais, était impossible... Mais je crois que même en sachant ça, en ayant cette idée bien a l'esprit, je ne reculerais pas. J'étais aller trop loin pour ça et tout le monde savait que ce n'était pas du tout mon genre. En tout cas a chaque minutes passant, je voyait les choses ce mettre en place, les rebelles formaient des bataillons armés près a monter au front, organisés en groupe d'environ 30 membres divisé en 5 sections. Voir ça me donnait le sourire, mais celui ci s'estompa en un bref instant quand je vis venir a moi 7 hommes et 3 femmes... Les volontaires venant chercher leur colis empoisonné, les explosifs déjà près a emploi dans des sacs qui allaient leur être distribués. Ils étaient tous près, le regard plus ou moins ferme, sérieux ou détendu. Et c'est d'un hochement de tête que je leur transmettais un merci silencieux mais facile a lire dans mon regard...

Tout était près, il était donc tant de partir chacun de son côté. Pour ma part je devais attendre un peu avant de décoller, attendre que mes "Sanglante Mars", nom de code qu'on leur avait donné, soit partis sur des motos légères qu'on leur avait procurer. Dés qu'ils étaient a proximité c'était a moi de suivre et je serais également suivit a mon tour par le reste des rebelle actifs dans un décalage de 2 minutes environs afin que les convois soient bien distincts. Tout ce jouait au chrono et on ne perdit pas de temps pour faire partir les S.M. dans le tunnel afin d'arriver en toute discrétion sur zone. Matt avait pris les commandes des troupes arrières et finissait de les "breafer" avant de les mettre en marche par groupes, les dispersant de manière stratégique de part et d'autres des Canyons Nord-Est. C'est dans un dernier regard et un sourire en coin accompagné d'un clin d'œil qu'on se saluait peut--être pour la dernier fois. Je pris un dernier instant de réflexion et d'observation autour de moi avant de monter dans mon vaisseau d'un pas décidé sans hésitation ni même me retourner. Je fermais la passerelle avant d'allumer les gazes dans un long soupire... On était parti cette fois, j'attendis a peine 2 minutes avant de décoller a mon tour afin d'effectuer un premier vole de surface en total furtivité pour analyser le terrain a l'aide de mon radar qui allait clairement me donner la position de l'ennemi une fois a distance suffisante. Après quelques minutes de vole, je vis apparaitre moult tâches sur mon écran ce qui confirmait ce que nous rapportait les infos, ils étaient venu en masse, trop peut-être ce qui finalement m'arrangeais beaucoup car le carton n'allait en être que plus important. Super ça ne me motivait que plus a réussir mon coup !

Les S.M. étaient enfin arrivés sur place profitant de leur avance sur l'armée pour placer les explosifs aux endroits indiqués dans le canyon. Tous se dispersèrent afin d'aller chacun planquer son objectif a sa place avant que l'ennemi ne rapplique fouler cette zone semblant sur et pourtant transformé en piège a rats. Mais ils devaient accélérer le rythme car déjà le radar s'affolait, indiquant de nombreux ennemis en approches et surement pas qu'à pieds. Deux des S.M. purent dégager rapidement pour être près du tunnel mais malheureusement pour les autres, la seul chose a faire était de se cacher du mieux qu'ils le pouvaient afin de ne pas se faire abattre sans la moindre chance de fuir. L'un d'entre eux me transmit par radio :

- Noa ! Noa c'est la m**** ils sont déjà là ! On ne peut pas fuir, je répète, on ne peut pas fuir ! Une partie de l'équipe, dont moi, somme coincé sur place !

Et m****... Ça commençait mal mais malheureusement.. Je n'y pouvais rien si on ne voulait pas tout faire foirer... La rage me monta au coeur mais je ne pu leur répondre autre chose que :

- Bien reçus... Je suis désolé mais je ne pourrais pas intervenir... Je ne peux...

- Je sais Noa.. Je sais... Que personne ne vienne et continuez la mission. On va se débrouiller, je t'appelle surtout pour te dire que les charges sont en place et prêtes a emploi... Mon ami... On n'attend plus que toi. Vient finir le travail, on compte sur toi... Bonne chance.

Le S.M. coupa la communication avant même que je ne puisse répondre quoi que ce soit... Mais il avait raison, il fallait que j'enchaine malgré tout car avant même de se lancer, nous savions les risques que l'on allait encourir et on les avaient d'or et déjà accepté alors, maintenant qu'on avait les pieds de temps, il était bien trop tard pour reculer. J'accélérais soudain ma vitesse, en activant l'armement chargé a bord tout en envoyant l'ordre a Matt de ce préparer a son tour :

- Matt tu me reçois ?

- Oui Noa, ou vous en êtes ?

- Les parasites sont en avance sur le planning, certains S.M. n'ont pas pu se barrer... Je vais devoir balancer la sauce malgré tout... J'suis désolé. Préparez vous a foncer car c'est bientôt votre tour.

- Arf.... D'accord... Bonne chance a toi mon gars !

- Ouai... Bonne chasse a vous surtout.

C'était parti ! Je fonçais en direction de la zone de largage alors que déjà mon vaisseau se mit en alerte. Des missiles arrivaient droit sur moi ce qui m'indiquait clairement que je venais d'être repérer. J'entamais donc un bon balaie aérien tout en tirant afin d'éviter les missiles que je pouvais exploser, l'un d'eux explosa d'ailleurs si près que mon vaisseau fut légèrement amoché, même si cela n'était pas grave grâce a mon bouclier, il fallait que j'évite ce genre de choses si je voulais arriver au bout de ma mission sans exploser avant. Ces foutus robots avaient réussit a retranscrire ma signature radar après avoir a leur tour analysé le terrain ce qui allait me faire bien chier en vu que je devais m'approcher et que leur assauts ne m'aidaient en rien. Enfin l'avantage qu'ils soient tous concentré sur moi dans le ciel, c'est qu'il en oubliaient mes S.M. au sol... Peut-être que cela leur laisserait une chance de passer entre les mailles du filet de l'armée. Mais pour le moment, je ne devais me concentrer que sur moi et moi seul, sur mon pilotage avant tout car ce salop de vaisseau devait impérativement arriver a destination ! Sans ça, on était tous mort et moi le premier. Il suffisait juste que je m'approche assez, juste au bonne endroit pour larguer les bombes afin de tout faire exploser mais pour ça je n'avais pour le moment que deux options... Foncer dans le tas et m'écraser pour réussir a coup sur ou tenter de la jouer plus subtile et de me faufiler entre les tirs ennemi afin de larguer a distance le paquet sur place. Mouai... La seconde option me paraissait irréalisable et je ne voyais que le mode bourrin pour passer leur défense ce qui ne m'enchantait pas mais ne m'étonnais pas non plus. Mais bon, comme on dit, quand il faut y aller ba il faut y aller ! Qui ne tente rien n'a rien après tout ! C'est donc après avoir souffler un bon coup que je reprit mon approche sans sortir du mode camouflage car même si ils m'avaient repérés, cela ne voulait pas dire que je les laisserais me toucher aussi facilement !

Des vrilles, des virages et acrobaties dans tout les sens, on ne pouvait pas dire que j'étais pas dans le feu de l'action car on ne pouvait pas être mieux placé pour ça ! Ça pétait de tout les côtés et mon bouclier commençait sérieusement a me lâcher mais il devait tenir bon ! Encore un peu seulement car je devais y arriver ! Je m'approchais encore et toujours plus près mais un tir vint calmer mon rythme en touchant sévèrement l'un de mes réacteurs :

- Putain ! Non pas ça ! Aller mon grand accroche toi on y est presque bordel !!!

Plus ça allait et plus j'étais touché, la situation devenait critique et si je ne voulait pas finir par exploser sans faire le moindre dégât, il fallait que je passe par un mode bien plus radical, autrement dit... La jouer hard et donc foncer dans le tas. Je pris une grande inspiration et piqua net du nez en concentrant l'énergie restante de mon bouclier sur l'avant du vaisseau ou tout les tirs étaient a présent braqués. Je fonçais a vitesse maxi vers le sol, droit dans un piquet ou en vu de mon allure je devenais impossible a toucher. Sa y est.. On y était... J'avais l'impression que le temps s'arrêtait tout a coup, que le monde était en suspend autour de moi. C'est une sensation bizarre de savoir que l'on va mourir bientôt... Mais il y a bien un moment ou il faut prendre une décision fatidique et là, maintenant, tout de suite, était l'un de ses moments... Et pourtant, chaque secondes passantes me rapprochant un peu plus du sol me fit prendre une nouvelles décision... Celle de survivre encore un peu ! C'est donc a quelques secondes du crash que je lançais l'éjection d'urgence qui me largua a 30 mètre a peine du sol alors que mon vaisseau alla s'écraser avec fracas dans un grondement assourdissant qui vint résonner a des kilomètres a la ronde dans une montagne de flamme et de fumer.... Une plus belle fin, on ne pouvait en rêver et pourtant je n'étais pas encore mort contrairement a ce que je pensais. Car j'avais utiliser une boule de feu dans laquelle je m'étais enfermé pour me protéger de l'explosion que me souffla malgré tout moi et mon parachute. Je fini par me réveiller, étaler sur le sol de regard vaseux et dans les vapes... Dieu que j'avais mal et en même temps il y avait de quoi car j'étais vraiment abimé de partout, c'est surtout en me redressant pour me lever que je sentis la pire douleur de ma vie... Celle d'un bout de métal venant surement de mon vaisseau enfoncé entre deux de mes côtes au niveau de mon poumon droit. Et m****... Ça allait laisser des traces... Qu'est ce que je pensais là... Non j'allais mourir a petit feu surtout et je savais très bien que même si les rebelles venaient me chercher, j'allais y rester avant de pouvoir aller ou que ce soit...

Je posais donc ma main sur la plait par réflexe après avoir enlevé le long et tranchant métal de mon corps, mon regard vint se poser tout autour de moi ou le décors était devenu encore plus infernal qu'il n'aurait jamais pu l'être. Des flammes, des cendres, des corps, tout gisant autour de moi, mélangé avec les sables et roches de feu éclatés de la planètes. J'avais donc réussi mon plan ?... Apparemment et c'est le sourire aux lèvres que je me laissais tomber en arrière pour me retrouver étaler de nouveau sur le sol maintenant volcanique. Qui aurait cru que j'allais mourir comme ça ? Personne et encore moins moi, surtout avec la vie que j'avais... Mourir pour la rébellion, pour la liberté.. Ouai s'était une belle mort même si j'aurais voulu vivre plus longtemps, même si j'aurais voulu en voir plus, voir Orion tomber... C'était des choses que je n'allais pas pouvoir faire, des choses qui allaient êtres sans que je ne puisse les admirer. Mais ce n'était pas plus mal car ce monde était mauvais, sombre et destiner a souffrir encore longtemps. Mourir en fin de compte n'était peut-être pas si mal, surtout dans ces circonstances car je n'étais pas parti inutilement, égoïstement et pour rien. Non je laissais derrière moi quelques chose de bon... Mon regard commençait a se troubler alors que je sentais mon cœur fatiguer a son tour. Ouai, avoir autant utilisé mes pouvoirs ne m'avait pas aider a me relever... Et j'étais maintenant en train de partir, le corps totalement vidé de toute énergie. Même si un grondement assourdit venait envelopper mes oreilles, je pu tout de même entendre la voie de Matt dans mon transmetteur portable accroché a mon cou :

- Noa... Noa ! Oh Noa tu m'entend ?! Répons s'il te plais ! Allez répons !

Il marchait encore ce bidule ? Apparemment il était plus tenace que moi lui, je devais bien être destroy pour penser un truc pareil, j'en souriais tout seul avant d'utiliser mes dernières force pour appuyer sur le bouton de transmission afin de donner une ultime réponse en guise d'adieu :

- Oui Matt... Je suis là mais je n'ai pas le temps de parler... J'ai réussi ma mission et je suis sur place pour le constater mais j'entends... Je sens que des soldats ont survécus, il faut les finir et... Peut-être que certains S.M. s'en sont sortis eux aussi et dans ce cas, ils auront besoin de vous. Alors vous avez l'ordre de foncer, c'est a vous de jouer maintenant. Prenez soins de vous et bonne chance...

Je n'eus qu'à peine le temps de finir ma phrase que ma main tomba au sol lâchant le bouton que pressait mon doigt dans un dernier souffle d'énergie. Je me sentais aller, je me sentais m'éteindre mais je m'en foutais après tout... J'étais heureux d'avoir permis a la rébellion de reprendre le dessus dans un coup de maitre... Helios... Stella... Lee... Je compte sur vous. Buttez moi ce tyran... ....................

My Last Requiem



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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   12.11.10 23:36
BILAN DE LA SITUATION


Cette première partie de la bataille terrestre est donc achevée. Durant la journée :

> Setsuna a pris le contrôle d'un bataillon de rebelles posté dans les maquis.

> Lilith a envoyé des troupes qui ont détruits 4 batteries, et qui en occupent une. Elle a brouillé les systèmes de communication rebelles afin de rester inaperçue et a finalement envoyé d'autres troupes au Nord-Est.
    Pertes chez les rebelles :
    -> 80 dont 20 non-connus des leaders rebelles

    Pertes du côté de l'Empire :
    -> 100

> Malheureusement pour l'Empire, Stella et Noa se trouvaient dans la batterie 44-Nord et ont compris tout des actions de Lilith, en ce qui concerne les sabotages de communication, le départ des troupes vers le Nord-Est, et la prise de la batterie 62-Sud (ils ignorent que deux autres batteries sont prises). Ils s'enfuient vers la rivière grâce aux souterrains avec quelques uns de leurs amis / membres de la Walkyriade. Ces derniers préviennent Athéna (Lee) de la situation connue du front.

> Abel a mené les offensives suivantes :

L'Armée Régulière [les numéros correspondent aux bataillons de 700 soldats chacun] :

    1- En réserve
    2- Au Nord-Ouest, en soutien des hommes de Lilith.
    3- A l'Est
    4- Derrière 12-13-14 (pas juste derrière non plus, assez loin c'est pour éviter une contre-attaque)
    5- Derrière 12-13-14
    6- Sud
    7- Aile droite de 12-13-14
    8- Aile gauche de 12-13-14
    9-Canyon
    10- En réserve
    11- En réserve

    12- Centre
    13- Centre
    14- Centre
    Les 200 restants- Gardent la base

Engia [les bataillons comportent cette fois 200 robots chacun] :

    E1- Base
    E2 - Base
    E2 - En réserve
    E3 - En réserve
    E4 - En réserve

> Noa... L'idée majeure, c'est qu'il s'est sacrifié. Et pas inutilement, il a éliminé les troupes de Lilith au Nord-Est, ainsi que les renforts d'Abel. Subsistent les autres équipes/unités/bataillons d'Abel.
    > Pertes chez les rebelles (somme depuis le début) :
    -> 150 (tous connus des rebelles grâce au post de Stella)

    > Pertes du côté de l'Empire :
    -> 800 (700 était l'équivalent d'un bataillon. En fait, Noa n'a pas pu éliminer tout le bataillon d'Abel, il y a des survivants. Mais en comptabilisant les morts de l'équipe envoyée par Lilith, j'évalue les pertes à 700.)


> Godan est le dernier à avoir agi, tard dans la nuit. S'il a révélé quelques emplacements rebelles à Lilith, il a également voilé certaines parts de ses connaissances. A noter qu'il a prévenu Lee des agissements de Setsuna.


BILAN GLOBAL


Du côté de l'Empire, les pertes sont donc évaluées à 800 soldats, et il leur reste donc 10 255 soldats. L'Elite Pourpre et l'ENGIA n'ont subis aucune perte, seule l'Armée Régulière est touchée. Les rebelles connaissent les effectifs de l'Empire et pour cause : ils ont pu évaluer le nombre de vaisseaux qui ont passé le barrage spatial.
Chez les rebelles, les pertes sont évaluées à 150 soldats sur 2000 soldats sur le front. Donc à présent 1950 soldats. [Infériorité numérique, quand tu nous tiens...] Il est impossible pour l'Empire de déterminer le nombre de rebelles présents sur l'Erèbe, ce qui est plutôt normal.

Voilà donc comment se clôt cette première journée. J'attends que les Walkyries et l'Or'Eôs aient fini leurs préparatifs ici -> [L'aube rouge des Walkyries] avant de donner un nouvel ordre de passage. D'ailleurs, les posts de Fang, de Shiroi, d'Elohym et de Yélos sont demandés d'urgence sur ce topic. Merci d'avance !


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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   12.12.10 21:30
Le topic reprend son cours ! J’insiste pour que les réps soient faites rapidement, et pour que vous ne chambouliez pas la situation. Un autre event est en préparation (cette fois, non pas sous la forme de topics collectifs) et Godan aimerait le mettre en place au plus vite, soit, dès que l’event présent sera fini. Afin de m’aider dans ma tâche, j’aimerais qu’à la manière de Lilith, vous notiez le bilan du conflit à la fin de vos posts (nombre de morts de chaque côté).


SITUATION A PRENDRE EN COMPTE IMPERATIVEMENT


Il est exactement 6 heures et demie du matin. Seuls se sont produits les événements décrits jusqu'ici dans ce topic, dans celui de la bataille spéciale et dans « L’aube rouge des Walkyries ». Ce que vous allez écrire par la suite se déroule donc après six heures et demie du matin, sur l'Erèbe (hormis les Walkyries qui devront bien sûr faire allusion à leur arrivée sur le front).

Les impériaux ne connaissent pas les détails suivants, mais seront peut-être amenés à les rencontrer. Voici donc les stades de défense des rebelles :
-> Les batteries des Canyons.
-> Une ligne de fortification (mur de béton armé et de titane + barbelés) sur lesquelles sont montées des batteries. [Pas encore atteinte]
-> No Man's Land dans la plaine. [Pas encore atteinte]
-> Devant la rivière Daphné. Une ligne de fortification (mur de béton armé et de titane + barbelés) sur lesquelles sont montées des batteries. [Pas encore atteinte]
-> Nord de la rivière Daphné (toute la partie où l'on peu traverser à guet) : Barrages sur chaque rive (murs de béton armé et de titane + barbelés) sur lesquelles sont montées des batteries. [Pas encore atteint]
-> Sud de la rivière Daphné (partie où l'on ne peut pas traverser à guet) : batteries camouflées à chaque rive. [Pas encore atteintes]
-> No Man's Land de l"autre côté de la rivière.
-> Une ligne de fortification (mur de béton armé et de titane + barbelés) sur lesquelles sont montées des batteries. [Pas encore atteinte]
-> Les maquis. Un aéroport/astroport y est caché, loin dans les broussailles. A noter : tous les vaisseaux rebelles ne se focalisent pas là. Cet espace de circulation est de forme allongée, rectangulaire, encerclée d'un barrage habituel. Dans l'enceinte des fortifications se trouvent encore des batteries, qui ont cette fois des portées aériennes.

Du reste, la situation du front peut se résumer à cela :
> Canyons quasiment pris par l'Empire. Les batteries stratégiques 62-Sud et 44-Nord ont été prises par Lilith Va'arda. L'armée avance à grands pas vers la première ligne de fortification.
> 800 morts chez l'Empire pour 150 chez les rebelles.
> 10 255 soldats de l'Empire encore sur le front. Ils ont pu être évalués par les rebelles puisqu'ils ont franchi leur barrage spatial.
> 1850 rebelles encore sur le front. 14 415 agents arrivent au fur et à mesure en renfort. Le nombre de rebelles peut très difficilement être évalué par les impériaux.

Si vous avez des questions, adressez vous à Lee par MP.


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-> Lee Eithan
-> Godan Kama
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-> Abel Lyseph ou, si impossibilité, Fang O. Yung
-> Lee Eithan
-> Shiroi Bushi
-> Setsuna F. Seiei
-> Lilith Va'arda
-> Abel Lyseph
-> Fang O. Yung
-> Rigel Tryder
-> Yélos Or'Eälis
-> Lilith Va'arda

Veuillez répondre au plus vite. Si vous avez un empêchement, merci de le signaler dès que vous l'apprenez. Cet ordre peut changer, je vous en avertirai si c'est le cas. Bon jeu !


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Vogel Frei - L'âme libre, l'oiseau hors-la-loi.

Lee Eithan
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Points RPG: 147
MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   24.12.10 14:49
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L’orage qui grondait sur les Plaines Rouges déchaînait toute sa puissance sur l’Erèbe. Il tombait des cordes. Lee, qui chevauchait sa moto légère depuis près d’une demi-heure, se bénissait d’avoir créé les combinaisons d’anonymat de la Walkyriade. Non seulement, étant imperméables et résistantes aux températures extrêmes, elles protégeaient ses agents de toute pneumonie mal inspirée, mais surtout, elles leur assuraient une parfaite discrétion. En d’autres termes, la rebelle aux cheveux d’églantine était vêtue d’une combinaison moulante dont elle avait activé le module « Copie pigmentaire » ; elle était ainsi invisible à la vue de n’importe qui, robot de tout genre ou Elfe au regard perçant, et imperceptible pour n’importe quel type de rayons de détection. Il en était de même pour la moto à système gravitationnel qu’elle conduisait.

Elle jeta un regard en arrière. La pluie battante n’entravait en rien sa vision : le casque de sa combinaison ajustait sa vue à volonté et lui permettait par ailleurs de distinguer ses deux alliés – Elohym et Skan – qui menaient leurs véhicules un peu en retrait derrière elle, l’un à son aile droite, l’autre à son aile gauche. Ils étaient équipés de la même manière qu’elle et tous trois fusaient dans les maquis, à une vitesse incroyable et dans un silence saisissant. Une cavale de spectres. Invisibles, inaudibles et insaisissables. Trois courants d’air. Lee observait consciencieusement l’écran de sa moto, qui lui indiquait avec précision (grâce à Godan, son psychopathe d’ami, dirigeant des H-K) la position du camp qu’avait infiltré le fameux Setsuna F. Seiei. Franchement. Comment les rebelles avaient-ils pu se faire avoir avec autant de facilité. Setsuna F. Seiei, Inukaï. Rien que ça. Le Monsieur Propagande de l’Empire prenait la tête d’un bataillon de dissidents et le seul à se douter de quelqu’un chose n’était, ni plus, ni moins, Godan Kama ! Qui avait envoyé l’information à Lee aussi vite que possible. C’était le monde à l’envers ! Enfin. Lee avait pris la décision de se charger elle-même d’une telle ineptie, aux côtés d’Elke père et fils – soit Faust et Anima – en qui elle plaçait la plus grande confiance. Les deux Elfes constituaient en effet de brillants agents pour la Walkyriade et avaient par ailleurs sorti Lee d’un mauvais pas quelques temps auparavant. En bref, c’était une équipée soudée qui se ruait sur les traces de Seiei.

En parallèle, Lee gardait en contact permanent avec les Walkyries, qui pouvaient la joindre à tout moment, via son masque de communication connecté à Asgard. Et, étant donné qu’Elohym, Skan et elle-même s’approchaient à toute vapeur de leur cible, elle décida d’entrer en communication avec un des agents qui avait assisté à l’ascension de Seiei au rang de chef au sein du bataillon. Et, coup de bol, pour une fois, l’agent en question était en fait l’ancien second de Gradmond, que Seiei avait manipulé. Celui-là même qui avait bêtement demandé à l’impérial de remplacer Gradmond à la tête de leur unité. Il y avait certaines Walkyries qui méritaient vraiment de bonnes paires de claques à certains moments. Ils s’étaient expliqués après qu’elle ait reçu le message de Godan et il était à présent au courant de son énormité.

« — Equipe Zéphyr. Brunehilde à Bartholomée, lança-t-elle de son timbre froid concordant aux situations graves.
— Ici Bartholomée, je vous reçois.
— Le lion est-il toujours tapi parmi les antilopes ?
— Il se pavane entre ses proies et calcule l’assaut des lionnes.
— Reçu. Brunehilde, terminé. »

Voilà qui était rassurant. La suite des opérations pourrait se dérouler comme prévu.

Les trois Walkyries progressaient rapidement et Lee était toujours aussi active. A l’aide du masque de sa combinaison, elle recherchait davantage de renseignements concernant les soldats sous le commandement de Seiei. Ils étaient quatre, ce qui était logique, étant donné que les Seraphims comportaient dix caporaux : Mikuru Asahi, Yuki Nagato, Itsuki Koizumi et Aru Akise. Tous Japonais. L’entier soutien que le pays du soleil levant offrait à Orion était ici flagrant. Enfin, elle ne s’attarda pas à de tels détails politiques et envoya les profils des trois militaires aux Elke, via les masques.

Spoiler:
 


[b]Nom : Asahi
Prénom(s) : Mikuru
Âge : 16 ans
Date de naissance : 7 mai 4997
Race : Humaine
Nationalité : Métalia, Japon
Lieu d'habitation : Onyx
Statut : Célibataire
Sexualité : Hétérosexuelle
Clan : Élite pourpre(projet de redressement psychologique de l'ordre public)
Métier : Membre du projet de redressement psychologique de l'ordre public


Nom : Nagato
Prénom(s) : Yuki
Date de naissance : inconnue
Race : Humaine
Nationalité : Métalia, Japon
Lieu d'habitation : Onyx
Statut : Célibataire
Sexualité : Hétérosexuelle
Clan : Élite pourpre(projet de redressement psychologique de l'ordre public)
Métier : Membre du projet de redressement psychologique de l'ordre public



Nom : Koizumi
Prénom(s) : Itsuki
Date de naissance : inconnue
Race : Humain
Nationalité : Métalia, Japon
Lieu d'habitation : Onyx
Statut : Célibataire
Sexualité : Hétérosexuelle
Clan : Élite pourpre(projet de redressement psychologique de l'ordre public)
Métier : Membre du projet de redressement psychologique de l'ordre public



Nom : Akise
Prénom(s) : Aru
Date de naissance : inconnue
Race : Humain
Nationalité : Métalia, Japon
Lieu d'habitation : Onyx
Statut : Célibataire
Sexualité : Hétérosexuelle
Clan : Élite pourpre(projet de redressement psychologique de l'ordre public)
Métier : Membre du projet de redressement psychologique de l'ordre public




Aussi, de manière à alerter ses agents en général, Lee envoya ces profils sur Asgard. Et elle reçut bientôt des réponses de la part des Walkyries qui se trouvaient sous le commandement de Seiei. L’affaire était nette : les emplacements de chacun des subordonnés du Seraphim étaient connus. Mikuru Asahi, petite brunette effacée et silencieuse, n’avait eu aucun mal à s’infiltrer parmi les officiers du campement, dans leur bâtiment principal, où elle devait sans doute observer leur moindre fait et geste d’un œil calculateur. En ce qui concernait Yuki Nagato, elle avait été repérée dans le secteur Sagittaire du maquis [voir ici pour les rebelles : X], et pour Lee, la supposition se faisait d’elle-même : la jeune subordonnée de Seiei devait certainement cartographier le maquis. Quant aux deux hommes, Aru Akise et Itsuki Koizumi, ils se trouvaient dans le camp en lui-même et, selon les Walkyries, étaient chargés de diffuser la propagande de leur Caporal avec efficacité.

Le front de Lee se plissa, ses sourcils se froncèrent et elle inspira une grande goulée d’air, comme pour l’aider à la réflexion. Voyons. De qui se préoccuper en priorité… Asahi s’était ancrée dans un milieu bien protecteur : les officiers étaient à présent tous convaincus de la suprématie de Seiei et n’accepterait sans doute pas que l’on capture l’une de ses proches sans broncher. Il faudrait être subtil, pour elle. Le pouvoir d’Elohym se révélerait donc des plus utiles, pour attirer la Seraphim dans leurs filets… En bref. La capture d’Asahi était capitale pour la sauvegarde des informations rebelles, mais n’interviendrait qu’en seconde position. Après… Celle de Nagato. Nagato, oui. Non seulement elle était isolée au milieu d’un maquis, mais elle se trouvait sur la route du trio de Walkyries et dévoilait à chaque instant les secrets du refuge de l’armée insurgée… Cela pesait lourd dans la balance. Quant à Koizumi et Akise, l’équipe Zéphyr s’en occuperait ultérieurement, c’est-à-dire après Nagato et Asahi qui semblaient représenter le danger le plus éminent. Après ce remue-méninge intense, Lee transmit ses instructions à Elohym et Skan :

« — Anima, Faust. Dans quelques minutes, nous arriverons dans le secteur Sagittaire du maquis. L’une des subordonnées de Seiei, Yuki Nagato, s’y situe et est certainement en train de cartographier les lieux. Nous allons commencer par la neutraliser, puis nous passerons à Mikuru Asahi, si tout se passe bien. Cette dernière se trouve dans le campement des officiers, aussi, Anima, faudra-t-il prendre l’apparence de Nagato pour attirer et capturer sa complice. Puis nous neutraliserons Koizume et Akise qui se trouvent simplement dans le camp du bataillon. »

Arrivée au secteur Sagittaire, l’équipe Zéphyr se sépara en trois trajectoires de ratissage afin de repérer plus précisément leurs cibles. Les plans des maquis étant enregistrés dans Asgard, il n’était pas extrêmement compliqué pour les Walkyries de s’y repérer (sauf si le sens de l’orientation leur manquait, mais ce n’est pas le cas, encore heureux). Finalement, au bout de quelques longues minutes de recherche intense, Lee qui stationnait sa moto à chaque carrefour, discerna le profil d’un véhicule, à travers la pluie battante. Elle utilisa les différentes fonctions de son masque pour obtenir un zoom et une vision plus précise… Il s’agissait d’un petit aérodyne discret, à l’arrêt, monté par une silhouette féminine. La femme aux cheveux églantine ne fit ni une, ni deux. Il n’y avait pas à tergiverser, et même s’il ne s’agissait pas de la bonne personne, il valait mieux agir. D’un geste vif, elle dégaina son Lightning, le programma en quelques pianotages pour le transformer en un précis Blaster bridé. Elle fit feu une fois. Et il suffit d’une fois. La supposée Yuki Nagato chuta de son aérodyne comme une allumette brisée, ou bien comme un pantin désarticulé, et s’effondra sur le sol d’un ton mat. Inconsciente, et ce pour quelques heures. Lee approcha furtivement sa moto du véhicule, la stoppa et bondit prestement au sol pour se pencher vers la jeune femme évanouie. La Walkyrie lui ôta son casque de protection et put reconnaître avec satisfaction le visage de sa cible. Sur ce, elle contacta Elohym et Skan :

« — J’ai maîtrisé Nagato. Rejoignez-moi aussi vite que vous le pouvez. »

Pendant que ces deux coéquipiers convergeaient vers elle, elle jeta un coup d’œil sur les écrans de l’aérodyne de cette cartographe. Elle était apparemment en train d’envoyer un rapport via…la Matrice. C’était l’occasion rêvée. Elle s’installa prestement aux commandes de l’engin et parcourut les lignes que Nagato avait déjà composées. Le plan qu’elle fournissait était précis, on pouvait dire qu’elle n’était pas une militaire de pacotille et qu’elle aimait le travail bien fait. Lee se craqua doucement les cervicales. Voyons. Elle n’allait pas se contenter d’effacer le rapport. Son œil glacial bondit de lignes en lignes et ses doigts se lancèrent sur le clavier. En quelques minutes, elle falsifia le rapport de Nagato et l’envoya rapidement à Seiei, à qui le document était initialement adressé. Puis une page d’identification apparut. Ah. Pour revenir au menu principal de la Matrice, il fallait fournir multiples analyses, vocales, digitales, rétiniennes, etc… Lee soupira. Décidément ce réseau resterait opaque aux yeux des rebelles, quoi qu’il arrive…

Alors qu’elle réfléchissait à une quelconque tentative de piratage, son masque lui signala que les motos d’Elohym et de Skan s’approchaient rapidement. Bon. Elle verrait cela en temps voulu, ce n’était pas la priorité. Elle sauta au bas de l’aérodyne et attrapa la télécommande de L’Athéna qui se trouvait dans sa poche. Ses doigts agiles programmèrent la transformation de sa moto et en quelques secondes, L’Athéna devint un aérodyne clôt dans lequel Lee put trouver des vêtements simples et une mono-menotte, une sorte de grand brassard métallique qui coinçait dans son étau les deux bras du prisonnier. Alors, la leader des Walkyries extirpa le corps inconscient de Yuki Nagato dans son véhicule et la défit de ses vêtements, qui pourraient être le refuge d’armes ou de puces diverses. Elle l’habilla d’un tee-shirt et d’un jean simple, et referma l’étau des menottes sur ses bras. Sur ce, elle tira Nagato dans un coin de l’aérodyne et fixa ses pieds à des attaches prévues à cet effet. Parfait. Incarcération réussie.

Au moment où elle descendait de son engin, Elohym et Skan déboulaient au coin du carrefour. A présent, c’était surtout au jeune Elke de montrer l’étendue de son talent. Et Lee était bien placée pour savoir qu’il n’était pas moindre, ce talent…

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[Suite ~> Elohym Ryû Elke]



« Pick a star on the dark horizon and follow the light. »


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Porteur de complexité

Elohym Ryû Elke
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Nationalité: Edaphos
Race: Elfe

Points RPG: 156
MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   05.01.11 18:49
Génial. De la pluie. L’orage avait éclaté peu après que les trois Walkyries de l’équipe Zephyr aient enfourché leurs motos et soient partis à toute vitesse, dans la plus grande discrétion, en direction du camp dissident dirigé par le caporal Seiei des Seraphims. Quand bien même les armées rebelle et impériale étaient équipées pour que ce genre d’intempérie ne soit qu’un détail, le détail en question s’avérait être assez désagréable. Pourquoi ne pouvait-on pas faire de joyeux massacres uniquement par beau temps ? Bref. Quoi qu’il en soit, aucune des trois Walkyrie n’émit de remarque sur la météo, sûrement concentrées sur des détails bien plus importants. Comme, par exemple, ce qu’ils devaient effectuer dans les minutes/heures à venir. A savoir mettre fin à la supercherie de Seiei, qui s’était magnifiquement bien débrouillé pour prendre le contrôle d’un camp de rebelle en personne alors qu’il était déjà connu d’un certain nombre de gens sous le pseudonyme d’Inukaï, diffuseur de propagande. Aurait-ce été l’un de ses subordonnés exécutant ses ordres et ses discours, la confusion des rebelles aurait été compréhensible, mais là… Quelque chose dépassait l’Elfe au regard céruléen, qui au bout d’un certain temps de réflexion, décida de laisser tomber la question. Ce qui était fait était fait, et l’identité d’Inukaï pourrait même aider les Walkyries à chasser Seiei de son nouveau poste au sein de l’armée rebelle. Retenant un soupir, le jeune Elke se focalisa sur sa trajectoire, l’adaptant au mieux à celle du chef de file, à savoir Lee – ou Athéna ou Brunehilde – qui fusait sans hésitation à travers le maquis. Pendant un court instant, Elohym s’était émerveillé de l’aisance avec laquelle la leader des Walkyries conduisait son véhicule sous une pluie battante, à l’aide d’un dispositif visuel auquel les yeux n’étaient pas forcément adapté – voir clairement sous une pluie battante peut en perturber certains… et n’empêche pas forcément certains réflexes naturels. Puis il s’était ressaisi, avec une pensée beaucoup plus pragmatique : Lee Eithan était capable de bien plus que cela, donc ce n’était guère étonnant.

Aucun échange n’avait eu lieu entre les trois agents de la Walkyriade depuis leur départ. Brunehilde brisa cependant ce ‘silence’ en envoyant aux deux Elke des informations sur leurs prochaines cibles, fruits de recherches que Lee devait sûrement effectuer en même temps que sa conduite. Là non plus, Elohym n’était guère étonné de voir sa supérieure faire tout en même temps. Multitâche faisait aussi partie des options de Lee Eithan – et de manière générale disait-on, de la gente féminine. Le jeune Elfe étudia donc attentivement les profils que la rebelle aux cheveux églantine venait de leur transmettre, et sa première constatation fut, comme celle de Lee, que les quatre subordonnés de Seiei étaient tous originaires du même pays. Pas de quoi faire la popularité du Japon parmi les rebelles. De toute manière, le soutien du Japon auprès d’Orion était plus ou moins officiel – pour tous ceux qui avaient pris la peine de réfléchir dessus. Toutefois, le doute qui planait sur l’âge de ces individus intrigua l’Elfe. La seule dont l’âge était connu était Asahi Mikuru, et il n’était pas bien élevé… Vraiment, l’Empire n’avait aucun scrupule à former des jeunes à faire les sales besognes. Quant aux trois autres…. Peut-être étaient-ils orphelins ? Dans ce cas, ce n’était pas mieux. Encore une preuve – comme si il n’y en avait pas suffisamment – de l’horreur dont était capable l’Empire d’Orion. D’ailleurs, parmi tous ces gens qui combattaient à présent sur le sol de la planète rouge au nom d’Orion, y en avait-il qui le faisaient par choix délibéré ? Ou étaient-ils tous endoctrinés de manière à ce que la seule voie qui se présente à eux soit celle-ci ? Une question qui intriguait le jeune Elke, mais qui n’avait pas vraiment sa place sur le champ de bataille.

D’un simple clignement des yeux, l’Elfe s’introduisit dans l’Asgard, tout en continuant de diriger son véhicule, suivant les opérations effectuées par Brunehilde, qui venait d’exposer sur le réseau virtuel le profil des quatre soldats de l’Empire concernés. Les informations envoyées par les Walkyries présentes sur place furent de ce fait aussi récupérées par Elohym, et il imaginait qu’il en allait de même pour Skan… Et aussitôt que l’Elfe fut en possession desdites données, il se mit à analyser et réfléchir sur les différentes possibilités qui s’offraient à eux. Toutefois, il n’eut pas besoin de se triturer le cerveau bien longtemps, puisque Lee s’en était déjà chargée et qu’elle transmettait à présent ses conclusions aux deux Elke. Celles-ci ne surprirent par ailleurs pas vraiment les deux Elfes. Yuki Nagato représentait une cible facile, le point de départ dont avaient besoin les trois Walkyries pour commencer leurs opérations. Et alors que les trois motos filaient silencieusement dans les maquis jusqu’au secteur Sagittaire, Elohym demanda via Asgard des informations supplémentaires aux Walkyries présentes au camp infiltré : des données sur le comportement de Nagato, qu’il aurait à imiter au mieux pour leurrer Asahi sans le moindre soupçon. Ce qu’il reçut ne le rassura guère, puisque Nagato était partie du campement et avait côtoyé très peu de rebelles, qui n’avaient donc pas eu l’occasion d’analyser le comportement de la Seraphim. Elohym retint le ‘grmbl’ qui lui restait en travers de la gorge et tenta de construire un portrait psychologique de la jeune femme à partir du peu d’informations qu’il possédait. Contrairement à Seiei, les subordonnés de ce dernier n’étaient pas bien connus du grande public – et d’ailleurs, en placer un à la tête du camp aurait été plus intelligent de la part du Caporal, mais passons – et cela ne facilitait pas vraiment la tâche de l’Elfe. Autant le dire tout de suite : même si infiltrer de cette manière les rangs de l’ennemi faisait partie des services qu’il proposait, le jeune Elke n’aimait pas prendre l’apparence des subordonnés de l’Empire. Le rôle de doublure lui convenait mieux, car il avait la possibilité de reproduire fidèlement le personnage avec moins de problèmes, autant au niveau de l’utilisation de son pouvoir que de l’interprétation du personnage. Mais bon, sur le moment, nécessité faisait loi.

Arrivés au secteur Sagittaire, les trois Walkyries se séparèrent, quadrillant méthodiquement la zone chacune de leur côté dans l’espoir de trouver Yuki Nagato. Les sourcils légèrement froncés, l’Elfe ferma la fenêtre virtuelle qu’il avait ouverte pour établir un profil psychologique – peu rempli, à son grand désespoir – de la Seraphim et se concentra sur les environs, parcourant toujours avec discrétion les maquis sous la pluie battante. Nul doute qu’un individu possédant l’équipement approprié était capable de repérer l’Elfe, bien qu’invisible… grâce aux gouttes de pluie. Lorsque le jeune Elke s’était rendu compte de ce détail, sa nervosité avait monté d’un cran, mais n’avait rien laissé transparaître. A présent qu’il était seul, il ne pouvait s’empêcher de ressentir un certain sentiment d’insécurité. Certes, Yuki Nagato n’était pas là pour traquer des rebelles embusqués mais pour cartographier l’endroit mais… il ne fallait pas oublier qu’elle était de l’Elite Pourpre. Une Seraphim sous les ordres de Lilith Va’arda. Après quelques minutes de conduite, Elohym arrêta son véhicule et scruta les environs à l’aide des outils de sa combinaison, mais ne décela aucune présence humaine. Il jeta un regard au plan des lieux avant de redémarrer, constatant que les deux autres membres de l’équipe Zephyr procédaient de manière assez semblable pour effectuer leurs recherches. Quelques minutes supplémentaires écoulées, l’attention du jeune Elke fut attirée non pas par un élément du décor, mais par le point lumineux qui représentait Brunehilde sur son plan : sa trajectoire avait dévié. Obstacle ou Nagato ? Elohym décida de ne pas tirer de conclusions trop hâtives et reprit ses recherches, avant d’être de nouveau interrompu, par une communication orale de Brunehilde cette fois-ci. Finalement, elle avait bel et bien appréhendé Nagato. Aussitôt cette nouvelle apprise, Elohym freina et enclencha la direction de son véhicule, exécutant un parfait demi-tour en dérapage aérien, avant de repartir dans un sens qui lui permettrait de rejoindre le plus rapidement possible la Walkyrie au regard de glace.

Celle-ci se trouvait à proximité d’un aérodyne qui ne devait pas être le sien, mais celui de Nagato, et avait visiblement programmé l’Athéna pour prendre une autre forme que celle de la moto avec laquelle elle avait parcouru le maquis pendant ces dernières minutes. Un Elohym mécanique, ne put s’empêcher de penser Skan. Les deux Elfes mirent pied à terre et s’approchèrent de l’Athéna, le plus âgé des deux s’effaçant devant son fils, qui, sans perdre de temps, s’agenouilla auprès du corps inconscient de Nagato après être monté dans l’aérodyne.

    « Le contact psychique risque de la réveiller » avertit le jeune Elke.


Puis il posa ses doigts fins sur l’épaule de la Seraphim, fermant les yeux, et activant son pouvoir. Tout d’abord, il n’y eut aucune manifestation visible. Pas de lumière, pas d’explosion, pas de symbole… En fait, tout cela dépendait des gens. A chaque fois – ou presque – la manifestation était différente. Et cette fois-là… Les lèvres de l’Elfe se tordirent dans un rictus de douleur, et il se retint de pousser un gémissement de souffrance. C’était comme si… comme si des ongles lui lacérait le dos de ses deux mains, pour remonter vers ses avant-bras, jusqu’à ses épaules. Des lignes rectilignes, pourpres, se traçaient à même la chair du jeune Elfe, bien qu’elles soient invisible aux yeux des deux autres Walkyries, masquées par la combinaison d’anonymat. Le contact lui parut durer des heures, mais en réalité, il ne dura que quelques secondes. A la fin de celui-ci, l’Elfe poussa un long soupir, alors que son corps semblait se dématérialiser en des millions de pixels. Les paupières de Nagato s’entrouvrirent, mais Skan appuya spontanément sur la gâchette du blaster bridé qu’il pointait depuis le début de l’opération vers la militaire de l’Ordre, renvoyant celle-ci au pays des rêves. Les millions de pixels redevinrent nets, et à la place d’Elohym était agenouillée le sosie de la Seraphim inconsciente sur le sol, mais vêtue de la combinaison d’anonymat de la Walkyriade. Le sosie en question chercha du regard les vêtements de Nagato et les revêtit en un temps record, sous le regard gêné de Skan, s’habituant par la même occasion à cette nouvelle apparence physique. Le contact psychique avait été désagréable mais… l’apparence physique l’était moins. On voyait que l’Elite Pourpre n’était pas tendre avec ses membres, de par la carrure finement sculptée de la Seraphim. Elohym conserva toutefois les dispositifs qui le reliaient à l’Asgard avant d’enfiler le casque de l’impérialiste, de sauter prestement de l’Athéna et de s’installer aux commandes de l’aérodyne ayant appartenu à Nagato. Après quelques manipulations informatiques, le trio des Walkyries était reparti, en direction du camp occupé par Seiei.

■ ■ ■


La partie la plus compliquée : attirer Asahi hors de son antre confortable. Elohym ne pouvait pas utiliser la Matrice pour communiquer, puisqu’en plus des empreintes digitales, rétiniennes et tout le tralala, certains mots de passe étaient requis, des mots de passe qu’il ne connaissait pas, et qui, apparemment, étaient fréquemment changés. Cela ajoutait une difficulté à l’opération, comme si il n’y en avait pas déjà assez. Il devait limiter le temps de contact avec Asahi, car plus il passait de temps en sa compagnie, plus il y avait de chances pour que celle-ci se doute de quelque chose. Nagato, comme un bon nombre de militaires de l’Ordre, était une personne discrète et calme et… c’était à peu près tout ce qu’on en savait. Et c’était loin d’être suffisant pour tenir une longue conversation avec quelqu’un que Nagato était supposée connaître. Sans aucun problème, Elohym sous les traits de Nagato avait réussi à pénétrer dans le campement des officiers, qui s’avérait être un ensemble de quatre vaisseaux réarrangés, où les officiers rebelles se trouvaient. Il n’eut non plus aucun mal à trouver la salle dans laquelle la Seraphim discutait de stratégie – ou plutôt, écoutait, car elle ne participait pas grandement au débat qui semblait avoir lieu. Et aussitôt que ‘Nagato’, le visage découvert, eut mis un pied dans la salle, le regard noisette d’Asahi s’était posé sur elle. D’un discret signe de main, Elohym invita silencieusement sa ‘collègue’ de s’approcher, mais la seule réponse qu’il obtint fut un haussement de sourcils dubitatif de la part de la jeune femme aux longs cheveux bruns. Du style, ‘si t’as quelque chose à me dire, utilise la Matrice’. Comme s’y attendait Elohym, en fait. Cependant, il insista, avec un nouveau signe.

    « Il semblerait que l’on désire vous voir » fit l’un des officiers à la jeune Seraphim. « C’est peut-être urgent, vous devriez aller voir. »


Le regard de Nagato/Elohym se posa sur l’officier qui venait de parler, et constata avec satisfaction qu’il s’agissait nul autre que de Bartolomée, le second de feu-Gradmond. Finalement, il restait encore des neurones à celui-ci, ce qui arrangeait grandement le jeune Elke.

    « Il y a un problème » murmura Elohym à Asahi lorsqu’elle fut à sa hauteur. « Vous devriez venir voir. »


Nouveau regard interrogateur de la part d’Asahi, alors que ‘Nagato’ entraînait le plus rapidement possible la jeune Seraphim hors du vaisseau.

    « Je pense que mon aérodyne a été piraté. J’ai besoin de votre aide, je ne peux pas demander aux autres. »


Les autres. Les rebelles, bien évidemment… Elohym espérait qu’Asahi comprendrait. Mais il voyait bien que la Seraphim avait entreprit des réflexions qui n’allaient pas en faveur de son plan – plus ou moins improvisé, vu les circonstances. Et c’était pour cette raison que le jeune Elke entraînait le plus vite possible Asahi hors du campement, alors que celle-ci semblait se servir de la Matrice pour informer les autres subordonnés de Seiei de la raison de son déplacement, et du retour prématuré de Nagato.

    « Vous n’avez vraiment pas pu remédier au problème seule… ? Nagato, attendez. Où allez-vous ? »


Les deux jeunes femmes étaient arrivées au bord du campement, et se dirigeaient à présent vers l’aérodyne stationné un peu plus loin. Là où ils étaient censés neutraliser Asahi. Qui devait avoir décelé un problème, pour une raison que Elohym ignorait.

    « A l’aérodyne, répondit ‘Nagato’ d’une voix neutre, quand bien même le doute s’insinuait dans son esprit.
    - A quoi jouez vous ? » insista Asahi, accompagnant ses propos d’une menace réelle, ayant tiré son arme à feu de son étui et menaçant sa ‘collègue’ avec.


L’autre main d’Asahi se leva, sûrement pour activer une communication via la Matrice. Ce qui devait être à tout prix évité.

    « Ne… »


‘Nagato’ n’acheva pas sa phrase. Elle se baissa et exécuta un balayage rapide de sa jambe droite. Il y eut deux tirs. L’un atteignit ‘Nagato’. L’autre atteignit Asahi, qui s’effondra sur le sol sous l’effet du blaster bridé dont la gâchette avait été enclenchée par Skan. Ce dernier, comme Lee, devait avoir entendu la conversation par le canal d’Asgard que le jeune Elke avait laissé ouvert, au cas où. Et il avait bien fait.

    « Aouch… Elle sait viser… » laissa échapper ‘Nagato’, qui se redressait en position assise, sur le sol, sa main droite porté vers l’articulation de l’armure au niveau de son épaule gauche. « Nous devrions peut-être demander l’aide des autres Walkyries pour Koizumi et Akise, ce serait plus rapide… »


La balle tirée par Asahi avait loupé l’artère axiliaire et la blessure ne mettait donc pas en danger la vie du jeune Elke, qui pourrait poursuivre les opérations avec un peu de volonté. D’autant plus que même si Asahi avait visé le bon endroit, l’armure avait quand même protégé Elohym, qui se releva sans trop de peine.

    « Désolé… » laissa-t-il échapper.


Le pire dans l’histoire, c’était qu’il ne savait pas comment Asahi avait pu le soupçonner aussi spontanément. Sûrement que les Seraphims possédaient des codes dont il n’avait pas la connaissance…

■ ■ ■


Spoiler:
 [ HRP : Désolée Setsuna, j'ai dû jouer Asahi pour que ça avance... ><' ]




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Vogel Frei - L'âme libre, l'oiseau hors-la-loi.

Lee Eithan
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Nationalité: Pyrélia
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   28.01.11 18:52
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Les deux Elfes avaient fait vite, ce qui était du goût de Lee qui les accueillit avec un sourire chaleureux (ce qui n’était pas vraiment dans ses habitudes, admettons-le). Il fallait dire que le pouvoir d’Elohym leur sauvait véritablement la mise. C’était une perle, ce jeune homme. Il s’était agenouillé auprès de la prisonnière avec un air grave et concentré et avait posé lentement ses doigts de pianiste sur son épaule. Le pouvoir du jeune Elke avait toujours su impressionner la Walkyrie aux yeux clairs. Impressionner, et même…fasciner. Cet Elfe n’était jamais lui-même. Ne devait-il pas se perdre dans les méandres de ses jeux théâtraux ? A chaque nouvelle transformation, c’était un nouveau rôle qu’il jouait, un nouveau personnage à incarner, une nouvelle vie à vivre. Qui était-il, au fond ? Avait-il sa propre personnalité, forgée par son histoire ou bien, chaque homme, chaque femme dont il empruntait l’existence, ajoutait un nouveau fil à son tissu psychologique ? Lee aurait vraiment voulu connaître Elohym plus intimement : c’était un être tout à fait à part. Et étrangement, elle se sentait davantage encline à l’amitié envers les êtres à part.

L’Elfe semblait bien peiner à trouver l’apparence de Nagato. Ses muscles, que la combinaison épousait avec souplesse, semblaient se crisper de douleur. Lee, légèrement de retrait, ses yeux couleur bleu glace rivés sur l’opération, détectait chaque anomalie dans le comportement du Walkyrie. La liaison avec la jeune femme paraissait diablement difficile. Courte, certes, puisqu’en quelques secondes ce fut fini, mais difficile. Elohym était devenu le clone parfait de Nagato…laquelle ouvrait les yeux lentement… Lee mit vélocement la main sur son Lightning mais Skan tira le premier, Skan, qui avait, depuis le début et de façon prévoyante, pointé son blaster bridé sur la militaire. Lee se relâcha silencieusement. Décidément, c’était un duo tout à fait complémentaire. Père et fils agissaient en parfaite harmonie et coordination. Lee eut un autre sourire. Les Elke devaient avoir quelque effet magique sur ses zygomatiques.

En bref, l’opération de transformation était accomplie, il fallait passer à autre chose. Elohym, dont elle louait la conscience pratique et rapide, s’élançait déjà au-dehors de L’Athéna pour se mettre aux commandes de l’aérodyne de Nagato. Skan regagna son propre véhicule et la cavale des Walkyries courut à nouveau les routes, sous l’aube rouge et la pluie battante, dont l’alliance n’était pas des plus réconfortantes. Lee, qui pilotait l’aérodyne de manière instinctive, inspirait de grandes goulées de cet air chargé de tensions. Son regard flottait vers l’horizon pourpre, où elle semblait voir ce que personne ne pouvait déceler… Où était Yélos en cet instant-même ? Que faisait-il ? L’estomac de la jeune femme se contracta étrangement. Ce qui la dérangeait le plus dans cette affaire, d’un point de vue affectif, était bien cet absence de savoir… Yélos était la personne qu’elle avait de plus chère au monde et – c’était le comble – dans un cas extrême comme celui-ci, elle n’avait aucune idée de sa situation… Finalement, ses yeux perçants ne détectaient rien de plus que le commun des mortels, à l’horizon. Ni signe de Yélos, ni apparition divine. Elle avait entre ses mains le destin de milliers de personnes, et il ne fallait pas compter sur un miracle pour l’aider. Il n’y avait que ses neurones, sa froide intelligence à demi robotisée, pour faire face à ses problèmes. Triste bilan.

Les trois Walkyries arriveraient bientôt au camp rebelle que seul Elohym devait pénétrer, pour éviter tout soupçon. A cinq cent mètres de l’endroit, Lee et Skan embusquèrent leurs véhicules, tandis que la pseudo Nagato plaçait l’aérodyne à découvert. « Elle » lança un dernier regard à ses coéquipiers et Lee, toujours assise dans son propre engin ouvert, lui adressa un petit salut militaire pour lui prodiguer ses veux de réussite. Elohym s’éloigna donc, sous les regards angoissés de son père et son employeuse. Bien entendu, le jeune Elfe était un des éléments les plus performants de la Walkyriade. Bien entendu, ils étaient tous trois liés instantanément grâce à Asgard… Bien entendu… Mais ils tenaient tout de même à la vie du jeune homme qui, d’un pas téméraire, se jetait tout droit dans la gueule du loup. Un fils et un ami, ça n’avait pas une valeur moindre.

Lee croisa les bras contre sa poitrine, comme pour comprimer son angoisse, et demeura les yeux rivés sur l’aérodyne qu’Elohym avait laissé en plan. Skan, aussi silencieux qu’elle, s’était accroupi dans les fourrés et pointait impassiblement son blaster vers l’engin. La rebelle aux cheveux églantine aurait bien fait de même mais elle était consciente que si les choses tournaient mal, il valait mieux que seules les décharges de Skan fusent, sans quoi le polymorphe recevrait des projectiles qui ne lui seraient pas destinés. Aussi attendait-elle, assise, les bras croisés. Dieu, ce qu’elle haïssait ce genre de situation. L’attente et l’inaction avaient le don de la mettre sur les nerfs… Pour se calmer, elle décida d’écouter avec attention tout ce qui se produisait autour du plus jeune Elke, via Asgard qui les liait…

Le bruit de ses pas fut pendant quelques temps le seul son que Lee percevait. Puis, une sorte de brouhaha… Elohym devait pénétrer le campement des officiers… La tête baissée, le menton contre la poitrine, la Walkyrie ferma les yeux et écouta les voix des rebelles qui environnaient le jeune polymorphe… Ce n’était pas la tranquillité qui régnait. Les disputes fusaient, chacun tentait de se faire entendre et en résultait un brouhaha épouvantable… La mâchoire de Lee se crispa insensiblement et ses sourcils se froncèrent de désarroi. Ce n’était franchement pas l’organisation qui étouffait les insurgés. Et puis avec Seiei dans le camp, ce devait être le chaos le plus complet. Elle passa une main lasse dans ses cheveux. Vivement que tout cela s’achève… Mais soudain, la voix de Bartholomée retentit comme une alerte aux oreilles de Lee :
    « Il semblerait que l’on désire vous voir. C’est peut-être urgent, vous devriez aller voir. »


Quelques secondes plus tard, ce fut Elohym/Nagato qui enchaîna d’une intonation sourde :
    « Il y a un problème. Vous devriez venir voir. Je pense que mon aérodyne a été piraté. J’ai besoin de votre aide, je ne peux pas demander aux autres. »


Lee hocha doucement la tête, à la fois soulagée de constater l’utilité de Bartholomée et très satisfaite de l’esprit d’entreprise du jeun Elke. Les choses prenaient bonne tournure… Les pas qui retentissaient dans son système audio s’éloignèrent du vacarme des officiers (ce qui détendit considérablement les tympans de Lee). Ils étaient précipités : Elohym devait avoir des doutes quant à la sécurité de sa situation… Et Asahi ne paraissait pas particulièrement confiante non plus…
    « — Vous n’avez vraiment pas pu remédier au problème seule… ? Nagato, attendez. Où allez-vous ?
    — A l’aérodyne. »


La jeune femme aux yeux glaciaux s’était redressée et avait repéré la présence des « deux » femmes, à quelques mètres du point où la cible devait être neutralisée. Elle jeta un coup d’œil rapide à Skan qui s’était tendu comme un arc en entendant avec quel scepticisme la Seraphim abordait les « problèmes mécaniques » de sa « collègue ». Le visage de Lee redevint aussi inexpressif que le marbre. Elle sauta lestement au bas de son propre aérodyne, à la manière d’un chat dont les pattes amortissent le choc de la chute et donc tout bruit fâcheux. Silencieusement, elle dégaina son Lightning transformé en blaster bridé. D’accord, elle avait pris la décision de laisser Skan tirer en cas de problème, mais il valait mieux prendre ses précautions, n’est-ce pas ? Puis elle s’approcha félinement de l’Elfe aux longs cheveux blancs, son arme pointée vers la jeune Asahi. La si jeune Asahi… Chaque fois que Lee menaçait un temps soit peu un gamin, son ventre se contractait étrangement, comme si ce genre d’action lui répugnait viscéralement. Mais elle n’en paraissait rien, et de toute façon, même si c’était le cas, le masque d’anonymat permettait de n’en rien voir. Immobile près de Skan, elle observait les deux soldats de l’Elite Pourpre dont les propos commençaient à devenir tendus… Asahi brandissait son arme vers « Nagato », son PDA dangereusement posé dans sa main, totalement inconsciente du fait que deux rebelles la tenaient également en joue…
    « — A quoi jouez-vous ?
    — Ne… »


Elohym eut un parfait réflexe. D’un mouvement vif, bien caractéristique de sa nature elfique, il se baissa et fit tournoyer sa jambe droite pour la lancer dans les tibias d’Asahi. Skan tira. Asahi tira. Lee se retint violemment. Et finalement, la Seraphim finit par s’effondrer endormie au sol tandis que le jeune Elke semblait touché à l’épaule. La jeune femme aux cheveux églantine rengaina précipitamment tandis que lui se redressait douloureusement.
    « — Aouch… Elle sait viser… Nous devrions peut-être demander l’aide des autres Walkyries pour Koizumi et Akise, ce serait plus rapide… » marmonna le jeune homme avec réalisme.


Lee secoua la tête d’un air réprobateur. Elle ne savait pas vraiment ce que valait les agents présents ici, il était peu probable qu’ils attirent la confiance des deux Seraphims et par ailleurs, ils risqueraient leurs vies alors que Lee avait un autre atout considérable dans sa manche…
    « — Désolé… » murmura Elohym, coupant Lee dans ses élucubrations.


Les yeux ronds, elle sortit lentement des fourrés, vérifiant bien si les alentours étaient déserts. Puis elle s’approcha du jeune Elfe et ôta son masque avec prestance. Ses yeux bleus qui soudain paraissaient plus électriques que glaciaux dardèrent « Nagato » avec une force étrange, une volonté qui lui sortait droit du cœur. Elle lui saisit doucement son épaule intacte en esquissant un sourire complice. D’une voix basse et chaleureuse, la jeune femme lança :
    « — Eh, ce genre de chose arrive à tout le monde. Puis, tu as parfaitement attiré Asahi dans nos filets. Ne culpabilise de rien, tu as très bien joué ton rôle. Et je t’en remercie, je te remercie infiniment de risquer ta vie dans l’exécution de mes plans. Crois-moi, j’ai autant confiance en toi que tu as confiance en moi. »


Sur ce, elle ouvrit la combinaison d’Elohym de manière à en dégager l’épaule. C’était une méthode assez expéditive mais ils n’avaient pas de temps à perdre en parlementations. D’un geste vif, elle sortit une cartouche de mousse biochimique d’une petite poche de sa ceinture. Elle la décapsula et en vida son contenu sur la plaie d’Elohym. La blessure était bénigne mais il suffisait d’une inflammation des tissus ou d’une infection pour que son épaule devînt un problème. Cette mouse biochimique était un concentré d'agents divers contribuant à la coagulation du sang, la désinfection des blessures et à l'accélération de la reconstruction cellulaire. Chaque Walkyrie avait ses cartouches personnelles. Le produit moussa de lui-même sur la plaie du jeune Elfe et, rapidement, se fondit dans sa chaire… L’action, déjà visible, satisfit Lee. Elle lui adressa un dernier sourire encourageant et leva un pouce en l’air pour lui signifier que le problème était réglé, avant d’enfiler à nouveau son casque et de lui faire signe de cacher l’aérodyne de Nagato.

Pendant que le jeune Elfe s’exécutait, Lee prit dans ses bras la jeune Asahi (qui ne pesait pas bien lourd, à vrai dire) et lui réserva le même traitement que sa collègue. Toutes deux devraient rester dans une lourde léthargie pour un moment, encore. La Walkyrie aux yeux saphiréens jeta ensuite son regard sur Skan qui surveillait les environs. Elohym était dans les environs, elle entendait encore le léger bourdonnement de son engin. Elle leur lança, par l’intermédiaire de leur canal privé :
    « — Je crois que j’ai une meilleure idée, pour Koizumi et Akise. Certes, Loki a raison : ce serait plus rapide et plus efficace qu’une personne en qui ils ont relativement confiance, qu’une personne qu’ils pensent avoir dans leur poche, les interpelle. Mais j’ai mieux que nos Walkyries. Vous devez connaître Godan Kama… Il se dit rebelle, mais la vérité est bien éloignée de ce qu’il peut raconter. Officiellement, il travaille pour l’Empire et son astéroïde est un piège à rebelles. Officieusement, il se situe dans le parti qui l’arrange sur le moment. Il est davantage axé sur ses propres intérêts. Cependant, une chose est sûre : c’est l’as de mon jeu, mon as personnel. Je crois bien être l’une des seules personnes qui puissent avoir confiance en lui… Vous comprenez sans doute, maintenant, pourquoi je juge utile de faire appel à lui. »


Devant l’acquiescement de ses deux partenaires, elle sortit d’une de ses poches son fort vétuste téléphone portable, qu’elle possédait depuis des années. Cette machine de guerre avait connu des jours meilleurs, avant l’arrivée d’Asgard dans la vie de Lee. En effet, c’était un appareil si vieux qu’il utilisait des ondes que l’on ne cherchait même plus à détecter à l’heure actuelle. L’engin en question lui avait toujours fourni d’excellents services, surtout lors des appels de Charlie ou bien…lorsqu’elle désirait contacter Godan, son ami d’enfance. Le numéro du chimérien apparut bientôt sur l’écran pitoyable du téléphone et elle enclencha l’appel. Son destinataire décrocha à une vitesse effarante, comme s’il n’avait attendu que cela, toute la nuit durant. Alors, Lee prit une profonde inspiration, et, à un débit effrayant, lança une phrase loufoque que seul Godan était apte à comprendre :
    « — Ici la Panthère Rose, bonjour Magicarpe, j’espère que la nuit t’a été douce. Je crois qu’il est temps que tu viennes faire trempette dans mon dessin animé, certains messieurs moustachus assez teigneux en ont après mon grade. Ce sont les deux acolytes masculins du dindon qui, tu me l’as dit, est entré dans ma cheminée. Bref, il faudrait que tu viennes me ramoner un peu tout ça. Après tout, tu es Magicarpe, n’est-ce pas ! »


Ce que l’on pourrait traduire par : « Ici Lee, bonjour Godan, j’espère que tu as bien dormi parce que tu vas avoir du pain sur la planche, maintenant. J’ai besoin de ton aide précieuse du fait que deux agents de l’Elite Pourpre ont décidé de semer le chaos dans un bataillon rebelle. Ce sont les deux soldats masculins de Setsuna Seiei qui, tu me l’as dit, a réussi à s’infiltrer dans un de nos bataillons, à l’emplacement que tu m’as donné. Bref, il faudrait que tu viennes me neutraliser tout ça. Après tout, tu es Godan Kama, c’est dans tes capacités, non ? ».

Par ce genre de formulation, elle était sûre de ne pas se faire comprendre dans le cas où le message était intercepté. Mais elle était également certaine que ce serait parlant pour le chimérien – qui n’était pas réputé pour être une lumière – et qui, de toute façon, ne comprenait que ce genre d’élucubrations sans sens.

Lee soupira en rangeant son téléphone dans sa poche et croisa par inadvertance le regard de Skan. Elle se sentit étrangement gênée, d’un seul coup, et ouvrit la bouche pour se justifier… Avant de la refermer avec résignation. Un soupir s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle exécutait un geste las pour signifier à l’Elfe qu’elle n’avait pas envie de s’expliquer… Quelle galère c’était encore, cette guerre…

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« Pick a star on the dark horizon and follow the light. »


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Dictateur des marsus anti-moutons

Godan Kama
Dictateur des marsus anti-moutons

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Race: Chimérien

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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   30.01.11 19:26
6h30, heure de Mars, dans le repère secret des HK, proche des collines barbapapas.

La seconde équipe des HK, composée de Terry, XY, Alphonso et Pilou, venaient de prendre la relève auprès de la première équipe composée du nudiste, de Tigon, de Dom et Mino et de Mickey et Donald. Cette dernière venait de veiller toute la nuit, observant ses écrans de contrôle. Godan lui n’avait pas dormit. Il regardait avec de grands yeux cernés de cernes, mais grands ouverts, la carte détaillée du champ de bataille qui venait de lui être envoyé par Némo, toujours debout lui aussi.
Pilou s’approcha tout doucement.
« -Bonjour Godan, houba encore debout, tu devrais all…
-VAS ME CHERCHER UN AUTRE CACOLAC !!!!
-Hein ?
-BIDJOU, TU VAS ME CHERCHER UN CACOLAC OU JE TE… JE TE… JE T’EPILE TOUS TES POILS AVEC DE LA CIRE DES OREILLES DU DOCTEUR TIGON ! »
Le marsupilami s’exécuta. Dans la réserve il ne restait plus que quelques canettes de cacolac sur tout le ravitaillement qui avait été apporté.
« -Tu… T’es bourré toute la nuit au cacolac ?
-CACOLAC !!! CACO… CAC… CALOCAC !!! Oui, au moins avec ça je reste éveillé ! C’EST LA GUERRE !!! A L’ATTAQUE !!! »
Il se leva et tourna tout autour de la table, brandissant fièrement son cacolac en hurlant « CACOLAC, A L’ATTAQUE !!! CACOLAC, A L’ATTAQUEUH !!! » Il vint s’asseoir à nouveau et termina d’une gorgée le breuvage chocolaté et la balança dans un coin de la pièce où était entassé une bonne cinquantaine de cadavre. Il décapsula une nouvelle canette.
« -Je n’arrive pas à le croire… Tiens, en parlant de la guerre… Si nous nous en tirons, est-ce que tu m’autorise à prendre des vacances ? S’il te plaît ? »
Le chimérien fronça ses sourcils et s’avança avec son haleine putride parfumée au cacolac, vers le pauvre marsupilami qui se demanda s’il n’avait pas dû se taire.
« -Vacances… ET POUR ALLER OU TETE DE BANANE !
-Bah… Je… pensais partir en Chine, sur Métalia…
-En Chine… Ah oué… MAIS TU AS PERDU LA RAISON ! Tu as envie de te faire bouffer ou quoi ?
-Pff ! N’importe quoi, ce n’est qu’un mythe !
-Ah oué… Ah oué d’accord… Et les 101 dalmatiens t’en fais quoi… Tu savais qu’après la sortie du film à Hongkong il n’en restait plus que 37 ?
-Mais…
-Et la Belle et le clochard. Quand le clochard s’est fait la belle en Chine, la belle s’est fait clocharde en apprenant que son clochard s’est bel et bien fait bouffé ! Et Rox et Rouky…
-Oh, c’est bon j’ai compris… Pas de vacances… »
Le marsupilami repartit un peu déçu pendant que Godan savourait son nouvel exploit avec une canette de cacolac ! Puis il repartit sur l’analyse de l’avancée de l’élite pourpre avant que Némo apparaisse à nouveau sur l’écran.
« -Allô maman bobo, comment elle t’a fait, tu ressemble à un chameau….
-… Godan ? Tu as re-picolé au cacolac toi !
-Hein ? Heu… Ok, j’avoue.
-Bref, j’ai des nouvelles. Les rebelles sont en grande difficulté, l’élite pourpre les extermine. Même si, selon les statistiques, l’empire a perdu le plus grand nombre d’hommes.
-Oué, mais selon les statistiques le cacolac rend saoul alors tu sais… Bref… Nous allons aider les rebelles… TERRY, ALPHONSO ! Dirigez-vous à VDM-001-HKT et tuez deux ou trois rebelles…
-Je ne comprends jamais ta logique.
-Ecoute. Nous allons essayer de donner un coup de main aux rebelles. Mais, pour éviter que mister big ben…
-Non, Big brother…
-Oué pareil, et arrêtes de m’interrompre ! Bref, si le gros frère nous surprend à aider les rebelles… Nous risquons de perdre nos têtes ! Enfin la tienne c’est pas grave mais la mienne ! PENSES A LA MIENNE ! Bref, il faut brouiller les pistes comme nous brouillons les œufs.
-Pourquoi aider les rebelles ?
-Némo tête d’haricot… L’empire de l’ordre et de la paix ok. Mais là mister j’ai tout le monde à mes pieds, commences vraiment à me les chauffer. Il tente d’emmener la paix par la guerre et l’ordre par… La guerre. Lui et tout son capitalisme avec ses idées qu’il contredit j’en ai marre. Nous allons donner un coup de pouce aux rebelles pour qu’il ait honte et qu’il se flagelle !
-Tu crois qu’Orion se flagelle quand il a honte ?
-Heu… Je ne sais pas… D’ailleurs je ne sais même pas comment aider les rebelles. »
Comme si le monsieur de là-haut, vous savez, celui qui fait les éclairages, l’avait entendu, Godan reçut un coup de fil de Lee… Aussitôt il se jeta sur son portable et décrocha…
« -Allow ?
« — Ici la Panthère Rose, bonjour Magicarpe, j’espère que la nuit t’a été douce. Je crois qu’il est temps que tu viennes faire trempette dans mon dessin animé, certains messieurs moustachus assez teigneux en ont après mon grade. Ce sont les deux acolytes masculins du dindon qui, tu me l’as dit, est entré dans ma cheminée. Bref, il faudrait que tu viennes me ramoner un peu tout ça. Après tout, tu es Magicarpe, n’est-ce pas ! »

Elle raccrocha presque aussitôt…
« -Heu Némo… Je n’ai pas compris ce que me demande Lee…
-Qu’as-tu compris ?
-Bah « ici la tapette, bonjour Godan, j’espère que tu as bien observé la lune, je crois qu’il faut que tu viennes à poil dans mon vaisseau, certains messieurs assez pervers veulent me faire ma fête. Ce sont deux acolytes d’Orion qui, tu me l’as dit, sont en train de visiter ma cheminée. Bref il faudrait que tu viennes m’aider et te faire ramoner… Après tout tu es Godan… »
-Godan…
-Oui c'est moi ?
-Tu es bête… Mais bêêêête ! C’est atroce !!! MAIS ELLE NE T’A PAS DIT CA !!! Elle a dit : Ici Lee, bonjour Godan, j’espère que tu as bien dormi parce que tu vas avoir du pain sur la planche, maintenant. J’ai besoin de ton aide précieuse du fait que deux agents de l’Elite Pourpre ont décidé de semer le chaos dans un bataillon rebelle. Ce sont les deux soldats masculins de Setsuna Seiei qui, tu me l’as dit, a réussi à s’infiltrer dans un de nos bataillons, à l’emplacement que tu m’as donné. Bref, il faudrait que tu viennes me neutraliser tout ça. Après tout, tu es Godan Kama, c’est dans tes capacités, non ? »
-Ah oué… Alors A L’ATTAQUE !!!! »


7h29, heure de Mars, sortie d’un souterrain secret des HK, proche des collines barbapapas.

Mesmer en poche et armes attachées à la brioche, Godan, XY, Pilou et Alphonso sortaient de l’un des souterrains secrets des HK, celui leur permettant de partir vers l’un des camps rebelles. A la lumière du jour levant, le chimérien regarda autour de lui et eu la surprise de constater l’absence de véhicules adaptés pour se rendre en moins de dix minutes vers le camp rebelle où avait été repéré Koizumi et Akise. Il y avait juste trois ânes.
« -Bah… Alphonso… Tu devais te charger des véhicules, ils sont où ?
-Bah ils sont là, les ânes. Excouses-moi ma, tou a écoulé tout l’algent qui nous rester per acheter dou cacolac.
-Ah non mais c’est une blague… »
Apparemment non. Godan imita XY et Alphonso et ils montèrent sur un âne chacun. Mais au moment de partir, aucun âne ne bougea une oreille.
« -Allez, hop hop tayo !
-Heu Godan… Ils ne pa’lent qué Hindi. Attends rega’des : Calō, agrima jiddī yā maiṁ tumhārī hi'mata ānsū ! »
L’âne de Alphonso commença à avancer très, même trop doucement. Godan en eu marre. Il prit un de ses boomerangs et l’enfonça dans le derrière de son âne qui hurla et courut pendant trois pas avant de s’arrêter. Il essaya autre chose et sortit trois canettes de cacolac et les décapsula une par une. Il descendit de son âne et lui en fit boire une en entière. Puis il fit de même au deux autres avant de lui piquer les fesses à nouveau. Aussitôt le résultat fut nettement plus visible l’âne hurla et se mit à courir, mais pas trois pas ni à 3 km/heure, non, il courut à la vitesse de bip-bip ! A 150 KM/H !!! Alphonso et XY en voyant que Godan a disparut dans un nuage de poussières soulevé par l’âne courant, piquèrent leurs ânes et eux aussi se transformèrent en pilote de formule 1 ! Enfin, de formule âne…

7h37, heure de Mars, bataillon rebelle.

Godan, XY, Pilou et Alphonso venaient d’arriver dans le bataillon. Le second du sergent Gradmont, M. Bartholomé, les avaient accueillit, étant prévenu de leur venu imminente.
« -Merci mon cher vous êtes bien aimable… Un cacolac ?
-Heu… Oui, pourquoi pas !
-Non, vous auriez dû dire non ! Parce que là je vais refuser, ça va créer des tensions entre nous et le feeling ne va pas passer. Attendez, j’ai déjà perdu trois canettes que j’ai fait boire à trois ânes, ce n’est pas pour en re-donner une à un autre !
-Mais, je ne vous permets pas !
-Et voilà, tension, colère, pourquoi tant de haine entre rebe… ATCHOUM b’elle… »
Godan et sa troupe suivirent Bartholomé qui semblait faire la tête… Ils furent amener dans une sorte d’espace détente, avec des canapés et un distributeur à… CACOLAC !!! Mais Alphonso refusa que Godan en prennent. Même pas drôle. Soudain, Némo intervint dans l’oreillette de Godan…
« -Allô Godan, ici Némo…
-Poil au dos. C’est pour quoi ?
-Tu as fait connaissance avec Bartholomé ?
-Poil au nez, oui… Pourquoi ?
-Bon, très bien. Je viens de réussir à accéder grâce à mon pouvoir à toutes les caméras du camp. Et j’ai par la même occasion j’ai repéré Koizumi et Akise ! Ils sont dans l’aile nord-est du camp, ils sont dans des vestiaires en train de nettoyer des fusils. Essaie d’agir en discrétion !
-Poil au… Poil au… Euh.. Tu m’as posé une colle… Ah, POIL AU FION !!! »
L’intégralité des personnes les entourant le regardèrent. DI-SCRE-TION qu’il avait dit le monsieur !
…
Le petit groupe se déplaça vers l’aile nord-est. Neutraliser les deux espions, simplicité et stratégie. Godan interpella Terry dans son oreillette pour savoir comment faire, pendant que Némo les guidait grâce aux caméras de surveillance.

Ils ne tardèrent pas à atteindre cette fameuse aile. Némo les prévint d’un petit groupe de rebelle armé. Aussitôt, il les conseilla de rentrer dans une salle, vide selon les caméras, le temps que les individus passent. Godan n’avait même pas cherché à le contredire, il faut dire qu’un chimérien excentrique avec un marsupilami sur l’épaule, un grand gaillard du nom d’Alphonso en costard rose et une femme aussi froide que de la glace… Il valait mieux ne pas se faire trop remarquer par des forces armées, surtout lorsque l’intégralité de cette base était peuplée de ces dîtes forces. Ils attendirent ainsi dans cette pièce sans fenêtre. Un autre groupe passa à l’extérieur. Ils ressortirent et firent ainsi, évitant tout groupe armé.
Enfin, ils arrivèrent près de la pièce où se trouvait les deux individus, une pièce tout au fond d’un cul de sac. Ils étaient, selon les caméras, seuls. Terry, la petite mémé, commença à leur indiquer la procédure avant que Godan ne la coupe…
« -Ok, écoutez-moi jeunes blanc-becs ! Pilou, derrière toi tu as une fenêtre, tu y sors et tu vas rentrer dans ce vestiaire qui comporte également une fenêtre. Tu vas les prendre par derrière. Vous trois vous…
-Non, Pilou, tu fais ce que Terry te dit, mais tu ne rentres que s’il y a un problème, n’hésite pas à défoncer la fenêtre. XY, tu vas rentrer, seule, sous forme d’un soldat. Tu mates leurs engins et tu les complimentes. De manière à les piquer. Je vais mettre ma caméra araignée sur ton épaule pour que je vois toute la scène directement dans mes caméras iris. Alfonzo, va surveiller que personnes ne viennent jusqu’ici. Tu utilises tous les moyens sauf tuer, uses de ton mesmer ! Je te rappelle que nous sommes tout de même en territoire ennemi. Moi je reste ici, à la porte, je vais intervenir, dès que j’ouvre la porte XY, prend ton mesmer, il ne faut pas les louper. Ok, action, je veux vous tous en communication audio ! »
La mission débuta, il fallait faire vite. XY se transforma donc en soldat et elle entra pendant que Godan attendait à l’extérieur de la pièce. Il vit tout via sa caméra iris… XY obéissait aux ordres, elle matait les engins des deux soldats et elle en prit un. Soudain, Alfonzo déboula dans le couloir…
« -GODAN ! UN GROUPE DE SOLDAT ARRIVE, ILS VEULENT A TOUT PRIX PASSER ! »
Il fallait faire vite. Il appela Pilou et lui ordonna de rentrer dans le vestiaire. Un bruit d’éclat de verre retentit. Godan entra à son tour dans la pièce, XY avait déjà armé son mesmer. Godan prit le sien et appuya sur le bouton pendant que Pilou avait rejoint Alfonzo pour tenter de calmer les soldats qui voulaient rentrer.
« -Koisumi et Akise, vous êtes des vendeurs de brocolis surgelés sur Aéros, à Aquodravilla, vous reprendrez vos esprits que dans 15 jours à partir de maintenant, personnes ne vous a fait oublier la mémoire, mais vous nous oubliez, allez à Aqodravilla en plus il y a une super promo ! Allez hop ! »
Les deux agents tombèrent dans les pommes. Maintenant il fallait s’occuper des soldats retenus par Alfonzo et Pilou. Godan sortit et reprit son mesmer…
« -Jamais des agents HK vous ont bloqué le passage, vous nous oubliez et… Heu… Le vestiaire est remplit de cafard, il faudrait le nettoyer un peu… Et rajouter des images de filles à poil… Hop !»

8h34, heure de Mars, HK-tour.

L’équipe était rentrée sans encombre. Complètement fatigué, Godan appela Lee avant de partir se coucher…
« -A y’est, le cacolac est vidé… »






Spoiler:
 
Résultat : deux rebelles de tués. Koisumi et Akise hors service



"Ma vie est identique à un grand corbeau : elle est noire, elle est funeste et elle vole bas, bref, j'ai une vie de merde"

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Vogel Frei - L'âme libre, l'oiseau hors-la-loi.

Lee Eithan
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Nationalité: Pyrélia
Race: Humaine aux gènes robotisés

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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   02.02.11 18:42
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Cela faisait deux heures que les trois Walkyries patientaient dans leur bosquet. Le temps commençait à leur sembler long. L’orage était passé, la pluie également, ce qui n’était pas pour leur déplaire. Une grande éclaircie céruléenne envahissait la grisaille du ciel, et le soleil était désormais un cercle luisant derrière les nuages, un cercle que l’on pouvait aisément regarder de face tellement il était pâle. Lee, assise sur l’aérodyne, était parfois prise de somnolence et le scrutait d’un œil morne. De temps à autre, un rapport de ses agents parvenait sur Asgard et elle se jetait avidement dessus, comme à l’affût de la moindre activité à vaquer. Elle restait parfois de longues minutes à réfléchir quant à la stratégie à suivre, puis elle envoyait ses ordres avec la plus grande minutie du monde.

Pendant qu’Elohym semblait chercher à tirer quelque chose de la Matrice, via l’aérodyne de Nagato (autant dire que l’opération ne se révélait pas être un franc succès…), Skan s’occupait à faire de grandes rondes à travers le petit bois, malgré leur assurance d’être invisibles. Oui, oui, ce n’était pas l’activité qui les étouffait… Mais après tout, on fait avec ce qu’on a, et en l’occurrence, ils n’avaient pas grand-chose à faire… Hormis attendre l’appel de Godan, ce qui n’avait pas l’air d’arriver… En somme, ils s’ennuyaient presque.

Alors que Lee s’apprêtait à étouffer un bâillement, la vibration de son portable, placé dans sa poche, la fit tressaillir de surprise. D’un geste saccadé, elle se saisit du petit appareil et le colla précipitamment contre son oreille.
    « — Oui ? demanda-t-elle d’un ton neutre qui contrastait étrangement avec son attitude.
    — A y’est, le cacolac est vidé… » lâcha la voix renfrognée de Godan, au bout du fil.


On aurait dit un ours des cavernes que l’on réveillait en plein sommeil hibernal. Lee mit quelques secondes avant de réagir. Le cacolac… ? Qu’est-ce que c’était encore que cette histoire ?! Elle eut un regard un peu désabusé alors qu’elle marmonnait :
    « — Qu’est-ce que tu me parles de caco… Oh ! »


Ses yeux s’illuminèrent tout à coup d’un sentiment d’euphorie et de triomphe. Quelle époustouflante métaphore, dis donc… Comparer une mission à un cacolac… C’était du Godan tout craché. Elle eut un sourire amusé et acheva la conversation d’un :
    « — Merci, je suis heureuse de pouvoir compter sur toi, mon vieux. Tâche de rester en vie... Et arrête de boire ! A la prochaine ! »


Sur ce, elle raccrocha. A vrai dire, elle n’avait vraiment pas le temps de palabrer sur des banalités. Maintenant qu’elle avait du travail, elle allait s’y adonner entièrement, jusqu’au parfait accomplissement de sa tâche. En temps de guerre, s’occuper l’esprit au mieux était la solution la plus adaptée pour ne pas paniquer et se laisser complètement aller. Perdre le contrôle d’elle-même, perdre le contrôle tout court, faisaient partie de ces choses que Lee supportait difficilement. Avec la défaite, l’inactivité et l’irréfléchi.

D’un geste, elle signifia à Elohym et Skan qu’il était temps d’aller de l’avant. La phase B du plan était enclenchée. Tout s’était fait dans la discrétion la plus totale jusqu’à maintenant, et désormais, il s’agissait de s’afficher et de rameuter tous les rebelles du camp. Alors, tous trois désactivèrent leurs modules de camouflage et se rendirent visibles à n’importe quelle paire d’yeux, fût-elle humaine ou elfique. Puis, comme ils l’avaient prévu, ils ôtèrent leurs masques d’anonymat. Les yeux saphir d’Elohym, qui étaient en réalité ceux de son frère Seth, se fixèrent sur Lee avec détermination, tandis que le visage sombre et scarifié de Skan se tournait vers sa moto. Bien, ils étaient parés. Comme d’usage, la jeune femme aux cheveux couleur églantine frotta la gaine qui contenait son arme pour s’assurer de sa présence, puis, elle démarra. Les deux Elfes firent de même et dans un chœur de ronronnements de moteurs, les trois véhicules s’élancèrent hors du bois. La vitesse emportait le cœur de Lee qui commençait à battre à toute allure, à mesure qu’ils s’approchaient du camp. Les yeux rivés sur cet agencement compact de vaisseaux, elle serrait de la mâchoire pour contenir sa nervosité totale. Dans quelques instants, elle allait accomplir un acte qu’elle avait toujours su hors de sa portée… Déclamer un discours aussi convaincant et persuasif que possible devant une…foule…monstre. Toute agoraphobe qu’elle était, elle en avait les jambes paralysées de terreur. Mais elle devait le faire. Après tout, c’était sa décision. C’était elle qui l’avait prise, il fallait assumer. Alors qu’ils n’étaient plus qu’à une centaine de mètres du campement, elle prit une profonde inspiration et leva un bras en l’air (son aérodyne n’étant que semi-couvert, Elohym et Skan pouvaient parfaitement percevoir son geste), l’abaissa soudain à l’horizontale et leva vivement un pouce. A cet instant précis, les trois véhicules se séparèrent dans trois directions diverses, comme ils l’avaient fait dans les maquis.

Les deux Elfes avaient la tâche d’interpeller bruyamment tous les rebelles du camp. Pour cela, ils disposaient de tout un outillage sonore soit de gigantesques enceintes sur leurs motos. Lee, elle, devait faire de même jusqu’à arriver au point de rencontre décidé auparavant : le centre exact du camp, c’est-à-dire le vaisseau immense qui servait d’infirmerie.

Son aérodyne pénétra enfin le camp. Elle lâcha une expiration profonde avant d’ouvrir son microphone et de prendre la parole d’une voix forte et injonctive :
    « — Mesdames, messieurs, vous êtes priés de tous vous rendre immédiatement à l’infirmerie ! Tous, sans la moindre exception ! Une annonce urgente vous sera faite dans quelques minutes ! »


Alors qu’elle énonçait son message, elle entendait en écho ceux d’Elohym et de Skan, et leurs trois voix se mêlaient pareilles à grondement de tonnerre éclatant qui ne pouvait échapper à personne. Et ils répétaient inlassablement ces mêmes phrases, inlassablement, dans toutes les rues du camp… Et, sur le moment, on pouvait véritablement parler de chevauchée des Walkyries. Lee conduisait à toute allure son engin, ses cheveux se dressaient au vent, elle plissait les yeux de concentration et sentait sa poitrine prête à exploser alors que tous les visages se retournaient à son passage. Elle aperçut enfin l’infirmerie et accéléra plus encore, tandis que ses mains gantées se crispaient sur son volant. Le vent lui sifflait dans les oreilles et l’empêchait d’entendre le moindre mot qu’elle-même énonçait d’un timbre inébranlable. Intérieurement, c’était le tumulte, extérieurement, l’impassibilité. Et c’était bien pour cela qu’elle n’avait pas fait bon ménage au sein de l’Empire… Ou l’on était totalement inhérent à l’Ordre, ou l’on ne pouvait en faire partie. Le cœur de Lee n’était que chaos, fierté et passions diverses. Elle était à des années-lumière de ce à quoi on l’avait destinée.

Au moment où elle exécutait un violent revirement de bord en freinant, elle comprit que toute la furie de ce cœur, elle devrait, dans quelques instants, la faire exploser complètement, pour tous les rallier à elle. Après tout, elle allait défier Seiei à son propre jeu, Seiei qui lui, avait beau n’être âgé que de seize ans (seize ans !), était un professionnel en la matière. C’était un gamin. Que faisaient-on des enfants, à présent… Des machines à tuer, des machines programmées pour faire régner l’Ordre. Des machines. Cela, elle l’avait elle-même vécu, comme tant d’autres, mais elle l’avait également vu, vu tant de fois, et analysé trop de fois… Elle avait vu cette froide détermination dans les yeux de Setsuna Seiei lorsqu’il lui avait tiré dessus quelques mois plus tôt, à Topazia. Cette froide détermination d’une conscience qui ne connaissait plus la valeur d’une vie, ni ce que cela changeait de penser par soi-même. Une conscience endormie, en quelque sorte, plongée dans la plus lourde léthargie qui soit. Lee avait su éveiller celle de Fang, mais celle de Seiei semblait impossible à faire revenir parmi les vivants. C’était bien cela. Les soldats de l’Empire étaient tous des consciences assoupies, des robots programmés, des morts-vivants… Ils ne savaient plus ce qu’était la vie. La vie, son mouvement, son éclat, sa force et sa danse… Ainsi, Seiei était-il mort peu après être né.

Elle avait donc de nombreux avantages sur lui, malgré son inexpérience face à la foule. Elle était reconnue en tant que dissidente recherchée activement recherchée dans les deux galaxies, tandis que son visage à lui était identifiable en tant qu’Inukaï, fervent militant d’Orion. Puis, en somme. Elle était vivante, lui était mort. Elle avait le langage du feu, le langage de la vivacité, la voix de la vérité et le timbre de la volonté. Lui, n’était que mensonges et ténèbres. Lee brillerait, lui sombrerait. Ce devait être ainsi, pour la sauvegarde de tous.

La jeune femme arrêta précipitamment son aérodyne et se dégagea d’un bond de son siège pour attraper le rebord du toit de sa carrosserie et y grimper aussi lestement qu’une panthère. Elle sortit de sa poche la télécommande du véhicule où étaient toujours enfermées les deux filles et les enferma grâce aux différents systèmes de sécurité. Puis, droite face au soleil, dressée sur L’Athéna, elle mit sa main en visière et put repérer les rebelles qui accouraient de tout sens, à pieds ou au moyen de véhicules. Un tumulte effroyable régnait, tandis que tous repéraient la jeune femme, bien visible du haut de son piédestal. En fond sonore, elle entendait toujours Elohym et Skan qui déclamaient leurs messages à pleines voix. Si elle avait bien calculé, ils auraient bientôt parcouru tout le camp. Elle leva sa montre. Dans une minute trente quatre. Trente trois. Trente deux…

Elle laissa tomber sa main sur la garde de son Lightning et balaya les environs de son regard glacial. Ils étaient nombreux. Très nombreux… Une bonne centaine. Certains, estomaqués, l’observaient à travers des lunettes interactives pour l’identifier comme étant celle qu’ils croyaient. Lee sentait monter la tension. Ils étaient tous là, tous à la regarder… A la fixer comme une bête de foire… Elle tentait au mieux de refouler sa phobie, de la refouler au plus profond de son estomac qui se tordait en tout sens… Elle déglutit doucement, imperceptiblement, et décida qu’il valait mieux pour ses nerfs de reculer un peu, de prendre de la distance. Du fait, elle activa sa téléportation et disparut dans un éclair de lumière et un grondement de tonnerre du toit du véhicule, pour réapparaître sur celui du vaisseau, quelques mètres plus haut.

Bientôt, les voix d’Elohym et de Skan s’éteignirent et Lee sut qu’ils avaient terminé cette part-là de leur travail… C’était bientôt à elle d’accomplir le sien. Au moment où elle se formulait cette pensée, une jeep apparut au coin d’un bâtiment. Lee détailla ses passagers et elle n’eut guère besoin de temps pour deviner qu’il s’agissait là des officiers. Parmi eux, Setsuna Seiei. Reconnaissable à sa tignasse sombre et presque bouclée, et à sa stature peu imposante. Petit et mince. Un gamin, oui. Chaque fois, Lee en hallucinait presque. Et se répétait inlassablement que ce « gamin » en savait assez pour mettre à sa botte un bataillon de rebelles. Enfin, à le voir, chétif au milieu d’une bande d’armoires à glace expérimentées… Lee l’aurait presque pris en sympathie. Mais bon. Ils étaient tous deux bien trop éloignés idéologiquement pour se rapprocher de manière amicale. Et de toute façon, elle-même n’était pas une femme qui pouvait se vanter d’avoir un panel d’amis très développé. Et la cause à invoquer était sans doute son horrible caractère.

Lee observait donc Seiei à la dérobée, lui jetait des regards si furtifs qu’il aurait été difficile de deviner qu’il était le centre de son attention. Après tout, il ne fallait pas qu’il leur échappe…

Une fois que la jeep fut arrêtée devant le bâtiment, un grand silence parcourut l’assemblée de rebelles. Lee se sentit un moment horriblement gênée. Mais elle gardait son regard de glace et sa posture imperturbable, presque hostile, comme toujours. Dressée fièrement sur le vaisseau, elle paraissait la plus distante des oratrices, et automatiquement, la moins douée. Ses cheveux se soulevaient doucement au gré du vent, pareils aux fleurs d’un cerisier emportées dans la brise, tandis que son visage inexpressif se tournait vers le ciel mitigé. Ses yeux étaient atones, deux pierres bleu céruléen fixées dans le vague… Son corps, parfaitement taillé dans sa combinaison d’anonymat grise, semblait avoir été sculpté par les anges. A vrai dire, lorsque l’on connaissait la réalité de la création de Lee, cette comparaison se révélait tout à fait incorrecte. A moins de considérer Apolyon et ses scientifiques comme des anges… La beauté de Lee n’avait rien d’innocente. Elle était calculée. Sensée incarner la Perfection, comme toutes les expériences du Lieutenant, la jeune femme aurait dû devenir un modèle pour tout bon sujet d’Orion. Et le critère esthétique comptait beaucoup aux yeux des foules. Pour captiver et capturer les foules, une belle femme était souvent la bonne recette. Mais pour le moment, elle ressemblait davantage à une statue de cristal qu’à une femme attirante.

Elle jeta un regard vers les postes de tir qu’Elohym et Skan s’étaient appropriés. Evidemment, elle ne pouvait pas les voir, puisqu’ils avaient réactivé le module d’invisibilité de leurs combinaisons, mais les savoir aux endroits convenus la rassurait considérablement. En effet : s’ils ne s’y trouvaient pas, sa montre connectée à Asgard aurait clignoté dangereusement, ce qui n’était pas le cas. Ils étaient donc tous deux à leurs postes, leurs blasters bridés pointés vers le jeune garçon qui se trouvait au milieu de la jeep et qui scrutait Lee d’un regard froid.

La jeune femme croisa ses doigts sur sa poitrine et prit une profonde inspiration tout en fermant les yeux… Il fallait qu’elle retrouve cet instinct humain, au plus profond d’elle-même, cet instinct qui poussait à manifester ses sentiments… Comme elle avait chassé le naturel, chassé si loin… C’était un fantôme, cette innocence, ce naturel, un fantôme perclus dans le coin de son être. Et pour cette fois, il fallait qu’elle s’en imprègne, qu’elle retrouve son visage et sa voix d’antan. Tout passerait par là…

Lorsqu’elle découvrit ses yeux azuréens, quelque chose avait changé. Elle avait comme une petite douleur dans le regard… Cette ombre qui rend les gens fréquentables. Cette fois, elle les regardait, et elle donnait le sentiment de les voir vraiment. Elle était de retour parmi les Hommes. Ses lèvres furent prises d’un frémissement étrange et elle les entrouvrit avec détermination.
    « — Bonjour à tous. »


Sa voix avait une inflexion à la fois fière et secrète, un timbre fort et doux, un ton convaincant et sensible. Cette fois, elle donnait tout. Toute son ambigüité, son amalgame de force et de faiblesse… Elle était vraie, elle s’ouvrait à eux, leur ouvrait son intime. Ses secrets émotionnels étincelaient dans ses prunelles bleues et résonnaient dans sa voix sereine.

    « — Je pense que ce n’est à prouver pour personne : je suis Lee Eithan. Rebelle native de Pyrélia, pilote de L’Athéna. L’Empire se fait un plaisir de publier mon portrait aux quatre coins des deux galaxies alors il me semble que si vous ne connaissez pas mon visage, il faudra remettre en question votre activité rebelle de ces six dernières années. » Elle eut un sourire un peu moqueur et exécuta un vaste balayement de regard sur ses spectateurs avant de poursuivre. « De ce fait, je pense que vous pouvez porter crédit à mes paroles et ne pas y voir une quelconque tentative de duperie de ma part. Chacun d’entre vous me connaît. Certains sont même assez proches de moi. » Elle fixa ostensiblement Bartholomée pour que tous les regards se tournent lui. Il eut un rougissement véhément et opina du chef avec vigueur. « C’est certain. Je n’ai donc pas grand-chose à prouver quant à la véracité de mes paroles ou de mes renseignements. Sachez que cela fait six ans que je suis pourchassée sans relâche par les meilleurs limiers d’Orion et que je suis toujours là. Toujours. Et j’ai toujours été une source fiable d’informations. Sinon je serais morte depuis un certain temps. Sommes-nous d’accord sur ce point ? »


Elle les regarda tous avec un amalgame de sérieux et de sensibilité étonnant de sa part. Après un instant de silence, il y eut une sorte de bourdonnement approbateur. Cette confiance qu’ils lui accordaient la soulagea quelque peu et elle décida de sauter prestement sur le toit de son aérodyne pour poursuivre le discours, à une distance plus réduite, plus fermée, et donc plus intime. Elle reprit donc, en posant ses mains sur ses hanches.
    « — J’en suis heureuse. Eh bien, sachez que j’ai une information capitale pour vous. Une information qui vous concerne directement mais dont j’ai été étrangement la première instruite. D’ailleurs, je ne comprends pas comment une chose pareille est possible. Soit vous êtes les plus mal renseignés des rebelles, soit le génie de la taupe qui se terre parmi vous est sans pareil. »


Un grand éclat de voix retentit soudain : comme un homme, la foule était devenue hystérique et un brouhaha sans nom s’élevait dans le camp rebelle. Lee leva les deux mains en l’air en signe d’apaisement et ils se turent tous pour la scruter de nouveau. Son regard les détaillait tous avec attention tandis qu’elle énonçait ses révélations avec calme.
    « — Gardez contenance. La majeure partie de ses actions ont été interrompues ce matin, et ses tunnels s’effondrent petit à petit sur elle… Elle est à vrai dire coincée, à présent. »


Ses deux dernières phrases sonnaient comme une menace, un glas étrange qui s’abattait sur la foule, tandis que chacun se dévisageait avec consternation. Qui pouvait être cette fameuse taupe ? Lui ? Elle ? Cette femme, là-bas, qui semble paralysée de terreur ? Une paranoïa croissante montait dans les rangs. Lee, quant à elle, observait Setsuna furtivement. Lui, comme elle l’avait bien prévu, ne se départait pas de sa froideur. Un vrai agent impérial. Stoïque jusqu’au bout, en accord avec l’Ordre jusqu’à la fin.
    « — Cessez donc ces mouvements de masse infâmes ! » s’écria-t-elle soudain, avec une sorte de flamme de colère dans les yeux et une voix vibrante de rage. « Cessez, vous dis-je, cessez de lapider les mauvaises personnes comme vous l’avez fait hier ! Cessez d’étrangler les innocents tandis que l’ombre du coupable plane derrière vous sans que vous ne vouliez lui prêter la moindre attention ! Cessez de fixer le responsable idéal et réfléchissez au plus profond de vous-mêmes… Réfléchissez, bon sang ! Réfléchissez au lieu de céder à la peur et de perdre tout vos moyens ! Le second Bartholomée est la meilleure image que je puisse utiliser pour vous expliquer quelle a été votre réaction, hier. Il s’est laissé gagner par une terreur rampante, il a posé ses yeux sur le coupable qu’on lui a désigné et l’a tout simplement descendu sans se poser de questions, dicté par la sourde rumeur de sa peur. Gradmond était innocent. C’est la peur de Bartholomée qui l’a tué... » Elle fit une pause en les considérant avec sévérité. « J’aimerais que vous compreniez une chose. »


Sa voix s’était soudain faite plus calme et plus profonde. Elle tendit légèrement ses bras vers l’avant, les mains ouvertes, dans un signe de totale tolérance…
    « — La peur n’est pas répréhensible tant qu’on ne la laisse pas prendre le dessus. Sachez que mon cœur est ébranlé d’une terreur sans nom en ce moment même. Des êtres qui me sont chers se perdent quelque part sur le champ de bataille, quelque part, je ne saurai pas où. Et si leurs corps tombent, et si leurs âmes s’évadent, je ne saurais pas où trouver leurs dépouilles… Je le proclame, je le proclame devant vous, comme je ne l’ai jamais fait auparavant : je suis terrifiée ! Lee Eithan a une poitrine où la peur étend ses ombres ! »


Sur ce, elle ferma la bouche pour ravaler sa salive et plonger son regard dans cette foule, source de toutes ses phobies… Un regard un peu dément, un regard animé de vérité, un regard où brûlait un incendie d’émotions.
    « — Seulement. Seulement ma peur n’entrave pas ma réflexion, ma peur n’est pas un facteur de défaite. Jamais. Le vrai courage, on l’aura dit souvent, mais pas assez assimilé, le vrai courage est de surmonter ses peurs. D’aller au-devant de leurs illusions et de regarder autour de soi avec lucidité. On peut avoir le cœur empli d’horreur et l’esprit en alerte. Vous êtes rebelles. Vous êtes en opposition avec la sclérose d’Orion, non ? Vous êtes en opposition avec ce leitmotiv ridicule d’ « Ordre » ? N’est-ce pas ? Vous haïssez cette manière qu’il a d’imposer une opinion folle et irréalisable ? Car quel homme, quelle femme sensé peut être sûr que l’Ordre et la Paix parfaite régnera dans un monde humain ? A moins de tous nous transformer en machines, jamais l’Ordre ne régnera ! Nous sommes des êtres de mouvement, des êtres en perpétuel changement ! Nous figer, nous immobiliser dans l’Ordre nous ôtera notre nature d’êtres conscients. Vous ! Vous, vous le savez ! Vous êtes rebelles ! Vous savez qu’il faut avoir l’esprit en alerte, l’esprit vigilant, la pensée en mouvement ! Vous le savez ! Nous ! Nous, nous le savons… »


Elle brandit un poing en l’air vers le soleil en les observant avec une volonté infaillible. Elle semblait les défier de son regard électrique. Et chacun, comme pris d’une solidarité étrange, leva son poing vers le ciel. Lee jeta un coup d’œil à Setsuna qui avait paru plutôt réticent à démontrer une appartenance à une telle cause. Elle eut un haussement de sourcil à son attention, haussement de sourcil qu’il dut percevoir.
    « — Nous le savons tous, vous et moi ! Nous luttons contre cette oppression ignoble, TOUS, dans un même élan ! Nous tendons TOUS le poing vers la liberté, nous ouvrons TOUS les doigts pour la saisir… »


Elle ferma les yeux et illustra ses paroles du geste approprié. Puis elle leur lança un regard brillant de détermination et de fureur.
    « — Et un jour, croyez-moi, nous la saisirons à pleine main, et nous serons à nouveau des Hommes, des vrais. Ou devrait-on dire, pour ne pas faire offense aux Lycans, Elfes, Vampires et Chimériens : « nous serons à nouveau des êtres conscients libres ». Vous comprenez sans doute pourquoi vous devez être attentifs à vos actes, pourquoi votre pensée doit toujours être en éveil et surveiller les illusions que forment vos peurs ? Je vais vous le dire franchement. Vos peurs, si vous ne les endiguez pas d’une réflexion constante, elles seront les ficelles que nos ennemis prendront en main pour faire de vous des marionnettes. De simples marionnettes. Et vous ne vaudrez pas mieux que ces pauvres « sujets de l’Empire » qui collaborent sans y penser. Ils sont des automates, des robots, et si vous ne restez pas vigilants, vous, vous serez des marionnettes ! A partir d’aujourd’hui, JE VEUX DE LA VIGILANCE PARTOUT ! Réfléchissez ! N’accusez pas à tort ! Réfléchissez et ne vous laissez pas guider ! »


Elle baissa son poing pour jeter un coup d’œil à sa montre. Puis elle releva son regard vers eux et leur annonça d’un ton serein :
    « — Vous avez deux minutes pour me trouver cette taupe. Je vous pose simplement ce peu de questions. Qui vous a pris pour des marionnettes, qui tient les fils ? Qui a exploité vos peurs ? Qui tire profit de la mort de Gradmond ? Qui a assez peu de sentiment humain pour tirer profit de la mort d’un Homme ? Il est huit heures cinquante-et-une à ma montre. A huit heures cinquante-trois, si vous n’avez pas trouvé, je ne saurais pas quoi faire de vous. »


Tandis que la plupart des rebelles fermaient les yeux, le front plissé de concentration, que d’autres s’asseyaient au sol et se prenaient la tête entre les mains, tandis qu’ils méditaient tous dans un silence religieux, Lee fusillait Setsuna Seiei du regard. Pouvait-on être encore un enfant, un adolescent, alors que l’on exploitait la mort d’un Homme ? Où était son humanité ? L’Empire l’a lui avait-il volée ? Elle aurait payé cher pour savoir ce que ce garçon ressentait à l’instant même. Mais il semblait plus impassible qu’un roc. Lorsqu’elle regarda à nouveau sa montre, au moment où le temps imparti devait s’arrêter, elle lança d’une voix forte, les yeux rivés sur son cadran.
    « — Tu es un bon soldat, pas vrai ? Ils t’ont appris à te tenir. Tu es celui qui détient le plus de rigueur et d’ordre, dans ce camp. Tu es celui en lequel je vois le moins d’humanité. La caches-tu, dis-moi, petit soldat, ton humanité ? Est-ce toi, le maître des artifices ? Ou bien est-ce Orion, l’illusionniste professionnel, est-Orion qui l’a-t-il fait disparaître dans son grand chapeau de magicien ? »


La foule la regardait avec consternation et lorsqu’elle releva son visage vers elle, elle annonça :
    « — Top. Le temps file, il ne vous attend pas. J’appelle à la barre… »


Elle glissa son regard électrique dans les rangs et trouva celui d’une petite jeune fille terrorisée. Elle avait l’air de ne pas encore atteindre la vingtaine, ce qui exaspéra à nouveau Lee. Qu’était donc cette manie que ce monde avait d’ôter l’enfance de tous ces êtres… Elle tendit sa main droite à la gamine et lui lança un sourire avenant.
    « — Toi. Allez, approche, ne t’en fais pas. Le périmètre est sécurisé, tu ne risques rien. »


La môme s’avança avec peine dans la masse et alla attraper la main de Lee qui la tira souplement sur le toit de son aérodyne. Elle garda la main de la jeune fille serrée dans la sienne et l’interrogea de son regard singulièrement expressif. Un regard solide qui procurait soutien et réconfort pour parler devant pareille foule.
    « — Tu as une réponse à mes questions ? demanda Lee d’une voix lente.
    — Je crois… murmura faiblement la gamine.
    — Et moi, je crois que tu devrais élever davantage la voix, personne ne t’entend, sais-tu, chuchota Lee avec compassion.
    — Pardon… marmonna l’autre, avant de dire de manière plus audible : En fait, la solution n’est…n’est pas difficile à prendre en compte… J’ai réfléchi à ce qui s’est produit après la mort de Monsieur Gradmond. Et j’ai trouvé un homme qui, depuis ce moment-là, est devenu notre maître à tous, assez inexplicablement… Comme s’il avait en main notre confiance depuis toujours alors que nous ne le connaissons pas… »


La jeune fille leva sa tête frêle vers la silhouette de Seiei et brandit son doigt vers lui, en prenant sa voix la plus forte et la plus accusatrice.
    « — C’est ce garçon, là-bas, dans la jeep des officiers. »


Le temps sembla s’arrêter et un silence de mort accusa la foule entière tandis que tous les regards se portaient sur le jeune homme. Lee le fixait avec provocation. Il était coincé, et le moindre mouvement suspect de sa part entrainerait les tirs d’Elohym et Skan. Il était fait comme un rat. Alors Lee regarda Bartholomée et effectua le geste convenu : elle leva la main droite, et ferma son poing rapidement. Le Walkyrie saisit immédiatement le message. Tout de même performant, le gaillard. D’un geste leste, il dégaina son pistolet laser qu’il braqua sur la tempe du garçon. Son regard s’était durci, et il semblait tout à coup bien plus difficile à aborder par manipulation. Il lança d’un ton dur :
    « — Setsuna Seiei, Caporal des Seraphims, aussi dit Inukaï, nous vous arrêtons pour participation à l’asservissement des populations des deux galaxies. Ne tentez rien d’inconsidéré, deux snipers camouflés sont pointés sur vous. »


Bartholomée fit ensuite signe aux officiers qui se tenaient à ses côtés de désarmer le jeune homme. L’un d’eux entreprit une fouille au corps à corps et finit par ôter la ceinture et le holster de Seiei, holster qui contenait un semi-automatique. Pendant ce temps, Lee brandissait devant elle sa montre connectée à Asgard et fit soudain apparaître un hologramme. Il s’agissait du profil de Seiei, qui circulait sur n’importe quel canal d’informations tellement il était réputé sous le nom d’Inukaï. Lee fit les présentations d’une voix tranquille :
    « — Setsuna F. Seiei, Caporal de Lilith Va’arda affilié à la manipulation psychologique des masses. Il a coutume de déclamer des discours publics à visage découvert, sous le pseudonyme d’Inukaï. Je me suis étonnée que vous ne l’ayez pas reconnu. »


Sur ce, elle fit disparaître l’hologramme et se retourna vers le petit soldat. Elle secoua la tête de désapprobation avec un regard qui exprimait toute la pitié du monde. De tout son cœur, elle aurait aimé l’aider à remonter la pente, elle aurait aimé l’éveiller personnellement, et le ramener parmi les vivants… Mais l’heure était grave et le temps lui manquait. Elle se contenta de soupirer :
    « — Seize ans. Qu’a-t-on fait de toi, Setsuna… Bien. Je ne tiens pas à ce qu’il subisse le même sort que Gradmond, aussi, veuillez contrôler vos pulsions meurtrières. Il a beau être particulièrement subtil et manipulateur, c’est encore un adolescent. Il est encore vif et alerte, son esprit ne peut pas être déjà fossilisé. Ou alors la situation est plus grave que ce que je ne pensais. Et les rebelles ne sont pas des tueurs d’enfants. Changez ses habits pour éviter toute surprise malencontreuse, menottez-le… Et enfermez-le dans le vaisseau réservé aux prisonniers. Gardez-le bien, soyez vigilants. J’irai sans doute lui rendre visite après le conflit, du moins, si j’en sors vivante… Discuter avec lui le mènera peut-être à réfléchir vis-à-vis sa position. Ah… Profitez-en pour mettre en cellule ses deux partenaires féminines. »


Ce disant, elle tira sa télécommande de sa poche et la pointa sur les portières de L’Athéna qui s’ouvrirent après reconnaissance digitale et insertion d’un mot de passe. Les deux prisonnières endormies se révélèrent à la vue de tous, ce qui illustra les propos de la rebelle. Il y eut un bourdonnement de surprise mais, rapidement, deux soldats vinrent les défaire de leurs chaînes pour les porter jusqu’au dit vaisseau, suivis par Setsuna encadré de trois gardes armés.

Bien. Il était grand temps de passer à l’action, à la grande action, à l’action totale et massive. Lee sauta au bas de son aérodyne et fendit la foule rapidement pour rejoindre la jeep des officiers. Dans le même temps, Elohym et Skan étaient réapparus et se dirigeaient dans la même direction qu’elle. La fine équipe se retrouva finalement dans la voiture découverte, auprès d’une femme et de deux hommes qui avaient le commandement du camp. Lee sourit chaleureusement à ses deux coéquipiers et les présenta rapidement aux officiers :
    « — Voici Anima et Faust, deux rebelles avec qui je travaille en ce moment. »


Elle restait volontairement vague et seul Bartholomé qui scrutait les Elfes avec attention devinait qu’ils étaient à présent quatre agents de la Walkyriade dans le même véhicule. Les salutations faites, ils formaient à présent un cercle silencieux où chacun détaillait l’autre avec intérêt, sans vraiment savoir par où commencer. Ce fut Bartholomée qui, le premier, s’adressa à Lee :
    « — Désormais que la cohérence est rétablie dans ce camp, que faut-il que nous fassions ? Vous désirez prendre le commandement du bataillon ?
    — Non, répliqua-t-elle, aussitôt, d’un ton aussi coupant que catégorique. Je vais effectivement rester parmi vous mais il n’y aura aucun – je répète, aucun – chef, leader, commandant suprême ici. Ce fut la plus grave erreur de ce camp.
    — Pourtant, ils seraient prêts à vous suivre n’importe où, ces rebelles, regardez-les. »


La jeune femme aux cheveux églantine se retourna vers la foule de dissidents qui semblait encore pendue à ses lèvres. Elle eut un rictus gêné et lança :
    « — Je vois…
    — Il serait bon que vous restiez parmi les officiers et que vous nous aidiez à mener ce bataillon sur le front. Ces soldats ne savent plus où se donner la tête et je pense que vous êtes à présent l’une des seules personnes en qui ils peuvent avoir confiance.
    — Bien. » approuva Lee, après réflexion. « Mais accordez-moi un instant. »


Elle posa son regard sur les deux Elke et leur fit signe de la suivre. Ils descendirent de la jeep et parcoururent à nouveau la marée humaine, jusqu’à s’en détacher d’une bonne centaine de mètres et à disparaître au coin d’une rue. Là, Lee s’effondra dos contre un vaisseau et, les yeux fermés, poussa un long soupir de soulagement. Quelques secondes après, elle posa son regard bleu électrique sur Elohym et son père et les scruta en fronçant les sourcils. Au bout d’un moment, elle marmonna :
    « — Je pense que nous agirons mieux et plus pertinemment en nous séparant. »


Le silence reprit son droit tandis que Lee soupirait à nouveau et se frottait les tempes avec d’une part le pouce, et de l’autre l’index, de sa main droite. Il fallait couvrir le plus de terrain possible, et repousser l’ennemi au plus vite…
    « — Je ne vais pas vous donner la partie la plus facile à jouer… Fimbuvetr et Mickael s’occupent des déplacements de nos troupes sur le front, aussi est-il inutile de vous y envoyer… Les maquis sont parfaitement organisés pour la défense et ne sont de toute façon pas encore menacés : vous n’y avez pas votre place. C’est pourquoi je vous demande de vous rendre aux Canyons. L’ennemi se terre là et nous devons stopper son avancée à la racine. Nous y avons encore quelques batteries et je vous demande de les coordonner, et d’organiser le peu de nos soldats présents là-bas pour effectuer des embuscades. Des raids destructeurs. »


Elle les observa avec une gravité sans pareille. La mission qu’elle leur confiait là était loin d’être la plus aisée, et la plus sécurisante… Mais, parmi tous les agents de la Walkyriade, Elohym et Skan faisaient partie du peu auquel elle accordait sa plus totale confiance.

¤ ϾϹϴ۞ϴϽϿ ¤


Il était neuf heures vingt. Les deux Elke avaient quitté le camp et les officiers avaient mené Lee dans leur vaisseau où s’affairaient de nombreux stratèges. Elle s’était assise et avait retrouvé sa réserve silencieuse et son regard atone. Ses yeux bleu glace scrutaient les visages des officiers, dont elle avait perçu et retenu les noms. Bartholomée, bien sûr, le Walkyrie aux cheveux blonds en brosse et à l’allure militaire. Skada, une Elfe aux cheveux d’un roux sombre. Et Dmitri, un vampire aux traits fatigués. Lee les écoutait parlementer avec leurs tacticiens et constatait leur manque d’initiative et de décisions concrètes. Ils discutaient, discutaient sans cesse, et n’aboutissaient à rien. Elle comprenait pourquoi et comment Seiei avait pu prendre l’ascendant sur eux.

Elle poussa sa chaise rapidement et se leva soudain. Le silence se fit autour de la table de réunion et tous la fixèrent avec stupéfaction alors qu’elle s’exclamait :
    « — Bon, ça suffit maintenant. Voilà… » Elle regarda sa montre. « Vingt minutes que vous parlez, et vous ne savez toujours pas quoi faire des rebelles de ce camp. Il y a un vrai problème d’efficacité, ici. »


Un malaise pesant se fit sentir tandis que la jeune femme posait ses mains sur la table et les scrutait un à un. Puis elle poursuivit :
    « — D’après ce que j’ai compris, vous êtes un groupe d’intervention. Vous devez donc agir sur le front, d’après vos stratèges. Vous devez partir enfoncer leur attaque éminemment, dans ce cas, non ?
    — Oui, répliqua Bartholomée, mais nous n’avons que trois cent hommes à notre disposition, en comptant les camps périphériques affiliés au nôtre… Il est impossible que nous parvenions à les repousser, l’infériorité numérique…
    — Les renforts sont en route, le coupa Lee. Et ils sont en route pour le front. Nous devons donc nous y rendre également, en toute logique. »


Les officiers se consultèrent du regard, puis Skada lança avec suspicion :
    « — Et qu’est-ce qui nous garantit qu’une fois sur le front, nous ne nous ferons pas écraser parce que les renforts ont pris du retard ? »


Les yeux de Lee furent un pic de glace dans ceux de l’Elfe rousse. Déterminée à les brusquer un peu, elle laissa l’angoisse et le vertige planer dans la pièce, jusqu’à ce qu’elle sentit la tension à son comble. Là, elle murmura d’un ton inflexible et très articulé :
    « — Il n’y aura aucun retard car nous nous organiserons de manière à être parfaitement synchronisés. Je suis en contact avec le rebelle qui se charge de l’avancée du gros de nos troupes et croyez-moi, nous arriverons au même moment, au même endroit. Bon. Dans combien de temps pensez-vous que les hommes soient prêts ?
    — Une heure, répondit placidement le vampire. Mais il m’est avis que ce serait maladroit de partir tous en même temps.
    — En effet, concéda Lee d’un air plus calme. Un groupe d’éclaireurs doit partir maintenant pour dégager les éventuels ennemis pour que le gros de votre bataillon suive, dans une heure.
    — Cela me paraît envisageable, rétorqua Dmitri en jetant un coup d’œil sur son PDA. Nous disposons de cinquante « rebelles d’élite », si je puis dire, toujours sur le pied de guerre.
    — Avec votre permission, j’en prendrai la tête pour les déployer à l’avant et vous ouvrir la voie.
    — Oui, bien entendu, bien entendu, souffla-t-il, en lançant des messages d’alerte aux soldats en question. Ils vous retrouvent tout de suite à la sortie Nord du camp. »


Lee hocha la tête avec gratitude. Enfin un rebelle, en dehors des agents spéciaux de la Walkyriade, qui comprenait la gravité de la situation… Elle se dégagea donc de la table tout en expliquant rapidement :
    « — Skada, si vous pouviez rester dans le camp avec quelques uns de vos hommes pour surveiller Seiei et ses coéquipières. Bartholomée, Dmitri, dans une heure, vous mènerez le reste du bataillon sur nos pas ?
    — Ce sera fait. »


Ils s’adressèrent un regard de connivence. Etant liés tous deux par communication instantanée grâce à Asgard, ce serait en effet l’organisation la plus pratique et la plus efficace. Skada avait l’air d’approuver. Aussi Lee leur adressa-t-elle une sorte de petit salut militaire avant de sortir du vaisseau vélocement.

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Finalement, habillée de sa combinaison d’anonymat dont elle avait cette fois revêtu le masque pour rester en contact avec Bartholomée, elle était en route. L’Athéna, transformée en moto volante légère, était à la tête d’une cohorte de cinquante véhicules qui avançaient en une grande diagonale qui couvrait une large surface. Pour le moment aucun ennui n’était à dénoter. Ils atteindraient bientôt la rivière. Bartholomée avait également pris le chemin du front, à la tête de deux cents trente hommes. Somme toute, tout se déroulait pour le mieux. Désormais, il fallait prévenir Kameryû, alias Mickael, l’homme qui dirigeait le gros des troupes rebelles. Lee, à partir de son masque, ouvrit un canal d’Asgard à son attention. Lorsque ce fut fait, elle énonça :
    « — Mickael, ici Brunehilde. Quelle est la situation de nos troupes ? J’arrive dans une heure sur le No Man’s Land au-devant des Canyons avec un renfort de trois cent rebelles. Donne-moi au plus vite un point de jonction avec un bataillon qui pourrait les intégrer. Terminé. »


Après tout, les Walkyries qui arrivaient en masse, dirigée par Kameryû, étaient bien au courant du plan mis en place sur Asgard… Les choses avançaient bien. Désormais, elle n’avait plus vraiment de souci à se faire du côté de Seiei, si ce n’était celui qu’il ne s’évade. Mais à présent, il ne pourrait plus infiltrer le moindre bataillon rebelle. Son signalement avait été lancé dans tous les rangs rebelles, par radio ou via Asgard.

Le temps restait couvert. Le soleil, en revanche, se dégageait petit à petit des nuages sombres. C’était comme une invitation à l’espoir et à la prudence. Le jour vainquait doucement l’orage, mais rien n’était encore gagné. Il subsistait de nombreux voiles obscurs que les rebelles devaient à tout pris lever de Mars. Mais ce que l’Empire ne voyait pas, c’était le jeu caché des Walkyries. Lee avait comme au poker, encore quelques bonnes cartes dissimulés dans ses manches… Des as qu’elle ne tirerait qu’au moment opportun, au moment le plus inattendu qui soit. Si Godan avait été son Joker, elle ne tarderait pas à glisser sur la table sa Dame de Pique…

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[Suite ~> Setsuna]


Spoiler:
 HRP1 : Désolée pour cette rép énorme >< J'espère que vous avez eu le courage de la lire, elle était importante >< Enfin c'aurait été déshonorer Setsuna de le capturer en 10 lignes >___< Merci de votre lecture.
HRP2 : Godan, comment as-tu fait pour passer de mon innocent trip de dessin animé de gamin à une blague de goût aussi grossier ? xD Goujat !



« Pick a star on the dark horizon and follow the light. »




Dernière édition par Lee Eithan le 18.02.11 22:31, édité 1 fois
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Shining Crow

Setsuna
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   02.02.11 22:59
Setsuna était en retrait, adossé au mur du fond, pouvant de se fait porter un regard circulaire sur l'ensemble des rebelles travaillant dans l'immense pièce.
Une lumière s'abattait sur le sol, filtrant à travers la mince et longue fente, ouverture pour les canons, dans le béton, sur le mur d'en face. La tête de Setsuna restait dans l'ombre, la lumière s'arrêtant au niveau de son torse.

Il reçut alors un rapport sur son PDA personnalisé. Il le consulta sans se cacher afin d'éviter les soupçons. Le filtre appliqué sur l'écran empêchait tout de même les regards indiscrets depuis certains angles.
Un rapport sur l'avancement de la mission de cartographie des maquis, de la part de Yuki Nagato.
Comme d'usage, Setsuna parcouru les lignes avant d'envoyer le fichier à Lilith Va'Arda.
Mais quelque chose clochait. La procédure n'avait pas été respectée...

C'était là que les mesures, ou plutôt contre-mesures, prises par Setsuna et son équipe envers le contre-espionnage demeuraient utiles. Un code: une certaine manière d'écrire, plutôt anodine, parfaitement banale mais identifiable par un professionnel du décryptage de psyché. L'ennemi s'était laissé prendre au piège.
Ce rapport était un faux.
Dans cinq minutes, Nagato Yuki serait considérée comme MIA -Missing In Action-, puis dans deux heure, comme KIA -Killed In Action.

Il ne fallait plus compter sur Nagato Yuki. A moins qu'elle n'envoie un message de confirmation de survie, là aussi codé.

Des contres-mesures envers le contre-espionnage, il y en avait d'autres. Cela va de soi, on ne s'infiltre pas directement chez l'ennemi sans prendre aucune mesure de sécurité, sans programmer aucun crypte afin de prouver son identité, sa présence ou autre...

La perte de Nagato n'influa aucunement sur Setsuna. Cela lui rajoutait juste du travail en plus.
Il n'envoya pas le rapport à son lieutenant mais à la place un message expliquant la perte de Nagato.

Il n'y avait que deux possibilité: soit Nagato avait été plus qu'imprudente, ce qui était assez improbable, soit Setsuna était découvert.
De toute façon, il s'attendait à la deuxième option depuis le début de son infiltration.
De ce fait, il avait déjà préparé un maximum de choses pour entraver, nuire et exterminer les rebelles.

Setsuna continuait d'ailleurs et continuerai son œuvre jusqu'au dernier instant.
Et c'étaient les rebelles qui exécutaient son plan [j'ai envie de dire diabolique, enfin, bref X)] sans même s'en douter.
La plupart ne savait même pas que les ordres venaient de lui.
Une machine infernale qui continuerait de tourner même sans Setsuna.

Un peu plus tard, il perdit le contact 'crypté' avec Mikuru Asahi.
L'ennemi était décidément très bien organisé.
Il n'y avait aucun doutes qu'il savait que Setsuna était dans ses rangs.
Mais Setsuna ne s'en souciait pas. Il continuait sa tâche, en bon exécutant de l'ordre. Il avait appris à ne pas s'inquiéter pour ses camarades et ne ressentait rien en apprenant le statut MIA de ses collègues, ce qui lui permettait de rester toujours aussi performant dans son travail. Le seul 'mais' était que l'absence de ses subordonnées lui donnait plus de travail et moins de possibilités. Mais la machine qu'il avait lancé ne s'arrêterait pas là.

A huit heures, il perdit le contact crypté avec Koizumi et Akise.
Il était maintenant seul, et c'était la prochaine cible.
Il accéléra son travail, tout en restant sur ses gardes, considérant la situation et en attendant ses ennemis.

Une demi-heure après, tout le monde fut rassemblé. L'intégralité des rebelles fut appelée devant le vaisseau mère.
Ainsi, l'ennemi avait décidé d'agir comme ça? Bien, ce n'était pas une mauvaise idée.
Bien qu'un peu surpris, voire amusé, de la méthode choisie par son ennemi, Setsuna n'était absolument pas désorienté.

Une foule en plein air, tiens donc. Setsuna savait d'or et déjà que des tireurs embusqués l'avaient dans leurs lignes de mire.
Une accusation publique, afin d'éviter que Setsuna se ré-infiltre, astucieux mais pas génial non plus.
La stature et la taille de Setsuna étaient un réel avantage en cas de fuite, surtout là où il se trouvait.
Il lui suffirait de se faufiler entre les gros baraqués, qui feraient écran contre les tireurs.
Setsuna pouvait aussi échapper à tout moment au regard de son ennemi en se cachant derrière les masses de muscles et en disparaissant à jamais...
La force et l'agilité de Setsuna n'étaient plus à prouver. Fuir en se faufilant entre les rangs serait facile, et donnerait même du mal à l'ennemi à l'atteindre. La foule était un désavantage pour l'ennemi...

Setsuna était détendu.
L'orateur, du haut de son hôpital de fortune, clamait son discours mal ficelé du point de vue de Setsuna, prêchant pour sa paroisse.
Lee Eithan. Cela faisait un bon moment que Setsuna la croisait de loin ou de prêt...
Elle posait son regard sur Setsuna, qui le lui rendait avec toute la froideur du monde.
En effet, Setsuna restait parfaitement immobile, le regard braqué sur la rebelle qui gesticulait du haut du toit de son véhicule. Setsuna restait les bras croisés, silencieux. Il ne prenait même pas part aux moments d'engouement du public. Sa couverture n'était plus d'actualité. Le public, justement trop occupé par son engouement, ne remarquait même par l'immobilité glaciale de Setsuna.
L'expression de Setsuna ne bougeait pas d'un poil. Un masque parfait qu'il s'était forgé il y a longtemps déjà.
A mesure que le discours avançait, Setsuna sentait monter en lui une sorte d'amusement.
Quand les projecteurs furent braqués sur lui, quand tout le monde le regardait, il ne bougea pas.
Il avait abandonné l'idée facile de s'échapper. La situation pouvait devenir encore plus à son avantage.
Alors que les regards et les canons étaient braqués sur lui, il affichait une très léger sourire, et dans son regard brillait une lueur de témérité, comme une lueur de défit, de provocation.
A l'intérieur de Setsuna, une pointe de sadisme grandissait. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas été dans ce genre de situation. Enfin un ennemi à sa hauteur...
Il se laissa faire, se laissa désarmer, et emmener.
Quand il aperçut les corps inanimés de ses subordonnées, il ne bougea pas d'un poil. Elles avaient échoué dans leur mission. C'était tout. Quel dénouement stupide pour des soldats de l'élite pourpre.
Setsuna fut enfermé dans une salle, sous la surveillance de trois gardes, les mains attachées derrière le dos. et les pieds liés par une chaine l'empêchant de courir.
Il s'assit sur la banquette et croisa les jambes, affichant un léger sourire, dévisageant ses gardes.
Cela n'en finissait pas. Son regard était braqué sur les rebelles dans un silence horrible.
Setsuna n'attendait qu'une chose: que les rebelles craquent.
En effet, ce regard, ce sourire, ce silence, tout cela, cette situation finissait par devenir désagréable.
Les gardes étaient de plus en plus mal à l'aise. Au bout d'une demi-heure, 32 minutes exactement, la torture mentale portait ses fruits. Les rebelles qui avaient essayé d'ignorer Setsuna au début, n'en pouvaient plus, ils allaient craquer. Ils ordonnèrent à Setsuna d'arrêter ce regard quasi-malsain, sans réponse.
Quelques minutes plus tard, un premier garde se jeta sur Setsuna, lui envoyant une bonne droite en plein visage.
Setsuna se laissa faire, et continua à dévisager ses opposants.
Tous se jetèrent sur lui, tels des bêtes.
Setsuna encaissait, il se laissait faire, il n'avait pas fait cela dans le but de s'échapper, bien au contraire...
L'un des gardes s'interrogea.

"On ne devrait pas faire ça... Eithan a dit de ne pas le tuer...

-Eithan a dit de le laisser en vie. Mais cette enflure mérite pire que la mort. Tu n'oses même pas imaginer combien de nos frère il a tué ou envoyé en enfer!!
-Je vous tuerai bien tous, maintenant, fils de chiens! Vous n'êtes que de la crasse qui pourrissez l'ordre!
-Qu...!!"

Setsuna attisait la colère de ses assaillants.
Un plan simple: démoraliser les troupes ennemies, semer le désordre pour recueillir des informations aux maximum et s'enfuir en faisant le plus de morts possible.

Les coups se suivaient. Dans un cercle vicieux démentiel.
Douleur, souffrance, larmes retenues, côtes brisées, hématomes, plaies...
Et cela n'en finissait pas. Après une salve, une autre rafale de coups acharnés suivait indéniablement, toujours plus forte, toujours plus profonde, toujours plus douloureuse.
Setsuna atteignait ses limites. Son corps n'en pouvait plus, tout comme son esprit.

Cela devait faire une heure que Setsuna se faisait tabasser. Il n'allait pas trop mal non plus, physiquement, il avait vu bien d'autres blessures... Enfin, ça c'était au début. La souffrance envahissait tout son corps.
Il avait l'air anéanti et était passé par tous les états.
Cela avait trop duré.
Au début, il insultait tout ce qu'il pouvait les rebelles.
Mais maintenant, il pleurait et demandait pitié pour sa vie.
Sa mission avait échoué, c'était indéniable. Ses plans étaient ruinés. Il venait de réaliser qu'il s'était jeté bêtement dans la gueule du loup. Une erreur fatale.
Sa stratégie n'avait pas marché, la haine des rebelles était trop grande.
Les larmes de Setsuna se mêlaient a son sang.
Il avait craqué.
Les coups des rebelles s'étaient fait moins violents et s'arrêtèrent au bout de quelques secondes.
Ce n'était plus rien qu'un gosse de seize ans.
Élite pourpre, empire, plus rien n'avait d'importance.
Tout était détruit, et Setsuna avait rompu sous les coups.
Les rebelles s'étaient arrêtés, ayant pitié de ce pauvre gamin de seize ans qui s'était trompé de chemin.
Ils étaient mal à l'aise. Si on apprenait qu'ils avaient fait ça... Lee Eithan ne laisserait pas passer l'affaire si facilement...

Le jeune garçon était maintenant recroquevillé sur lui même, pleurant, saignant, terrorisé, souffrant, empli de désespoir.
Ses années d'enseignement avaient cédé. Il avait beau faire partie de l'élite pourpre, son corps, son esprit, sa volonté étaient trop jeunes, trop fragiles, finalement.
En vérité, peu importe le nombre de situations désespérées, le nombre d'ennemis, la durée de l'opération, Setsuna n'avait jamais vécu auparavant ce qu'il venait de vivre.
Il avait vu toutes ses ambitions anéanties. Perdu tout espoir.

En fait,en y réfléchissant bien, il avait déjà vécu ça.
Avant.
Avant de devenir un chien endoctriné à la botte de l'empire.
Quand il était encore avec Tieria.
Ses souvenirs d'enfance, enfance de soldat, enfance d'orphelin, enfance de famine, désespoir, mort, guerre, sang, violence, tous lui revenaient.

Que pouvait bien faire Marina à cet instant?
Elle qui l'avait recueilli, qui avait prit soin de lui comme son propre frère? La jeune fille si tendre et douce qui avait veillé sur son enfance, et veillait encore maintenant sur lui?
C'était bien la seule personne qui lui restait, Tieria, Graham et les autres enfants soldats ayant disparu.
Mais en vérité, il avait aussi perdu Marina. Quand il était devenu un chien sans âme servant Orion.
Il n'était plus le même.
Jusqu'à maintenant. Le jeune garçon fragile et blessé dans son âme était revenu. Le chien de l'empire s'était brisé.

Il regrettait ce qu'il était devenu. Qu'en était-il de son amitié, de sa promesse envers Tieria, de cette affaire qui leur avait révélé les réelles manières d'agir de l'empire? La cruauté du monde.
Il avait tout oublié.

Et maintenant il pleurait.
Tout avait disparu, et il était devenu lui-même à nouveau.

Le jeune garçon essaya en vain de sécher ses larmes puis se retourna vers ses agresseurs désemparés qui cachaient tant bien que mal leur compassion.

"Je..."

Essaya Setsuna.
Mais il ne pu finir sa phrase comme il le voulait. Ses mots devinrent inconsciemment des sanglots et un faible:

"Je suis désolé... Pardonnez-moi..."

Setsuna ravala sa salive et ses larmes coulaient de plus belle.

"Je... Il faut que je parle à votre chef!! Il faut que je parle à Lee Eithan!
Je... J'ai fait quelque chose d'horrible!! Il faut agir maintenant... Où tout le monde sera perdu!!
Je vous en prie!! Je ne veux plus... Commettre de tels péchés... Je... N'en peut plus!! Laissez-moi... Parler à Lee Eithan! Vous courrez un grand danger!! Tout... Tout le monde sera perdu!! Je vous en prie!..."


Les soldats s'interrogèrent.

"Qu'est-ce que tu racontes?"


Demanda l'un.

"Du gaz... Il y a... Du gaz..."


Sanglota Setsuna.

"Il faut que je parle à Lee Eithan!! S'il vous plait..."


Les soldats s'affolèrent.
Bien entendu, Lee Eithan ne pouvait venir pour le moment... Mais cette histoire de gaz était inquiétante...
Un homme fut alors appelé. Il s'agissait d'un membre de la Walkyriade, mais personne ne le savait.
En voyant Setsuna, plein de blessures et de coups, trempant dans son sang et ses larmes, plongé dans le désespoir, il demanda d'abord des explications aux soldats, en les menaçant, sur un ton grave. Ils avaient désobéit, ils s'étaient attaqué à un gamin de seize ans.

"Non... Ils... Ont fait ce qu'ils devaient faire... J'ai causé beaucoup trop de désespoir... Mais, écoutez moi, je vous en prie!..."


L'homme écouta alors Setsuna.

"C'est... Du gaz... J'ai mis en place... Un dispositif. Personne n'y réchappera, si rien est fait... Dans toute la base, même dans les maquis... Partout, du gaz va être répandu... Tous vont mourir... je me suis servit de vous... J'ai ordonné aux soldats sous mes ordres de donner des ordres, de transmettre des messages, Mes anciens subordonnées aussi, je me suis servit de vous tous pour... Répandre le dispositif... Je ne peut pas savoir où sont placés les systèmes... Partout autours des systèmes d'aération, dans les centres d'épurement de l'air... Partout... Je me suis servit de vous à tel point que je ne saurait localiser les systèmes... Il y en a un nombre incroyable... Il faut faire quelque chose... Tout le monde va mourir... Je vous en prie..."

Cette histoire de gaz était terrifiante. Mais, cela pouvait aussi bien être un mensonge... Setsuna pouvait mentir depuis le début... Mais si il disait vrai, il fallait agir vite, et il n'y avait aucune garantie que l'on retire à temps tout le dispositif...

La première chose que fit le walkyrie, c'était de prévenir Lee via Asgard.

Setsuna s'expliqua plus en détail, entre deux sanglots.
Au tout début, avant même l'attaque il avait ordonné à ses sous-fifres de préparer le nécessaire, en échangeant divers bidons, réservoirs, contenus, trafiquant... Plus tard, après avoir pris le poste de commande, Setsuna avait manipulé les rebelles pour qu'ils mettent inconsciemment son plan en marche. Il avait manipulé tout le monde pour finir de mettre le dispositif en place sans que personne ne s'en rende compte.
Certains endroits avaient été cités, ceux où Setsuna était sûr qu'il y avait des parties du dispositif géant. Chaque partie du dispositif était indépendante, en enlever une ne désactiverait pas les autres... Il fallait s'y prendre au plus vite pour tout vérifier.

Du moins, c'était ce qu'il affirmait...
Mais était-ce vrai? Tout cela avait l'air gros et était difficile à digérer, difficile à croire... Tout semblait reposer sur Lee.

Setsuna était là, face contre le sol, pleurant, baignant dans son sang et son désespoir. L'élite semblait avoir disparu à jamais... Ce n'était plus qu'un adolescent normal, fragile et blessé mortellement moralement et physiquement.


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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   03.02.11 19:20
« Mickael, ici Brunehilde. Quelle est la situation de nos troupes ? J’arrive dans une heure sur le No Man’s Land au-devant des Canyons avec un renfort de deux cent rebelles. Donne-moi au plus vite un point de jonction avec un bataillon qui pourrait les intégrer. Terminé.  »

« Heu ! Quoi ? Une heure ? Sur le No Man's ? Merde, c'est pas compatible ça !
- Heureusement que la communication n'est pas encore établie, tu sais bien que la politesse est de mise quand on parle à ses supérieurs.
- Ouaip … Bon, donc on a une heure avant qu'elle arrive … Et mince, dans une heure nos assaillants sont supposés être sous une pluie de missiles … Si elle arrive en même temps, elle va se faire trouer par la même occasion. Et dire que j'ai pris tout ce temps pour faire mouvoir nos troupes de façon à ce que l'ennemi ne remarque rien … En même pas une minute, on va devoir tout changer et risquer d'alerter les pigeon !
- …
- Bon, met-moi en relation avec Brunehilde, je vais lui faire mon rapport et exposer l'évolution prévue du plan … »

« Connexion établie »

Le petit lézard ailé fit son apparition. Comme à plusieurs reprises précédemment, il n'était de lui qu'une forme holographique.

« Bon instant présent à vous Brunehilde, c'est Mickael qui vous contacte … Bon certes, c'est Kame que vous voyez, mais ça ne change rien … Bon, pour ce qui est de la situation de mon côté, votre arrivé risque de nous presser un petit peu … Cela fait un moment que je dirige les troupes pour contraindre indirectement le gibier à se rendre dans les No Man's afin de permettre à nos amis de s'exercer au tir au pigeon … Cependant, les cibles ne seront en place que d'ici une cinquantaine de minutes … Aussi, votre arrivé risque d'être un peu dangereuse pour vous … Je vous recommanderais donc d'éviter d'arriver sans prévenir les oiseaux ou plus simplement, d'éviter la future nouvelle région de cratères … Pour ce qui est du reste de la situation, c'est Fimbuvetr qui s'occupe de les diriger. Il me fait certes un rapport fréquent pour que j'en prenne compte dans mes préparations, mais afin d'éviter les communications trop fréquentes, on n'entre en contacte qu'une fois toutes les demi-heures. Il devait m'appeler d'ici cinq minutes. Il est conseillé de le contacter directement pour avoir des renseignement dans les moindres délais. Au passage, si vous pensez être capable d'accélérer l'avancé afin de prendre l'ennemi à revers pour le forcer à entrer dans la zone d'extermination, ne vous gênez pas, ça accélèrera les démarches … Et au moins, on sera où vous êtes et on ne risquera pas de vous faire subir des dommages collatéraux … Fin de la transmission … »

La dernière phrase fut légèrement siffloté, comme pour dire « ne prêtez pas attention à la phrase précédente ».
Une chose amusante était à noter, le petit Kameryu avait mimé toute la discussion. Aussi avait-on pu le voir saluer en levant une aile au début puis, prendre un semblant d'aire sérieux pour discuter du développement de la stratégie, prendre un aire désintéressé quand il fut sujet de ce que faisait Fim et enfin prendre un aire tout à la fois moqueur et ironique, sans oublier un léger sifflotement à la fin, quand il la discussion tourna autour des dommages collatéraux.


« J'ai le sentiment que ton animal de compagnie va bientôt finir en sac à main … »

Un silence de quelques minutes s'installa. Ce dernier fut briser par une question à laquelle Perséphone s'attendait depuis, disons … Presque le début des opérations :

« Au fait, il en est quoi de la situation aux autres endroits ?
- Il en est à consulte les archives, il y en a trop pour que je t'en fasse un résumé.
- Bon … Tant pis. Je resterais dans l'ignorance.
- Par contre, je te préviens tout de même si on annonce notre victoire ou notre défaite. Que tu ne restes pas là comme un imbécile à donner des ordres qui ne sont même plus entendus.
- Merci, c'est trop aimable à toi. »

Et sur cette touche d'ironie partagée, la discussion prit fin de façn à pouvoir être attentif à toutes autres indications concernant directement nos deux alliés pour le moins improvisés.


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Beautiful lie

Fang O. Yung
Beautiful lie

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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   17.02.11 22:12
♦•♦•♦



Qui pourrait croire qu’un membre de l’Empire décide de prendre le contrôle de la Matrice ? Surtout que la personne en question faisait partie des hautes sphères de l’Empire, dans une branche élite de l’Armée de l’Empereur, dirigeant de l’Ordre. Pourtant, personne encore n’était au courant qu’un agent double s’était infiltré dans les arrières impériales…

Fang venait de sortir de son Armure de Combat. Utilisant le mode de sous-espace, son vaisseau venait de disparaître de la dimension actuelle, en stand-by à tout moment si un problème survenait au sein même du regroupement. Silencieuse, et le visage inexpressif, le lieutenant Black Hole se dirigeait vers l’un des bâtiments centraux, qui dirigeait toutes les opérations de l’armée. Aussi bien au niveau de la synchronisation, que de la répartition, en plus des dirigeants sur le terrain. Telle une ombre, elle se glissa à l’intérieure, toujours avec la même aura de mystère qui l’entourait intensément. L’être Cosmique veillait… réputée pour sa discrétion totale, en tant qu’Assassin de l’Empire, le quidam n’allait pas se poser beaucoup de question sur le fait de voir une étrange silhouette féminine, ou animale qui passerait une porte de la construction avec tant d’aisance. Et même si c’était le cas, qui se mêlait à un lieutenant ?

La demoiselle Orbea Yung avait toujours eu cette habitude de démarche, et ce n’était pas aujourd’hui que quelqu’un allait se demander la raison pour laquelle le lieutenant de la Grande Force de Destruction Massive de l’Empire se comporterait de la sorte. Comme quoi, l’habitude a du bon. Intégrant rapidement le complexe, elle se dirigea vers un ordinateur. Entrant discrètement un code, une fenêtre s’afficha. Pianotant sur le clavier, l’écran fini par afficher :

    « Identification de Hemelet Mills. Connexion… »


Le lieutenant dans une discrétion la plus totale venait de se connecter à l’immense réseau informatique de l’Empire, et le poste en question était l’un des dérivés de l’ordinateur central. En effet, les ingénieux avaient jugés bon de décentraliser le « cerveau » du réseau en plusieurs superordinateurs reliés en réseau. Pourtant, si l’une des parties est en mauvaise position, les autres le sont également. Profitant se la concentration de l’attention au front de l’Erèbe, elle inséra une disquette dans l’une des fentes de l’appareil, et appuya sur une touche. Un léger sourire sur les lèvres, elle éjecta le disque qui se désintégra dans ses mains, et l’ordinateur se verrouilla instantanément.

    « Amon, je crois que c’est à toi de jouer… »


Quelques minutes après, un à un les écrans du complexe prirent une couleur rouge pourpre, et un étrange œil apparue en leur centre. Peu à peu, l’immense réseau du complexe venait d’être paralysé. Utilisant un ID fantôme, Fang venait de connecter un post sous son contrôle à la Matrice, sous le même identifiant utilisé précédemment, ouvrant les accès, le virus en question avait la particularité de se propager dans toute une source informatique. Programme fantôme, il changeait d’identifiant ne pouvant être détruit par une simple manipulation informatique.

    « Infection total du réseau et de la Matrice. Paralysés à 50%… 70%… 85%… 95%… »


Utilisant une technique très simple, l’Intelligence Artificielle venait de paralyser tous les accès et canaux de communication de toute la partie rebelle. Aucune discussion ne pouvait être réalisé sans passage vers le réseau du complexe, ou par la Matrice. En interdisant les accès, Fang venait de faire perdre une grande cohésion dans l’Ordre de ce cher Orion, à savoir l’impossibilité de communication. L’unité la plus déstabilisée sera sans aucun doute les Séraphins qui en tant que Propagande de l’Empire venait d’être privée d’une de ses meilleures armes. De plus, l’identification provenait d’un membre de l’Empire, mais pas n’importe lequel… un Séraphin. Le lieutenant l’avait récupéré grâce à une manipulation dans la mémoire interne de l’ordinateur. En effet, personne n’avait encore l’idée d’effacer complètement les données personnelles, surtout dans l’Empire. Fatale erreur ! Néanmoins, personne n’était encore au courant de l’état actuel des deux réseaux. Dérivant les émissions vers une interface de remplacement, muni d‘un programme de discrimination, les utilisateurs croiraient que leur message ait bien arrivé, alors que non… ils seront totalement accessibles à l’ensemble rebelle, et grâce au programme en question, seuls les messages « arrangeants » passeraient sans encombre. Les joies de la technologie ! Etpour les connectés, le temps d’attente de connexion s’avérait être allongé. Sans doute une surcharge de connexion, et une série de mises à jour internes. Amon venait de faire du bon travail.

Maintenant que le système était paralysé, dissimulé par une sorte de MAJ, et de nombres trop important de connexions, avec l’interface d’absorption des messages. Il fallait mettre un peu de désordre dans ce monde dit parfait.

Utilisant une interface différée, sorte d’ordinateur portable qui est devenue un écran de l’épaisseur d’une feuille de papier, capable de disparaître en un passage de main, Fang intégra à l’intérieur même de la Matrice un programme d’absorption. Si les informations étaient protégées par des codes, il suffisait de les absorber outrepassant les protections, les restaurer vers une autre mémoire pour obtenir les informations désirées. Téléchargeant les diverses données, Fang mit également en route un mise à jour d’une fabuleuse invention du Docteur Scarlietti, inventeur du Final Knight : Le Virus de déstructuration. Pour éviter que des mauvais esprits s’emparent de ses recherches, il implanta le virus dans son propre ordinateur. Il a pour effet de non pas détruire les fichiers, mais de déstructurer l’ensemble des informations d’un fichier. Les données sont en quelque sorte déchirées telle une feuille de papier et éparpillées dans l’immensité de la mémoire de l’ordinateur. Pour « recoller » les morceaux, il faut utiliser une interface de réhabilitation munie d’un programme très particulier, qui est introuvable sur le marché, ou capable d’être généré puisqu’il s’agit d’un langage codé inconnu pour les technologies actuelles, ayant dépassées les anciennes. C’est à s’arracher les cheveux.

Trop occupé à essayer de se connecter, Fang disparu dans l’ombre. En effet, la véritable ténébreuse n’avait jamais été présente, car elle avait utilisé son don de multiplication-duplicative, et son clone avait purement et simplement disparu. Les systèmes de surveillance du complexe avaient été détruits grâce à la disparition du vaisseau de Fang, qui avait généré une impulsion électromagnétique à fréquence modulable.

Fang s'étira sur son siège de Pilote dans son viasseau. En effet, la véritable avait toujours été ici, et elle attendait le moment propice pour apparaître dans le camp. Elle venait de faire peser d’immenses soupçons sur l’unité Séraphin, en effet, le lieutenant des Black Holes n’était pas supposé pouvoir agir de la sorte, puisque son unité était déjà sur le terrain. Le groupe de Lilith allait être mis à mal…
En tout cas, elle venait de réussir un coup de maître : Pirater l’entièreté des réseaux de transmission, faire passer cela pour une simple mise à jour, transmit les plans et autres dans l’Asgard, et… diriger les futurs soupçons vers les Séraphins.

Utilisant son communicateur via l'Asgard, elle murmura :

    « Hildr vient d'enfreindre les lois de l'Ordre... Elle a semé le Chaos dans la Matrice. »


Puis elle envoya un message à l'intention de Rigel. Devenue maîtresse de l'interface, elle fit passer aisément son message. Elle venait de lui donner rendez-vous vers le complexe.

Inflexible, elle sortie de son armure en toute discrétion, grâce à un passage dans le sous-espace. Se rendant vers le complexe, elle croisa les bras et attendit l’homme qu’elle venait de convoquer. Ce dernier ne tarda pour ainsi nullement, car sa silhouette apparue clairement. Et il fit rapidement face à la jeune femme.

    « Bienvenue Caporal Tryder. Je pense qu’il est clairement temps de nous rendre rapidement sur l’Erèbe. Les autres unités sont déjà sur le terrain, et malheureusement, je n’ai guère eu le temps de vous consulter, vous qui êtes mon éclaireur le plus performant. »


Fixant son interlocuteur dans les yeux, articulant clairement, le lieutenant faisait preuve d’assurance et elle n’était pas ici pour plaisanter. Sa réputation de combattante aguerrie et dangereuse, qui de plus est l’Impérial Assassin l’avait en quelque sorte précédée dans les rangs de son unité.

    « Mais il nous faut rattraper le retard. Je pensais à réaliser une attaque éclaire pour couvrir le plus de zone possible, en utilisant les moyens de destruction que nous avons en notre possession. Je ne sais si vous avez une rapide reconnaissance que ce soit parmi les données informatiques sur le terrain, mais avez-vous d’éventuels suggestions à me fournir pour mettre un plan à exécution ? »



♦•♦•♦


[Suite -> Lee Eithan]


« Si les idéaux surpassent certains, les étoiles les surpasseront toujours. »
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Vogel Frei - L'âme libre, l'oiseau hors-la-loi.

Lee Eithan
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   26.02.11 23:49
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Lorsque Lee reçut le message de Mickael, son front se plissa, ses lèvres se pincèrent. Ah. Non, c’aurait été trop beau que tout ce fût déroulé selon ses espérances. Si sa troupe arrivait au lieu de jonction dix minutes trop tard, elle se retrouverait fourrée au beau milieu d’une fusillade meurtrière. Elle n’eut pas à réfléchir trop longtemps : Mickael avait raison, il fallait rejoindre les soldats qu’il avait mis à la poursuite des bataillons ennemis dirigés vers le centre de la plaine… Les troupes-cibles en question – du nombre de cinq – formaient un ensemble de 35 000 impériaux. Elle et ses deux cent cinquante hommes ne pesaient pas lourd dans la balance… Elle soupira franchement et reprit le canal de communication qu’elle partageait avec son agent :
    « — Reçu, Mickael. Cependant, je ne dirige que deux cent cinquante hommes, nous ne sommes pas suffisamment pour constituer une force de revers. Nous contournons la zone cible et pressons l’allure pour vous rejoindre dans cinquante minutes. Brunehilde, terminé. »

Ceci dit, elle transmit ses instructions à Bartholomée, dont les troupes se déplaçaient en véhicules blindés… Il faudrait vraiment passer à la vitesse supérieure pour que tous arrivent en temps et en heure au bon endroit. Bien. Au lieu de se lamenter sur son sort, autant passer à l’action, n’est-ce pas ? Elle accéléra brusquement et établit une communication avec le gros des troupes, et avec ses coéquipiers éclaireurs. De façon concise et efficace, elle leur fit comprendre qu’il fallait impérativement presser la conduite. Son Athéna n’eut aucun mal à passer aux cinq cent kilomètres heure, tandis que la protection avant prenait de l’envergure et sécurisait désormais tout son corps qui se ployait félinement sur l’engin. Son regard azur scrutait l’horizon avec minutie et analyse. A certains moments, les gènes robotisés de Lee étaient bien plus ostentatoire qu’à d’autres… Et en l’occurrence, ce n’étaient pas d’iris dont on l’aurait crue dotée mais de rayons X surpuissants. La froideur qui jaillissait de son regard ne lui conférait rien d’humain. C’était sans doute ce qui effrayait les adversaires de Lee. L’inhumanité apparente qui leur faisait face.

Les cinquante motos-planeuses couvraient un périmètre de plus en plus large, à une vitesse croissante. Elles gagnèrent bientôt la rivière Daphnée, la traversèrent sans le moindre souci, étant rebelles et, de surcroît, constituant une troupe de renforts. Ils s’insinuèrent donc dans la lisière du No Man’s Land et Lee fit appel à leur plus grande prudence. Il ne fallait pas que leur avantage se retourne contre eux, surtout pas. Après avoir fait de nombreux détours pour éviter de tomber malencontreusement sur une troupe d’impériaux, le bataillon de rebelles aperçut au loin les soldats dirigés par Mickael, qui repoussaient effectivement les ennemis d’est en ouest. Les motos-planeuses rejoignirent rapidement l’arrière-garde et Lee arrêta L’Athéna dans un dérapage qui envoya un nuage de poussière à quelques mètres à la ronde. D’un bond très leste, pareille à une panthère pressée, la jeune femme se retrouva au sol et convoqua rapidement le chef de l’arrière-garde, une Walkyrie tout à fait compétente qui lui fournit un état des lieux très efficace. Les sept bataillons de l’Empire qui s’étaient engagés dans le No Man’s Land, à savoir ceux du centre, étaient constitués d’environ 4000 soldats. Dans leurs rangs, 1 600 infiltrés de l’Or’Eôs. Mickael avait scindé les troupes à sa disposition (c'est-à-dire, ses 13 665 dissidents) en deux groupes, quand il avait sur que Lee ne pourrait pas prendre les ennemis par derrière. L’un, de 10 249 hommes, qui avaient pris à revers les impériaux, afin de les pousser vers le No Man’s Land. L’autre, de 3 416 rebelles, qui faisaient mine d’être eux-mêmes repoussés vers la rivière Daphnée. Aux yeux de l’Empire, cette formation donnait une vision peu organisée des rebelles. Mickael lui faisait habilement croire que les différents réseaux ne s’étaient pas entendus et que l’armée dissidente n’était dotée d’aucune harmonie et d’aucun agencement. En clair, que les rebelles étaient totalement divisés. Les impériaux étaient ainsi plus assurés de leur victoire alors que dans l’ombre, leurs ennemis étaient plus organisés que jamais. En tout cas, cette prise en étau singulière des sept troupes du centre d’Orion permettait aux rebelles de les tracter sur le No Man’s Land, comme il était prévu dans le plan initial des Walkyries.

Lee et son bataillon de deux cent cinquante hommes avaient donc rejoint le groupe « en fuite », groupe-leurre qui se faisait canarder à qui mieux mieux par ses poursuivants. Le deuxième groupe de Mickael était donc à présent composé de 3 666 rebelles. Alors que la rivière était à nouveau en vue, la jeune femme aux cheveux églantine reçut un message énigmatique de la part de Fang, qui se trouvait alors dans le camp impérial…
    « — Hildr vient d’enfreindre les lois de l’Ordre… Elle a semé le Chaos dans la Matrice. »

Le visage de Lee s’éclaira soudain d’un sourire euphorique. On y était. Les communications de l’Empire étaient brouillées, suivies, et même parfois transformées par Fang elle-même… Voilà qui l’handicaperait sérieusement ! Elle eut un petit rire presqu’inaudible, et se tourna vers les troupes ennemies, au loin, qui tiraient tout ce qu’il pouvait sur les pseudos-fuyards. Les rebelles répondaient de leur mieux dans leur course et Lee remonta sur sa moto pour faire de même. Elle transforma son Lightning en sniper à plasma et pria l’IA de son véhicule de s’occuper de la route tandis qu’elle, assise à l’envers, les jambes bien fixées contre son engin, s’occupait de neutraliser quelques ennemis. Son œil à l’aura glacial, son œil aux éclats bioniques ne ratait aucune cible, à raison de cinq tirs à la seconde.

Le temps fuyait, Lee n’en avait plus conscience, ou plutôt, elle n’y prêtait pas attention, et se concentrait pleinement sur ses cibles. Elle devint vite l’objectif des tirs impériaux qui désiraient bien entendu se débarrasser de cette sniper gênante. Mais L’Athéna était dotée de radars performants (Lee prenait soin de moderniser son appareil, au fur et à mesure des innovations techniques du marché et de son cru), et évitait lestement les divers projectiles qui fusaient vers elle. D’où l’avantage d’avoir une IA aussi sophistiquée qu’un GOD45. Après un certain temps, les rebelles atteignirent la barricade de la rivière. Ils avaient distancé les troupes impériales, qui avaient fort à faire avec leurs ennemis de l’arrière. Aussi, Lee et les 3 666 dissidents purent-ils rapidement gravir les batteries de tirs et se mettre à leurs postes. Ils mitraillèrent de leur mieux les soldats de l’Empire qui étaient tous parfaitement enfoncés dans le No Man’s Land. La phase B du plan des Walkyries allait pouvoir être lancée.

D’ailleurs, aussitôt que Lee eût formulé cette pensée, un mouvement un peu incongru se produisit sur le front. Elle plissa son regard, son masque s’adapta et lui permit un zoom et elle put constater que les troupes infiltrées de l’Or’Eôs menaient soudain une attaque interne, tandis que les rebelles poursuivants s’écartaient des impériaux, à une vitesse effarante, vers l’est, comme si quelque chose était à craindre… Lee savait parfaitement ce qui allait se produire et retenait son souffle tant elle était nerveuse. Soudain, son masque connecté à Asgard lui afficha un autre message, cette fois en provenance de la base qu’elle avait quittée il y avait environ une heure. Le visage d’un de ses agents, Voltaire, se dévoila à ses yeux et lui expliqua qu’une épée de Damoclès menaçait sérieusement les rebelles du maquis. Décidément, ils ne pouvaient pas se débrouiller sans elle… Avec agacement, la jeune femme accepta d’entendre et de voir Setsuna Seiei qui était apparemment – et encore – la source de leurs ennuis. Lorsque le visage filmé du garçon se projeta devant ses yeux, son irritation s’évanouit soudain et, estomaquée, elle se laissa glisser contre un des murs, à l’abri, pour réaliser pleinement la situation. Le gamin était couvert de sang et d’ecchymoses. De rudes sanglots secouaient ses épaules et baignaient ses yeux de fleuves acres et incessants. Que lui était-il donc arrivé ! Elle leur avait bien dit de le laisser en paix, non ?! N’étaient-ils donc pas capables de contrôler leurs emportements violents, cruels et bestiaux ?! Une rage sans nom se déversait dans le cœur de la jeune femme. Aussi perturbée par l’état de son interlocuteur que par ses paroles, elle jugea bien entendu la situation critique. Elle laissa un long silence après le monologue de Setsuna. Silence de réalisation, silence de réflexion, silence de colère et de dépit. Elle regarda autour d’elle. Tout semblait se passer pour le mieux, ici… On n’avait plus besoin de ses services. En revanche, dans les maquis… Ce problème de gaz était horrifiant. Il fallait qu’elle s’en dépêtre au plus vite… Elle avait bien une idée, mais… A savoir si elle fonctionnerait à temps. Le temps pressait. Alors, elle répondit enfin au Walkyrie et à Setsuna :
    « — Je règle ça sur le champ. Dans quelques minutes, je vous retrouve dans le bâtiment de détention avec une bonne, ou une mauvaise nouvelle. Pendant ce temps, Voltaire, prévenez tous les rebelles du maquis : incitez-les au calme et dites-leur de s’équiper tous de masques à gaz. Faites vite. Eithan, terminé. »

Elle ferma le canal qui la joignait à Voltaire et son prisonnier, puis ouvrit celui qui la liait à Bartholomée afin de l’informer qu’elle quittait précipitamment le front. Dès que le message fut passé, la jeune femme aux yeux couleur du ciel s’élança sur sa moto, pareille à un félin souple et véloce. Il ne fallait pas perdre une minute. Elle démarra, son engin décolla sur le coup, et, avant de lancer ses réacteurs à pleine vitesse, Lee hurla à la ronde :
    « — DEGAGEZ LE PASSAGE ! »

Les rebelles, interloqués, s’exécutèrent cependant rapidement, et la Walkyrie put, dans un vrombissement phénoménal, jeter sa moto vers l’avant, à deux cent cinquante kilomètres heure. Le véhicule fusa dans les airs et passa par-dessus l’immense barricade. Les yeux plissés de concentration, sa pilote sentait la température de son corps augmenter considérablement, tandis que le flux magique de Pyrélia affluait dans ses veines. Et, alors que la moto-planeuse semblait en chute libre vers le front d’où les impériaux commençaient déjà à la mitrailler, Lee activa son pouvoir et, dans un grand éclair de flammes, dans une déflagration digne d’un coup de tonnerre, elle et L’Athéna disparurent dans le néant.

C’était un effort immense que l’Expérience Alpha du Désert Blanc venait de fournir. Bien entendu, prendre de l’élan l’aidait toujours à accélérer la téléportation de ses propres molécules, mais ce n’était d’aucun recours pour le sentiment de fatigue qu’elle ressentirait après coup. Et, effectivement, lorsque Lee réapparut, à quelques kilomètres de là, le choc fut si brutal que la moto fit un tonneau impressionnant, tonneau qui projeta sa pilote contre le sol. Entrainée par la force de propulsion, elle glissa durement dans les herbes du maquis, avant de s’arrêter brutalement. Elle poussa un soupir de lassitude et de douleur avant de se relever en frottant ses coudes éraflés. Son regard azuréen balaya les environs tandis qu’elle tentait de rétablir son rythme cardiaque à des battements réguliers. C’était bien. Elle s’était rematérialisée peu ou prou à l’endroit qu’elle désirait, c’est-à-dire au beau milieu des maquis. La végétation était luxuriante, l’air embaumait d’une fraicheur vivace et de parfums singuliers, et les chants des oiseaux couvraient le moindre bruit de pas aux oreilles non-exercées. Lee se concentra quelques secondes et obtint finalement la certitude qu’elle était seule. Alors, ses yeux se posèrent sur L’Athéna, couchée sur le flan. D’un pas rapide, elle la rejoignit et la remit d’aplomb, avant de sortir la petite tablette graphique de commandes d’une de ses poches intérieures. Elle programma son engin qui, en quelques secondes, reprit sa forme initiale, c’est-à-dire celle d’un vaisseau GOD-45 pareil à un grand oiseau blanc.

L’I.A. Athéna comprit instantanément les desseins de sa pilote et la passerelle s’ouvrit automatiquement, ainsi que le sas, pour laisser passer une Lee pressée et en ébullition. Après quelques enjambées gymnastiques, elle prit place devant son tableau de commandes et ouvrit sa session sur Asgard, ce qui lui permit d’avoir accès à tous les canaux de communication walkyries, auxquels elle se connecta sans tarder. Là, elle énonça à l’adresse de tous ses agents :
    « — Bonjour à tous, ici Brunehilde, à savoir Athéna. Comme Voltaire vous l’a dit il y a quelques minutes, un important dispositif de libération de gaz a été mis en place dans les maquis par les impériaux. Normalement, vous êtes tous désormais équipés de masques à gaz, ce qui devrait empêcher l’asphyxie générale, donc pas de panique. Qui plus est, j’ai les moyens de mettre en œuvre un contrepied à ce plan. J’ai seulement besoin de votre coopération. Etant nombreux, vous devez couvrir toute la surface du maquis et de la sorte, pouvoir prévenir tous les rebelles qui y sont dissimulés. Je vous demande donc d’éteindre tout appareil non suspect et utile, quel qu’il soit, si vous voulez le retrouver en état de marche, pour une durée de cinq minutes. Je vais utiliser les ondes électromagnétiques de mon GOD-45 pour anéantir toute machinerie qui n’appartiendrait pas à notre camp. De cette manière, le dispositif impérial devrait sauter et nous serions ainsi hors de danger. Dès ceci sera fait, je vous demande de me contacter. Merci. »

Elle envoya son message vocal et jeta son attention sur un autre écran tactile où elle pianota du bout de ses doigts agiles pour préparer le lancement des ondes électromagnétiques, dont elle se servait le plus souvent pour attaquer les vaisseaux ennemis lors des raids spatiaux. Elle espérait que le champ d’action des ondes n’atteindrait pas le front, mais si elle avait bien calculé, ce ne devrait pas être le cas. Elle attendit bien dix bonnes minutes avant de recevoir un premier message, et dix autres pour que tous lui aient répondu. Alors, elle pressa le bouton « Entrée » de son clavier et la voix d’Athéna résonna alors dans tout le vaisseau :
    « — Les ondes électromagnétiques du vaisseau GOD-45 se déploieront dans un rayon de vingt kilomètres dans 10 secondes. 9. 8. 7. 6. 5. 4. 3. 2. 1. Déploiement immédiat. »

Un vrombissement ébranla alors toute la nef tandis que les écrans de Lee affichaient toutes les sources d’énergie encore fonctionnelles dans le secteur du maquis. Celles que Setsuna lui avait indiquées se trouvaient bel et bien sur ses cartes, ce qui prouvait qu’il n’avait pas menti. Mais il en demeurait de très nombreuses qu’il n’avait pas mentionnées, et il avait avoué son ignorance à ce sujet, d’ailleurs. Du reste, les différentes machineries étaient bien placées là où il l’avait décrit et c’était en fait les endroits les plus logiques : conduits d’aération, centres d’épurement de l’air… En somme, c’était rondement mené, et s’il ne s’était pas dénoncé, les maquis rebelles auraient sans doute été dévastés. Il ne valait mieux pas penser à cette alternative.

Les points rouges qui symbolisaient les multiples agencements s’éteignaient au fur et à mesure que les ondes se déployaient sur les maquis et chemin faisant, l’estomac de Lee se décontractait considérablement. Arriva le moment où Athéna lança d’un ton victorieux :
    « — Les différentes sources d’énergie du secteur programmé ont été neutralisées !
    — Fantastique ! s’exclama Lee en se frottant les mains de satisfaction.
    — C’était une excellente idée, les ondes électromagnétiques ! clama l’I.A. d’une voix chantante.
    — Il faut dire que tu l’as exécutée avec brio, la félicita sa pilote.
    — Merci ! »

Les deux voix qui retentissaient dans le vaisseau, comme émanant de la même conscience, émirent un soupir de soulagement, avant de rire toutes deux de leur simultanéité. Cette affaire-là était réglée. Mais un mystère restait sur les bras de Lee. Pourquoi diable ce bougre de Setsuna Seiei avait-il tout avoué de la sorte ?! Elle avait très envie de croire que quelque chose avait réveillé l’humanité et l’enfance de ce garçon et qu’il réalisait alors pleinement l’étendue de ses actes irréversibles. Mais elle entendait d’ici la voix du prudent et sceptique Yélos : « Seiei a été endoctriné depuis l’enfance. C’est un monstre d’intelligence et de manipulation, il aime avoir l’avantage et se croit supérieur à toute autorité, sauf peut-être celle de son Lieutenant et d’Orion. Lee, ce n’est plus un enfant, c’est un fantôme orgueilleux et inconscient, mauvais et complètement absurde. Tu crois vraiment qu’en une heure, des coups et des larmes un Caporal de l’Elite Pourpre pourrait passer de l’autre bord ? Non, non, certainement pas. A toi d’analyser, mais je t’en prie, ne tombe pas dans ce genre d’élan de compassion qui te mènerait à ta perte. ». Elle hocha la tête pour elle-même, avec la sensation étrange que son alter-ego, la voix de la raison, se trouvait à ses côtés. Elle eut un soupir triste tandis qu’elle jetait son regard vers l’horizon de la baie vitrée. Lorsqu’elle en aurait fini avec cette affaire Seiei, elle le contacterait. C’était à en mourir d’inquiétude, cette ignorance de ses faits et gestes…

En attendant, elle devait rendre compte de la situation du prisonnier des dissidents, et régler leur compte à quelques soldats abrutis qui ne connaissaient apparemment pas d’autres dialogues que des répliques à coups de poings. Pauvre rébellion.

La Walkyrie se leva rapidement et se dirigea d’un pas vif vers sa salle de bains. Là, elle ôta son masque et se considéra dans le miroir tandis que ses cheveux clairs affluaient sur ses épaules. Elle s’observa attentivement tout en marmonnant :
    « — Ma pauvre fille, qu’est-ce qu’on va pouvoir faire de toi… »

Elle avait les traits tirés de fatigue. Plusieurs nuits blanches passées à récolter des informations, établir une stratégie et organiser le champ de bataille. Puis la bataille spatiale. Là, une course perpétuelle, à droite, à gauche, comme si elle était essentielle à chaque endroit des zones de combat… Oh, il ne fallait pas exagérer. Pour le moment, elle tenait le coup grâce à ses gènes robotisés mais si elle ne dormait pas un minimum, cela deviendrait plus difficile. Mais il ne fallait pas qu’elle paraisse ainsi à Setsuna, sans quoi sa crédibilité serait mise à mal.

Elle soupira, s’étira et plongea son visage dans de l’eau froide. Etrange sentiment, réveil brutal mais efficace. Elle s’essuya méthodiquement et lança comme un pieu son regard froid et déterminé dans celui de son reflet. Bien. Ses capacités de pétrification étaient encore opérationnelles. Alors, elle se détourna de la glace et saisit de son Médipack, qui était calé sous l’un des lits. Sur ce, elle alla se placer aux commandes de L’Athéna et annonça d’une voix claire :
    « — Mode aérodyne couvert.
    — Chargement. » répondit succinctement l’Intelligence Artificielle tandis que dans un silence presque monastique, le flux magique qui était spécifique à ce vaisseau traversa ses moindres mécanismes.

Ils s’emboitèrent les uns dans les autres et en l’espace de quelques secondes, L’Athéna n’était plus un vaisseau spatial de grande envergure mais un aérodyne blanc que Lee mit en marche aussitôt. Il décolla et la compagne immatérielle de la pilote fit s’afficher sur les écrans le chemin le plus court vers le camp où était retenu Setsuna. La jeune femme ne fit ni une, ni deux, et enclencha ses propulseurs. L’engin fusa au-dessus du maquis, à une vitesse phénoménale, toujours semblable à un immense oiseau blanc qui fendrait les cieux.

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Lee avait retrouvé Voltaire à l’entrée du bâtiment de détention et tous deux marchaient en direction des cellules dans un silence assez entendu. L’agent, âgé d’une trentaine d’années, semblait avoir le même ressentiment que sa leader, vis-à-vis des soldats fautifs. A quelques mètres du cachot de Setsuna, ces derniers les attendaient, droits comme des I, l’air absolument mal à l’aise. Lee s’arrêta devant eux et croisa les bras derrière son dos, après avoir ôté son masque noir. Son regard cassant et aiguisé comme un pic de glace se planta sur chacun d’eux assez longuement, sans qu’elle ne dît mot. Il était si intense que personne ne pouvait aller deviner les commencements de cernes qui se creusaient sous ses cils voluptueux et carnés. Son visage, fermé et intransigeant, n’exprimait rien, sinon une aura d’extrême froideur. Elle ne cilla pas et commença à marcher de long en large devant eux, tandis que Voltaire observait la scène, un peu à l’écart. Le silence était oppressant. Seul le pas régulier et lent de la Walkyrie retentissait dans les couloirs tandis que les coupables frémissaient de nervosité. Lee s’arrêta encore, de profil pour eux, cette fois et regarda au loin en sentant une sorte de fauve rugir dans sa poitrine. Elle bouillait de rage. Mais lorsque sa voix nette, polaire et pénétrante résonna dans le corridor vide, elle ne parut que d’une insensibilité hivernale.
    « — Je ne saurai dire… A quel point je suis désappointée. »

Nouveau silence, tandis que ces quelques mots transperçaient la chaire et les entrailles de ces trois criminels. Lee reprit sa marche, sans les regarder le moins du monde, pareille à un fauve en cage. Puis elle leur fit à nouveau face et poursuivit d’un ton terrible et désincarné sans cependant élever la voix, à la fois furieuse et mesurée. Elle leur montrait tout le contrôle de soi qu’elle avait et dont ils n’avaient su faire preuve.
    « — La rébellion est une noble cause. Mais certains rebelles la pourrissent de l’intérieur, stricto sensu… Certains d’entre nous ne valent pas mieux que les Impériaux, et j’irai même jusqu’à dire que nous pourrions trouver des collaborateurs plus honorables que… Certains d’entre nous. »

Elle les fusilla de son regard sibérien et reprit à nouveau sa marche, sans plus les voir. Et sans les voir, elle continua de parler de son timbre pénétrant et sans équivoque. Cependant, son débit s’accéléra, alors qu’elle évoquait le sujet de leur faute en lui-même.
    « — J’ai connu certains rebelles, qui tentaient de me tuer pour leurs intérêts personnels, d’autres qui ne se posaient pas la question des dommages de leurs attentats sur les civils, d’autres encore qui n’hésitaient pas à vendre leurs amis pour rester en vie. J’en ai vu, enfin, qui n’éprouvaient aucun scrupule à torturer un enfant de seize ans.
    — Mais voyons, la coupa l’un d’entre eux, nous ne l’avons pas… »

Elle lança un regard perçant vers lui et, le temps d’un souffle, légère et véloce comme un spectre, elle fut près de lui et le saisit à deux mains par le col avec une force prodigieuse, pour attirer son visage à lui près du sien à elle. Ses muscles étaient bandés de colère, mais aucun trait de sa physionomie ne permettait de déduire quelle envie féroce elle avait de le frapper.
    « — Je vous avez dit de contrôler vos pulsions… gronda-t-elle entre ses dents en fichant ses yeux horrifiants dans ceux du soldat. Je vous avez dit de ne pas lui faire de mal… Alors soit vous êtes bouchés, soit vous ne comprenez que ce que vous voulez comprendre ! »

L’homme commençait à s’étrangler dans ses propres vêtements, aussi Lee relâcha-t-elle la pression et il s’écrasa alors lourdement sur le sol. Elle les considéra encore, dans un silence tendu, et finit par demander :
    « — Vous avez des enfants ? »

Aucun ne répondit. Ils étaient bien trop occupés à fixer le bout de leurs chaussures. Elle répéta sa question d’un ton plus impérieux et finalement, ils répondirent tous les trois dans un ensemble convaincant :
    « — Oui. »

Autre silence, songeur celui-là.
    « — Moi je n’en ai pas… souffla-t-elle. Et je n’ai pas eu d’enfance non plus. » Encore un silence, tandis que son regard se perdait dans le vague… « Vous ne voulez pas offrir une chance à Setsuna ? La chance de vivre les dernières années de son adolescence en étant ce qu’il est vraiment ? Pas un monstre de cruauté et de manipulation, mais un gamin !
    — C'est-à-dire que…
    — Vous n’y avez pas pensé ?
    — Non, Madame… »

Lee soupira de toute la force de ses poumons et se massa les tempes méthodiquement, les yeux clos, la mine soudain profondément lasse.
    « — Je désire seulement… Que vous appreniez à vous servir de vos cellules grises avant de frapper comme des brutes sauvages et sans scrupule. Ce n’est pas clair ?
    — Si, ça l’est, bien sûr…
    — Et, au risque de lancer un stéréotype de base, vous qui avez des enfants, comment réagiriez-vous si les Impériaux les incarcéraient et les passaient à tabac comme vous l’avez fait pour Setsuna ?
    — Ce serait monstrueux…
    — Dans ce cas, ne trouvez-vous pas que votre attitude manque totalement de cohérence ? »

Il n’y eut pas de réponse, à nouveau. Lee soupira encore et leur lança :
    « — Je vais m’occuper du petit. Vous, allez me chercher de quoi laver sa cellule, serpillères, seau d’eau, et caetera. Récurez moi tout ça, je ne veux plus une seule trace de sang. Voltaire ?
    — Oui, se manifesta le Walkyrie, d’un ton grave et sonore.
    — Je t’en prie, lève l’alerte au gaz, tout est réglé.
    — Parfait. Je fais ça sur le champ. »

Sur ce, il tourna les talons. Lee fut soulagée de voir que ses agents à elle, les Walkyries choisis avec soin, étaient aussi efficaces et aussi justes. Elle adressa un dernier regard catégorique aux trois soldats qui se pressèrent dans le couloir pour obéir à ses ordres. Puis elle put se diriger d’un pas rapide vers le cachot du garçon. Lorsqu’elle arriva devant la porte de verre, elle se figea d’effroi. Setsuna Seiei, Setsuna, gisait dans son propre sang, le visage déformé par la douleur, le corps couvert d’ecchymoses… Il semblait que les seules forces qui lui restaient, c’était ses sanglots qui les lui subtilisaient. Le cœur de Lee s’émiettait sous son armure de glace. Elle dut se souvenir des mots que Yélos lui aurait prononcés pour reprendre ses esprits et ouvrir la porte après de multiples contrôles. « Tu crois vraiment qu’en une heure, des coups et des larmes un Caporal de l’Elite Pourpre pourrait passer de l’autre bord ? Non, non, certainement pas. A toi d’analyser, mais je t’en prie, ne tombe pas dans ce genre d’élan de compassion qui te mènerait à ta perte. » Alors, elle pénétra la cellule et s’arrêta devant le corps de Setsuna. Là elle s’agenouilla et l’appela doucement.
    « — Setsuna ? Tu as dû entendre ce qui s’est passé dans le couloir… Je vais t’emmener à l’infirmerie, ça ira maintenant. »

Elle glissa le gamin dans ses bras alors que les trois lourdauds revenaient, armés de leurs outils ménagers. Elle fit signe à l’un d’entre eux de laisser tomber sa serpillère et de lui porter les deux valises qu’elle avait transportées jusque là. Il s’exécuta sans un mot, avec un empressement qu’il pensait lui permettre de rentrer dans les bonnes faveurs de Lee. Mais il était trop tard pour lui.

Ils traversèrent à nouveau le couloir, tandis que Setsuna agonisait dans les bras de la rebelle aux cheveux d’églantine. Elle le portait facilement : il n’était pas un poids lourd, et les gènes robotisés de la jeune femme lui conféraient par ailleurs une puissance hors du commun. Ils arrivèrent bientôt à l’infirmerie et le soldat déposa les deux mallettes de Lee à l’entrée. Quant à elle, elle installa délicatement le garçon sur un lit et fit signe au soldat d’évacuer, en verrouillant l’infirmerie avec tous les systèmes de sécurité possibles. Il se retira donc.

Lee alla donc ouvrir les portes de la douche pour y porter le petit Caporal qu’elle déshabilla délicatement, de manière à ce qu’il ne soit vêtu que de son caleçon. Elle eut quelques difficultés à lui retirer ses vêtements sans le faire souffrir étant donné que le sang s’était coagulé entre sa peau et les tissus. Elle dut même employer des ciseaux pour les lui ôter, dans un silence religieux. Ils n’y étaient pas allés de main morte, ces imbéciles. Lorsque le pauvre garçon se trouva à moitié nu dans la douche, la jeune femme le cala contre l’une des parois et alluma des jets doux, après avoir ôté ses propres gants. Avec un gant de toilette, elle entreprit de laver consciencieusement les plaies du gamin. Elle ne savait pas vraiment ce qu’il pensait de la situation, mais elle restait dans un silence discret et dans un esprit de concentration pour lui éviter toute gêne. De toute façon, dans l’état où il était, il devait sans doute se moquer totalement de ce qu’une femme s’occupe de cette manière de son corps blessé. Lorsqu’elle eut terminé de le laver, elle se saisit d’une serviette pour le frictionner délicatement. Puis elle le transporta jusqu’à une table d’opération capitonnée et confortable où elle l’étendit en lui soufflant d’un air soucieux :
    « — J’espère que tu n’as pas froid. »

Là, elle attrapa la mallette blanche, c'est-à-dire le Médipack, laissant la noire de côté. La noire, c’était L’Athéna, ramassée en son plus petit état, étrangement léger et transportable. Du pack médical, elle sortit des bandages à régénération cellulaire et des antidouleurs, qu’elle administra sans tarder à son patient. Puis, elle commença à panser Setsuna avec le plus de soin possible. Lorsque ce fut fait, elle massa ses ecchymoses avec des onguents réparateurs. Et quand tout fut achevé, elle ouvrit un placard pour lui trouver des vêtements propres, qu’elle lui enfila avec la même précaution.

Alors, elle poussa une sorte de soupir de soulagement et porta le garçon vers un autre lit capitonné, propre, celui-là, où elle l’allongea. Puis elle jeta un coup d’œil au distributeur de la salle. Elle s’en approcha, y introduisit quelques pièces, et attrapa par la suite un sandwich pour le garçon, de l’eau, et un immense gobelet en carton de café brûlant pour elle. Elle lui posa la nourriture sur sa table de chevet et s’éloigna un peu de lui pour siroter aspirer sa boisson avec une paille, devant la fenêtre.

Elle détestait le café. Elle en avait même horreur. Mais c’était à peu près la seule liqueur qui, brûlante, la remettait d’aplomb. Ces dernières nuits, elle avait bu des litres et des litres de café bouillant pour rester éveillée. Et apparemment, cela fonctionnait à merveille. Dès qu’elle eut terminé (c’est-à-dire après un certain temps, il faut l’avouer), elle se tourna vers Setsuna. Son regard s’était soudain fait intransigeant et elle commença à parler d’une voix dure.
    « — Je ne sais pas ce que tu as derrière la tête... Peut-être rien au final. Mais permets-moi d’être méfiante, en raison de toutes tes actions passées. Tu n’es pas n’importe qui. Un Caporal de l’Elite Pourpre qui vendrait des informations à ses ennemis après un simple passage à tabac, cela me semble suspect. Je veux bien admettre que tu sois un gamin, et que tu aies cédé psychologiquement simplement parce que tu n’étais pas prêt. Pas prêt à la souffrance. Généralement, les instructeurs entraînent parfaitement et en tout point leurs recrues, mais souvent, ils ne les initient pas à la douleur. Je pense faire partie de ces rares personnes qui dès la petite enfance, se sont vus administrer des doses quotidiennes de torture gratuite. D’après ce que j’ai lu de ton dossier, si tu as bel et bien perdu ton enfance sur les champs de bataille dès ton plus jeune âge, tu n’as pas eu de confrontation directe avec cette abomination qu’est la persécution physique. Je veux bien admettre, donc, que tu aies craqué. Mais… Il y a quelque chose qui me suggère de ne pas te faire confiance. Je ne sais pas. Pourquoi as-tu vendu ton camp ? (Elle le darda d’un regard qui n’admettait aucune résistance de la part du garçon affaibli.) Ton dispositif de gaz, je l’ai anéanti, pour ça, tu peux te démettre de tous tes soucis. Mon vaisseau est équipé d’un puissant générateur d’ondes électromagnétiques, et j’ai pu constater en direct l’élimination de tes machineries. Il n’y a plus rien à craindre. Mais t’arrêteras-tu là, Setsuna ? N’as-tu pas d’autres idées ? Je te préviens tout de suite, si tu as toi-même manipulé ces hommes pour qu’ils te passent à tabac, que l’on t’extirpe de ta cellule et que tu te retrouves à l’infirmerie avec plus de chances de t’évader, c’est loupé. Les portes sont verrouillées à l’aide de système que seuls les rebelles peuvent ouvrir, les mots de passe ont été changés à ton arrestation. Qui plus est, des caméras sont placées partout dans cette salle, si tu tentes la moindre imbécillité, les gardiens rappliqueront dans la seconde. Enfin, je pense que tu disposes d’une geôlière de choix, moi. (Ce disant, elle tapota son Lightning pour lui montrer que la différence entre elle et lui, c’était le fait qu’elle avait une arme sur elle et non lui, et que de surcroît, elle était en état de se battre, et non lui.) Si ce n’est pas le cas, que tu as bien craqué, et que tu n’as rien derrière la tête, pardonne mes soupçons. J’aimerais entendre cependant les motivations de tes actes, Setsuna, et je suis on ne peut plus sérieuse. Je peux t’aider mais je peux aussi te perdre… »

Elle croisa les bras et attendit la réponse du garçon en le fixant avec intensité. Le destin de cet enfant était entre ses mains à lui. A lui de voir. Serait-il de ces consciences réveillées miraculeusement, de ces hommes ressuscités d’entre les morts, ou bien n’était-il encore qu’un spectre désincarné travesti en être de chaire et de sang ?

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Suite -> Rigel Tryder...


Résultat des courses :
Du côté de l'Empire, les pertes totales (depuis le début de la bataille terrestre) sont donc évaluées à 850 soldats (50 de mois dans les bataillons du centre), et il leur reste donc 10 205 soldats. L'Elite Pourpre et l'ENGIA n'ont subis aucune perte, seule l'Armée Régulière est touchée.

Chez les rebelles, les renforts sont arrivés. Les pertes totales sont évaluées à 150 soldats. Donc à présent 16 365 soldats. [Ils sont désormais en supériorité numérique.] Il est impossible pour l'Empire de déterminer le nombre de rebelles présents sur l'Erèbe, ce qui est plutôt normal.



« Pick a star on the dark horizon and follow the light. »




Dernière édition par Lee Eithan le 11.03.11 0:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   28.02.11 2:45
"Éclaireur le plus performant" ? Il n'aurait jamais cru entendre ces mots de la bouche du Lieutenant Fang un jour. Cependant Rigel se dit qu'il devait s'agir ici d'une simple accolade pour encourager le jeune Caporal dans sa tâche. Une sorte de bienséance avant les hostilités, si on pouvait dire. La voix de la femme en face de lui fit écho dans le silence des environs de la base, faisant suite à l'éloge faite à son subordonné.

" Mais il nous faut rattraper le retard. Je pensais à réaliser une attaque éclair pour couvrir le plus de zone possible, en utilisant les moyens de destruction que nous avons en notre possession. Je ne sais si vous avez une rapide reconnaissance que ce soit parmi les données informatiques sur le terrain, mais avez-vous d’éventuels suggestions à me fournir pour mettre un plan à exécution ? "

Rigel hocheta de la tête d'un signe affirmatif, tout en réfléchissant à la question en même temps. Apparemment la phase stratégique venait de débuter. Généralement cette partie était plus du ressort des autres unités, mais même Black Hole devait avoir un semblant de réflexion aux vues de ce qui venait de leur arriver lors de l'accrochage en orbite. Le jeune Caporal sortit un navordinateur de son étui intégré à l'armure qu'il portait en permanence sous sa veste de l'Élite Pourpre, afin d'afficher en hologramme 3D le plan de l'Érèbe d'un point de vue géographique. Mais bizarrement son regard se figea sur cette image, comme si quelque chose clochait. Il revint à lui rapidement pour ne pas montrer cette gêne, afin de commencer à lancer sa suggestion à sa supérieure.

" Au niveau des rapports, notre unité Black Hole a été pris en étau pour des raisons encore inconnues, et donc notre nombre est clairement diminué. De ce fait et malgré la supériorité des troupes impériales sur le terrain, nous nous devons d'être prudents malgré tout. Le gros des troupes sécurise le Canyon pour ensuite prendre la suite de la zone par la force, et c'est là que nous entrons en jeu. Vous voulez que Black Hole couvre le plus de zones possibles, donc notre devoir ici est d'agir en soutien pour le reste des impériaux, faire acte d'une stratégie de guérilla afin d'affaiblir avec notre force de frappe l'ennemi et ainsi laisser libre recours aux troupes de finir le travail. Qu'importe la manière, tant que la finalité est de détruire l'ennemi, c'est le crédo de l'unité Black Hole, mon Lieutenant. "

Il avait annoncé cela en pointant de sa main libre, l'autre tenant le navordinateur, les zones potentielles où agir efficacement vis-à-vis de la situation actuelle. Puis il éteignit l'appareil pour se remettre au garde-à-vous, que fit rompre la Lieutenant presque aussitôt. Il la fixait, tout comme elle, son regard était presque intenable mais il endura le coup l'espace d'un instant, avant de voir sa supérieure tourner les talons pour partir et aviser du plan en vigueur.

" Mon Lieutenant, je demande à être affilié au front Nord, pour un appui stratégique. Après quoi je reculerais et descendrais au fur et à mesure pour continuer une tactique de hit & run évolutive. Je demande à être seul. "

Elle acquiesça, après tout le libre arbitre était de rigueur dans Black Hole du moment où l'objectif était atteint. Une confiance aveugle envers le potentiel de destruction d'autrui, la clé de voûte de toute une organisation qui, actuellement, se retrouvait le dos au mur face à l'altercation étrange dans l'espace de Mars. Mais même après ce revers, il fallait continuer à prendre les choses en main, ils ne faisaient pas partie de l'Élite pour rien. Rigel Tryder reprit le chemin de son unité méchanoïde tout en bidouillant son ordinateur brachial pour quelques réglages en bonne et due forme. Arrivé devant le Legacy, il activa l'ouverture automatique via son armure, se plaça à l'intérieur et brancha les connecteurs de l'armure dans ceux du Legacy, pour une meilleure compatibilité entre les deux éléments. L'activation de la machine se fit vocalement, maintenant que la reconnaissance physionomique avait été accomplie via la connectique unique de l'armure, elle-même reliée à Rigel. Ce triple système de protection unique rendait le Legacy inviolable en matière de navigation. L'ordinateur de bord de l'engin était programmée selon le standard métalien, à savoir une voix froide et monotone, bien qu'un peu customisé par le Caporal et ses diverses connaissances en la matière, épaulé par des alliés. De ce fait, le Legacy est équipé d'une I.A. Autonome et fonctionnant sans appui de la Matrice, ou peu. D'ailleurs Rigel ne pouvait pas songer une seule minute que ce système l'aiderait bien dans cette occasion, le système de l'Empire étant actuellement faussé et piraté de l'intérieur. Bien qu'il l'ignorait, Tryder activa machinalement son pare-feu habituel, passant en mode "réception seulement" envers les informations de la Matrice. Le point faible de cette fonction est qu'il ne peut communiquer avec ses alliés sur de longues distances via la Matrice, mais d'un autre côté cela peut avoir ses avantages, une unité méchanoïde étant bien souvent inutile en cas de piratage de son interface. Avec ce système, il n'avait accès qu'à un nombre restreint d'informations et de possibilités, mais il avait toujours agi ainsi dans ses souvenirs.

" Passage de l'armure Hextech en phase 2, renforcement musculaire opéré. Machinerie du Legacy passe en mode Éclaireur. Format d'acceptation des cylindres en mode Standard. Prêt à s'élançer dans H moins trente secondes. Activation du réacteur nucléique, système opérationnel à 20%. "

Rigel entendit la mécanique se mettre en marche comme à son habitude, et aucune interférence ne se fit sentir. Pas même due à l'atterrissage forcée sur la planète, non aucune. La chance était de son côté, il le sentait. Il connecta son intercom à la Matrice, petit appareil à capteurs au niveau de l'oreille de l'homme, afin d'entrer en contact avec le restant des troupes. Et enfin, l'heure arriva, les secondes ayant défilé aussi rapidement que lentement du point de vue du pilote, impatient de rentrer dans le combat. Mais ici point de tactique bourrine ou de rentre dans le lard, les ordres évidents étaient de survivre avant tout, malgré l'optique de l'Empire à ce sujet.

" Rigel Tryder en partance vers le front. Téléchargement des données du Legacy dans la Matrice via l'intercom. Suis actuellement à six kilomètres du point d'arrivée. Terminé. "

La grande créature de métal et divers alliages résistants, haute d'environ sept bon mètres, se laissa tomber en avant, jusqu'à arriver à un angle de 45 degrés avec le sol. À ce même moment les trente secondes finirent de s'écouler et l'appui des deux solides jambes de la bête céda sur la force des deux piliers d'acier renforcé, le sol se craquela et des morceaux de roche partirent en arrière alors que le Legacy s'élança comme une fusée par la seule force de ses jambes. En un peu plus de deux minutes, il rejoignit le point Gamma XIII de l'Érèbe, et analysa la situation. Apparemment des troupes engageaient une batterie de défense de Mars vers le Sud, Rigel préféra du coup contourner par le Nord pour bloquer d'éventuels fuyards. Le mode Furtif était enclenché, à savoir que la machinerie d'origine était tellement peu active que les divers radars ennemis ne pouvaient le repérer avant une distance de 127 mètres, pour les plus performants. L'avantage d'un canyon était sa forme, empêchant une bonne synthèse d'écho de localisation des troupes ennemies, au pire les rebelles penseront qu'il s'agira d'un drone de l'ENGIA agissant en solo-suicide, rien de bien inquiétant à première vue. Le Legacy, sous le commandement du Caporal Tryder, prit son armement en main et s'approcha du point de fuite espéré. Cependant en chemin, il croisa une troupe d'intervention -voir d'interception- qu'il peina à éliminer. Le point positif était qu'ils avaient sous-estimé la puissance de feu du mécha, le point noir était qu'ils savaient pertinemment qu'il essayait de les contourner avec une puissance de feu modérée. Comme s'il était tracé.

" Ici Rigel Tryder, j'ai été suivi par une unité de type 32, n'ai pas eu d'écho sur cette intervention. Je continue mon avancée par le Nord. "

La sensation qui parcourut l'échine de Rigel était doublement étrange. La première, quelque chose clochait vraisemblablement dans l'organisation impériale, et la seconde... Tout semblait si familier. Par souci de furtivité et en guise de test, il déconnecta tout contact avec la Matrice, et commença à s'aventurer dans les canyons rocheux avec pour seul repère son champ de vision. Et pourtant malgré la singularité de la situation, il savait au caillou près l'entière géographie du secteur. Il connaissait même par cœur chaque emplacement idéal pour une embuscade, ce qui lui permit d'en déjouer une d'ailleurs au compte de l'Empire, et au fur et à mesure qu'il avançait en solitaire, tout lui revint en tête. Les canyons, le Daphné, les différents placements des batteries de défense, les maquis... Il ne pouvait savoir comment, mais il savait tout sur l'Érèbe. Il ne pouvait l'expliquer, et les impériaux se méfieraient de la véracité de telles informations douteuses, mais les plans des environs se dessinaient dans sa tête comme s'il avait vécu ici. Drôle d'impression, qui avait tendance à se multiplier d'ailleurs. Il se reprit en main, il devait agir en conséquence. L'estimation des distances faisaient que d'ici aux maquis, il y avait environ trente minutes à vive allure pour accéder aux recoins. Le dogme de Black Hole était que la meilleure défense était l'attaque, et plus précisément qu'il n'y avait nullement besoin de défense quand on possède l'attaque ultime. Un coup au sein du complexe ennemi était la meilleure solution pour désorienter les rebelles, voir s'assurer la victoire en Érèbe. Un pas vers l'anéantissement rebelle.

" Ordinateur, calcule-moi l'autonomie du Legacy en mode débridage sur la trajectoire de ce point aux coordonnées X027-Y295-Z117. "

" Autonomie réduite à 27 minutes 12 secondes. Risque de fission augmentée de 31% au bout de 15 minutes, +1,85% pour chaque minute au-delà du seuil. "

" Je m'en fiche, fais passer la machinerie à 95% et déverrouille les vérins des jambes du Legacy. Je vais essayer de pulvériser le record galactique du Dix Kilomètres, voir bien plus loin encore. On va passer par le passage en B012 au Nord, puis bifurquer plein Ouest vers le Daphné. Si on contourne les barrages de cet endroit, aucun problème je pense. Allez, on y va. "

Le Legacy se refit tomber légèrement, avant de reprendre route en avant. Coupé du monde hormis sa propre vision des choses, Rigel commençait à s'élancer vers le bastion ennemi, au maximum de ses capacités. L'horizon se troublait petit à petit au fur et à mesure qu'il prenait de la vitesse, et ainsi il atteint la formidable vitesse de 435 km/h au sol en l'espace de vingt secondes de course. Chaque pas fait sur le sol martien était une agonie sans nom pour ce dernier, la terre se fendait à son passage tellement le choc jambe-sol était lourd et violent. Mais à une telle vitesse, chaque pas de course faisait vibrer les organes internes du Caporal, qui souffrait intérieurement de cette chevauchée.

" Passage de l'armure Hextech en phase 5 ! Dérivation de l'énergie des Senseurs et de l'armement supérieur du Legacy dans les jambes ! Exécution ! "

Du fait de cette manoeuvre, il gagna encore en vélocité et en agilité, évitant les espaces sinueux et les tirs de barrage avec aisance, savant à l'avance l'angle des tirs pris et avait accès à une anticipation sans faille. Arrivé devant le mur de titane, Rigel actionna les réacteurs dorsaux de son méchanoïde pour le passer, soutenu grâce à l'élan et un bond fulgurant en prime. Il continuait sa course, car il savait que rien ni personne ne l'empêchera d'atteindre son objectif : les maquis, et plus précisément l'Astroport qui s'y cache. Le but premier du Caporal Tryder est d'interrompre tout renfort potentiel de troupes par ce moyen, et couper l'Astroport du réseau rebelle. Qui sait, de plus comme il s'agit de la 'base' la plus éloignée du front rebelle en Érèbe, il aura sans doute l'occasion de faire tomber les têtes pensantes de ce regroupement. L'objectif était évident maintenant : anéantir cet endroit.

" Enclenchement du générateur de secours, dans les jambes également ! Toute l'autonomie du Mech doit y passer dans ce rush ! "

" Autonomie remontée à 37 minutes actuelles, passage de l'état du Legacy en zone orange. "

La vitesse continuait à grimper, inexorablement, le Legacy se mouvant maintenant en d'énormes bonds horizontaux plutôt que des pas de course, capable de faire s'écrouler un pan de terre sur lequel il se posait pour reprendre l'appui suivant. Dans un peu moins de sept minutes, il sera en vue de l'Astroport, si la chance était avec lui.

[Suite -> Setsuna Seiei]



Résultat des courses :
Du côté de l'Empire, les pertes totales (depuis le début de la bataille terrestre) sont donc évaluées à 850 soldats (50 de mois dans les bataillons du centre), et il leur reste donc 10 205 soldats. L'Elite Pourpre et l'ENGIA n'ont subis aucune perte, seule l'Armée Régulière est touchée.

Chez les rebelles, les renforts sont arrivés. Les pertes totales sont évaluées à 450 soldats (300 éliminés par Rigel, au Nord). Donc à présent 16 065 soldats. [Ils sont désormais en supériorité numérique.] Il est impossible pour l'Empire de déterminer le nombre de rebelles présents sur l'Erèbe, ce qui est plutôt normal.

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Shining Crow

Setsuna
Shining Crow

□■□■□
Nationalité:
Race:

Points RPG: 80
MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   04.03.11 16:31
http://www.youtube.com/watch?v=pnNnnaL1EQo


Setsuna avait dit ce qu'il avait à dire. Il ne pouvait rien faire de plus. Il devait attendre.
Attendre et espérer.

Il restait immobile, au sol, ses vêtements s'imprégnaient de son sang qui continuait à couler, et ses larmes ne s'arrêtaient pas.
Il songeait au passé, à son passé. A feu ses amis. Tout avait disparu. Comment en était-il arrivé là?
C'était tout à fait pitoyable. Ses promesses avec Tieria, ses promesses avec Graham, ses promesse avec tous les autres enfants, ses promesses avec sa mère, ses promesses avec son père, ses promesses avec Marina. Il les avait remplacé par des serments au nom de l'empereur? Par une soumission à des supérieur, un lieutenant, une nation?
Il savait mieux que quiconque que pour survivre, il fallait être ensemble, et ne jamais se lâcher d'un pouce. Mais il l'avait oublié. Et maintenant, il était seul.

Qu'était il arrivé à son équipe? Sûrement attrapés, eux aussi. Mort? A moins qu'ils ne soient toujours en train de tromper les rebelles, et d'orchestrer le massacre de la rébellion...
Ceux-là... Ils n'avaient pas l'étoffe de chiens de l'empire, finalement... Akisé qui se prenait pour un détective et qui pensait avant tout aux civils, Koizumi et son air imbécile, Mikuru et sa faiblesse de caractère, Nagato et son impassible mine silencieuse... Setsuna avait toujours pris le maximum de précautions pour les garder sur la bonne rive du fleuve, leur pouvoir intellectuel était à double tranchant...
Ils n'avaient pas mauvais fond et souhaitaient juste un monde paisible, sans guerre, sans attentats, quitte à utiliser des moyens peu orthodoxes et finalement à se sacrifier...
Peu importe... A quoi bon repenser à eux? Ils étaient sans doutes morts, comme tous les autres...
Le désespoir emplissait Setsuna. Depuis longtemps déjà, il était à bout, il ne pouvait plus en supporter d'avantage, il avait cédé.
Qu'allait il advenir de lui? Il allait sûrement mourir... Peut-être que Marina ne serait même jamais au courant...

Setsuna était maintenant seul. Il avait tout oublié de ce qu'il avait appris durant son enfance, et était maintenant seul. Il allait mourir. C'était la fin. Il n'avait même plus la force de crier 'je ne veux pas mourir', ni même la force de le penser.


Soudain, de l'agitation se fit entendre dans le couloir. Une voix s'éleva et commença à parler d'un ton grave et sérieux, exaspéré, presque déçu.
Setsuna écoutait le discours de la voix, qu'il reconnaissait. Il n'avait plus rien d'autre à faire.
Il écoutait Lee Eithan, et même s'il ne le voulait pas, il n'avait plus la force d'y remédier, de ne faire qu'entendre.
La voix résonnait clairement dans la tête du jeune homme. Un timbre qui lui faisait presque mal à la tête tant il était clair.

La rebelle entra alors dans la pièce, et emporta Setsuna.
Il se laissait faire, n'ayant plus de volonté.
Ses songes s'étaient effacés. Tout autours de lui n'était plus qu'étranger, sans nom, sans importance.

Il fut posé sur un lit, après être entré dans une pièce au murs blancs, puis transporté dans une douche.
Eithan le déshabilla. Il n'en avait que faire. Il ne sentait plus la douleur, sa peau qui s'arrachait avec ses vêtements, même si la jeune femme opérait avec le plus de délicatesse possible, il ne s'en souciait plus.
La jeune rebelle enfila un gant et commença ensuite à nettoyer le corps éreinté de Setsuna.
Un corps plein de cicatrices, fort et puissant, marqué par le temps et les blessures, teinté maintenant d'un rouge vif qui avait arrêté de couler. Les larmes, elles, ne stoppaient pas.

Setsuna s'était à nouveau endormi dans les songes. Enseveli dans les méandres de son esprit, il se revoyait.
Il se revoyait, courant dans les décombres, serrant fermement et jalousement son fusil contre lui, ne cessant de jeter des regards terrorisés derrière lui, fuyant, évitant les regards, les projectiles, les souffles des explosions.
Courant à travers les ruines parsemées de corps, observant juste devant lui la silhouette rassurante de Tieria et, un peu plus loin, de Graham. Il ne lâchait pas un millimètre, il n'augmenterait la distance entre lui et ses amis pour rien au monde, observant sans relâche le dos qui fuyait devant lui.
Son souffle, ses battements de cœur, tout était accéléré. L'épuisement n'avait pas sa place, il devait continuer à courir, à éviter les tirs, à vivre.

Sans qu'il s'en soit rendu compte, il était maintenant à nouveau allongé sur un lit aux draps blancs et froids.
Lee Eithan était à coté de lui, un verre de café à la main, assise sur une chaise.
A sa droite, sur une petite table de nuit, quelqu'un avait posé un verre d'eau et de quoi se rassasier.
Il se redressa alors du mieux qu'il put, peinant, souffrant.
Ses larmes s'étaient arrêtés de couler. Il ne savait pas quand.
Il tendit un bras faible vers la table, et se saisit lentement du verre en plastique qu'il approcha doucement de ses lèvres meurtries. Il commença à faire s'écouler l'eau dans sa gorge avec lenteur, et faillit s'étouffer.
Il toussa, l'eau claire fut alors troublée par un peu de sang, mais ravala quelques gorgées avant de reposer le verre là où il l'avait pris.
Il se saisit alors du sandwiche et le porta à sa bouche.
Il le contempla quelques secondes avant de mordre dedans.
Le regard vide, il arrêta ses mâchoires l'instant d'après, n'ayant pas la force d'arracher le morceau qu'il venait d'entamer. Après quatre secondes environ, il resserra ses mâchoires et arracha le bout de pain qu'il essaya de mâcher sans succès. Il avala le morceau et toussa violemment encore une fois. Il planta à nouveau sa dentition dans la demi-baguette de pain et répéta le même manège quelques foi encore.
Au fur et à mesure qu'il avalait sa nourriture, ses coups de dents se firent plus forts et plus rapide. Il finit par dévorer le sandwiche tel un orphelin affamé qui n'avait pas mangé depuis des jours, ce qui n'était pas si loin de la vérité.
Une fois qu'il eut fini, il vida son verre avec un peu plus d'entrain que la minute précédente.
Sa respiration s'était faite plus lourde et forte, et ses plaies recommençaient à lui faire mal.

Alors, Lee Eithan se mit à parler.
Au fur à gré de ses paroles, Setsuna s'apaisait, ou au contraire, sombrait doucement dans l'angoisse à nouveau.

"Des... Impulsions électromagnétiques?... C'est ... De la folie... Vous avez détruit toute l'électronique du bâtiment... Vous n'avez plus aucun moyen de... Contacter l'extérieur rapidement... Vu... Le niveau des engins que je vous ai indiqué... Ses EMP étaient au moins de classe S... Rien n'y à survécu... L'empire va raser le bâtiment... Vous êtes finis!... "

Setsuna se mit à tousser violemment puis repris, haletant.

"... Peu importe... Pourquoi, m'avoir sauvé?... Me tuer... Aurait été beaucoup plus facile et profitable... A moins, que vous ayez prévu de vous servir de moi..."

Setsuna s'arrêta un instant et soupira.
Il serra les dents, pris de colère contre lui-même.
Tout cela ne menait à rien. Plus rien n'avait de sens, bordel!!
Il ferma les yeux avec douleur et fut à nouveau envahi par les fantômes du passé.
Il se résigna. De toute façon, il était perdu... Ses yeux se rouvrirent sur des larmes qui commencèrent à couler pour ne plus s'arrêter.

"Je... J'en ai marre... Je n'en peu plus...
Vous avez raison de vous méfier de moi. C'est légitime. Je suis dangereux... J'ai tué beaucoup de gens... J'ai massacré... Tant de personnes...
Je ne saurais l'expliquer... J'ai... Craqué. Je...
Tout ça me répugne. Cette guerre, ces atrocités, ses ordres, ce boulot de m****... J'en ai marre de jouer les chiens fidèles... Je ne peut plus, c'est impossible. J'ai tout perdu. J'ai réalisé que j'avais trahi toutes mes promesses pour des idéaux de m****!... Dieu... N'existe pas en ce monde... Du moins... Pas pour moi...
Je... C'est fou, n'est-ce pas? Tout à coup, soudain, tout s'effondre!... Tout disparait. On ne sait pas pourquoi. Peut-être que la démence à enfin réussi à me rattraper... J'ai erré des années et des années en la fuyant. Elle aurait du me réduire à néant il y a bien longtemps, mais je l'en ai empêché... Et maintenant, elle vient chercher son du...
Qu'est-ce... Que... Je raconte? C'est n'importe quoi..."


Setsuna, les yeux trempés de larme, regardait désespérément le plafond, comme pour chercher un ciel, quelque chose à quoi se rattacher, tout en sachant pertinemment qu'il n'y avait rien. Il se mit à tousser fortement, s'étouffant presque avec ses larmes. Il porta sa main à sa bouche et une fois calmé, il l'éloigna tout en constatant qu'elle était pleine de sang et de salive.
Il repris:

"Ce n'est pas cette heure de violence gratuite qui m'a fait péter les plomb... Pas seulement...
Depuis longtemps, déjà, j'en ai ma claque... A quoi pense ce fichu empereur?! Franchement, prévenir tout le monde une semaine avant... Une seule semaine... Prévenir le public était nécessaire, afin de rassembler le plus de rebelles sur Mars... Mais l'empire aurait dû se préparer au moins trois semaine avant... Comment voulez-vous vous infiltrer dans des conditions pareilles... Comment combattre comme ça? C'est du grand n'importe quoi...
...
Ça fait des jours et des jours, peut-être même des semaines, que je ne dors plus, que je ne mange plus... En plus de ça, je dois consoler les soldats... Les prendre en charge, les encadrer... Je ne m'en sort plus...
m****...
C'est une vie de chien, Tieria... On s'est planté sur toute la ligne..."


Les larmes du jeune homme ne s'arrêtaient pas, et coulèrent de plus belle quand il prononça le nom de son ami.

"Toute ma vie, je l'ai passé à me battre. Toi aussi, j'imagine...
Setsuna F. Seiei n'est pas mon vrai nom. Je n'ai aucune idée du nom que m'ont donné mes parents biologiques...
Pendant mes quatre premières années... J'ai vécu dans la peur, j'ai vu d'innombrables atrocités... J'ai vécu au milieu d'un champ de bataille, en pleine guerre civile. Mes vrais parents sont morts quand j'avais quatre ans...
Puis, la famille Ismail m'a recueilli... C'est Marina qui m'a donné le nom Setsuna. C'est un nom de fille, en vérité...
Le reste de mon nom n'est que l'invention de mon père adoptif, quand il ne voulait pas encore de moi...
J'ai vécu les trois années suivantes... Dans l'insouciance. Mais à mes sept ans, mon père adoptif est mort, massacré par la rébellion. Alors, assoiffé de vengeance, totalement inconscient, et sans écouter Marina ou ma mère adoptive, je me suis engagé dans l'armée... Je me suis entrainé encore plus durement que les autres. Aujourd'hui encore... Je multiplie les heures d'entrainement par rapport aux autres membres de l'élite pourpre...
Je me suis... Forgé un corps solide et résistant... Mes muscles se sont développés et mes articulations sont devenue plus souples. Je suis devenu... Un véritable soldat. J'étais brillant et doué... On me surnommait Shinning Crow, le corbeau brillant... J'avais soif de vengeance... Et cette haine à nourri mon corps et à fait de moi une machine à tuer... J'ai atterrit deux ans plus tard sur un champ de bataille avec le reste de la troupe d'enfant soldats dont je faisait partie... Ce fut un véritable massacre... Au début, nous faisions et réussissions la seule chose qu'on nous avait enseigné: massacrer sauvagement sans aucune pitié tous ceux qui se présentaient à nous... Un véritable carnage... Certains tiraient même sur des soldats impériaux qui essayaient de les stopper. La haine nous avait entièrement consumé... Autant dire que nous étions condamnés, avec un comportement pareil...
Malgré ce désordre, chacun se montrait cruel et plus dangereux que n'importe quel animal sauvage, je ne faisait pas exception à la règle... Je massacrais... Tous ceux que je trouvait... Sans leur laisser aucune chance... Ni... Aucun répit... Mais très vite, les choses tournèrent à la catastrophe... Les rebelles s'étaient repris et avaient contre-attaqué en exploitant notre... Séparation... Nous agissions en solitaire, sans écouter les stratèges... Les troupes furent vite réduites à néant... Un carnage... Nous tombions un à un... Nous avons fini par nous calmer et se rassembler... Tout cela avait duré des mois... Et nous avions décidés de partir... Nous n'étions plus très nombreux... Et nous tombions tous les jours... Nous fuyions du mieux que nous pouvions... Nous n'avions rien à manger, ne ne dormions presque pas... Nous pillions, brulions, tuions... Pour survivre.
Au fur à mesure que les mois passaient, la terreur s'ancrait dans nos esprit, la folie nous envahissait et les liens entre nous se resserraient...
Paradoxalement, plus nous perdions des nôtres, plus nous sombrions dans la démence et le désespoir... Mais plus nous nous rapprochions...
Nous avons fini par comprendre que pour survivre, il n'y avait qu'une seule solution... Il ne fallait pas se lâcher d'une semelle, il fallait s'accrocher de toutes nos forces aux uns les autres... Rester ensemble à tout prix était le seul moyen de survivre... Mais malgré ça, nous perdions tout, nos camarades tombaient un à un... Et nous maudissions ce monde, les rebelles, l'empire, la guerre... Et toute chose existant...
Pendant des mois et des mois... Nous ne faisions que massacrer tout ce que l'on trouvait, pour protéger égoïstement et jalousement nos propres vies... Au final, il ne restait plus que trois enfant... Moi, Tieria Erde, et un autre beaucoup plus âgé que nous, Graham Aker... Quand nous fûmes rapatriés à Onyx... J'ai convaincu ma mère et Marina d'adopter Tieria... Graham avait été muté dans une autre unité. Nous avons continué à nous battre en temps qu'enfant soldats... pendant des années... Et puis... Il y a eu cette histoire... Cet incident... Qui a fait viré Tieria de l'armée... En vérité... Nous l'avions provoqué sciemment... Et c'était moi qui aurait dû être viré... Tieria s'est sacrifié pour moi... Et je lui avait rendu la pareille... Peu de temps après... Tieria disparu de la circulation... Je n'en ai plus jamais... Entendu parler... Graham aussi... Avait disparu... Certains pensent à un accident... D'autres à un meurtre... Graham... Avant de disparaître... Il avait tourné dans une série télévisée, avec son unité... Je me rappelle que Marina était toute excitée quand elle l'avait appris... Quelle idiote... Au final, la diffusion de la série a été annulée... Ce n'est que récemment que la diffusion à commencé... Ça s'appelle A-team... Cela passe encore, à raison d'un épisode par semaine... Tu en a peut être entendu parler?...
Spoiler:
 [http://www.youtube.com/watch?v=hhRlXBDWhdA, Yui est une grande fan!! XD]

Je... J'en ai marre... Marre de tout ça... Je ne sais même pas pourquoi je te raconte tout ça...
Je ne sais même plus quels sont mes ennemis et quels sont mes alliés... Je... m****...
Mes intentions? Hein?...
C'est vrai qu'au début... J'avais en tête de de manipuler ces types pour me ménager une porte de sortie... En faisant le plus de morts... Je n'ai pas eu à les pousser à bout pour qu'ils se jètent sur moi... D'ailleurs...
Mais... J'ai abandonné... Je n'en peut plus... Je n'ai plus la force de rien... Je ne sait plus ce qu'il faut faire... Putain!...
m****...
J'ai trahi toutes mes promesses... J'ai oublié tout ce qu'on m'avait appris... Et maintenant... Je suis... Seul..."


La voix de Setsuna devenait de plus en plus faible, et ses larmes de plus en plus chaudes. Sa voix s'éteint lentement, tandis qu'il se recourbait. Il serrait les draps entre ses doigts, désespéré. Bientôt, son visage s'enfonça dans ses draps, entre ses poings, et ses larmes mouillèrent le tissus qui s'imprégnait rapidement; le liquide progressait dans les minuscules mailles, à l'image du désespoir qui semblait envahir Setsuna, de la démence qui semblait le contaminer peu à peu.
Il s'enfonçait dans les ténèbres, plongé, noyé dans les le noir des méandres du désespoir que rien n'égalait.
Les yeux fermés, cachés dans les draps, les mains resserrées de toutes ses forces autour du tissu, le dos nu tremblant, vouté, il se recroquevillait sur lui-même, se retranchant dans le dédale des songes funèbres.





Résultat des courses :
Du côté de l'Empire, les pertes totales (depuis le début de la bataille terrestre) sont donc évaluées à 850 soldats (50 de mois dans les bataillons du centre), et il leur reste donc 10 205 soldats. L'Elite Pourpre et l'ENGIA n'ont subis aucune perte, seule l'Armée Régulière est touchée.

Chez les rebelles, les renforts sont arrivés. Les pertes totales sont évaluées à 450 soldats (300 éliminés par Rigel, au Nord). Donc à présent 16 065 soldats. [Ils sont désormais en supériorité numérique.] Il est impossible pour l'Empire de déterminer le nombre de rebelles présents sur l'Erèbe, ce qui est plutôt normal.(rien n'a changé)


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Expert du bouton rouge qui faut surtout pas toucher

Reno Webber
Expert du bouton rouge qui faut surtout pas toucher

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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   19.03.11 1:23
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Reno sifflotait un air dans le vent tout en jonglant avec le pass qui lui permettait de faire démarrer son nouvel engin tout neuf et tout rutilant. C’était une Arachne 260, de son petit nom : « Jolly Jumper ». Baptisée par Reno en cinq minutes, après avoir conclu que ce serait une monture idéale pour défoncer des méchants sur l’Erèbe. L’Empire allait regretter d’avoir foulé le sol rebelle par excellence, nom di Diou, ça allait chauffer ! Reno, à la tête de ses fidèles pilotes Reds, au nombre de cinquante, allait leur mettre la pâtée du siècle ! Sans blague ! Ils n’allaient rien comprendre, les cocos, paf, dans les dents, on rentre pleurer dans les jupes de maman et on n’en parle plus. Fin, on remballe. Haha. On a la belle vie, quand on est un imbécile, quand même.

Il se frotta les mains et s’admira dans les reflets de la carrosserie de son nouveau joujou. C’était vrai qu’il était beau gosse dans sa combinaison d’anonymat noire, toute moulante et toute sexy. Il se serait presque sifflé, mais faut pas exagérer, quand même, hein. Héhé. Il se frotta les mains de satisfaction.

Soudain, une petite alerte retentit dans le masque de sa combi et, en bon agent professionnel, expérimenté, et sûr de lui, le brave Reno papillonna des paupières pour voir s’afficher devant ses yeux un message de la part de Mickael, c’est-à-dire de Kameryu, c’est-à-dire de Leakcim Niros… Fiou. Ca devenait compliqué pour les pauvres neurones du pauvre Reno, cette affaire. Enfin le message en lui-même n’avait rien de compliqué. Au contraire, il ravit véritablement notre crétin national qui afficha soudain les mêmes yeux plein d’étoiles d’un gamin de cinq ans devant un sapin de Nowel. Il frappa dans ses mains tout en se dandinant comme une poule sur le point de pondre un œuf. D’une voix retentissante, le patron des Red hurla dans le canal de communication spécialement préparé pour son escadrille :

« Bonjour, bande de moules à gaufres ! Ici votre commandant, le vaillant Göll ! Z’avez bien dormi ? Eh ben, même si c’est pas le cas, les enfants, on est partis ! Y a du mouvement au centre de l’Erèbe, c’est à nous de balancer la sauce ! Tout le monde sur le pont ! Dans deux minutes, je vous veux tous en formation au-dessus des Plaines Rouges, et on sera partis ! Hop hop hop hop ! Vers l’infiniiii, et au-delà ! »

Ceci étant dit, le chimérien bondit sur Jolly Jumper et mit les gaz. C’était une belle bête, quand même. Sa carrosserie était blanche et fardée de flammes rouges. Relativement léger, sans être non plus un frêle oiseau, l’engin gardait son pilote en extérieur ce qui, malgré les dangers, permettaient le combat au corps à corps, lorsque la machine aérienne faisait des rase-mottes. Des canons rétractables et amovibles rapidement. Une dizaine de mètres de longueur, des bras métalliques armés en tous sens, ce qui lui donnait un air arachnide… Sans doute que cet aérodyne étaient capable, à la manière de ces insectes, de se loger dans des cavités rocheuses, ou encore de courir à toute vitesse sur le sol ! En bref, Reno était très content de son acquisition et il se flattait d’appartenir à un réseau qui lui donnait autant de joujoux à tester.

L’Arachne 260 décolla et sortit par le passage secret qui conduisait aux souterrains des Plaines Rouges. Les membres articulés de l’aérodyne se rassemblèrent, de manière à donner un certain aérodynamisme à sa structure. Une araignée volante… Rum rum, m’enfin bref. A sa suite, une nuée d’engins volants divers et lourdement armés. Ce fut comme un essaim d’insectes qui se rassembla dans le ciel rougeoyant. Le jour rouge des Walkyries. Du sang, de la passion, de la gloire, de l’amûûûr (poil aux fémurs)… Heu… Minute, c’est pas le bon credo… Reprenons. De la passion, oui, la victoire, la flamme de la liberté, l’euphorie des batailles ! Oui, tout de suite, ça fait mieux. Aussi, de sa voix de ténor ou de baryton (en fait, personnellement, je ne connais pas la différence, enfin vous voyez le genre : viril, déterminé et brave), Reno annonça-t-il à son assemblée de vainqueurs :

« — Mes chers protozoaires à graisse d’ours ! L’heure H est arrivée ! L’heure H, ça a tout de suite un son trrrranchant, vous ne trouvez pas ? Eh bien, justement, mes amis, je veux que vous soyez plus trrrrrranchants qu’une défense d’éléphant, je veux que vous les éventriez tous jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un. Je suis clair, bande de bachi-bouzouks ?
— Yes, sir, yes, sir !
— Jésus, Marie, comme c’est agréable de se sentir comme le mâle dominant d’une meute… » souffla Reno avec délectation. « ALORS EN AVAAAAANT ! »

Et la cavalerie partit au galop. Ou plutôt à tir d’ailes. Ils enclenchèrent tous leur mode furtif et fusèrent tous dans les cieux martiens.

○○○


C’était sûrement pas bien dur à saisir, même pour ce bougre de crétin de Reno. Au centre, il y avait cinq bataillons de méchants. Derrière eux, des gentils en grand nombre qui les poussaient profondément dans le No Man’s Land, devant eux, encooore des gentils qui les attiraient dans ce même No Man’s Land. Au signal de Kameryu, les troupes rebelles devaient s’être dispersées, laissant les Impériaux au beau milieu d’un pétrin qu’ils ne s’imaginaient même pas. Pétrin orchestré par Reno lui-même. Autant vous dire qu’il en était fier, c’était pas souvent qu’on l’appelait pour des missions classes et tout. Les vaisseaux rebelles survolaient le maquis à une vitesse époustouflante. Ce fut vite fait, et leurs cibles furent bientôt dans leurs viseurs. Reno fronça les sourcils. Ouais. C’était vraiment tel que Kameryu l’avait décrit. Du tir aux lapins. Ce serait facile, propre, rapide, méthodique, la patronne allait être contente, elle aimait le travail bien fait.

« —Mesdames ! » s’écria Reno, dans son canal d’Asgard, pour s’adresser à tous les Reds, c’est-à-dire à son équipe dans son ensemble. « Dans quelques secondes, il faudra faire feu, je ne veux pas que vous jouiez aux mauviettes. Sans blague, faut les virer de là, ces foutus impériaux.
— Reçu, Göll, on va en faire de la pâtée pour chat, lança son premier sous-chef, Munin.
— Même leurs mômans pourront pas les reconnaître après ce qu’on va leur mettre. » s’esclaffa Hugin, l’autre sous-chef.

Je ne crois pas qu’on puisse qualifier la bande de Reno avec le terme « tueurs impitoyables ». C’est vrai qu’à les entendre, on pourrait les croire dénués de tout sens moral, ou même de tout sens de la réalité ! C’était des gens, des hommes et des femmes qu’ils s’apprêtaient à abattre. Ils en avaient bien conscience mais à vrai dire, s’ils n’essayaient pas d’oublier trente secondes que « ceci n’est pas un exercice », ils feraient tous dans leurs frocs en chialant comme des bleus que c’était trop dur. Et ce n’était pas là le modèle de l’efficacité que prônait la Walkyriade, en fait. En fait, Reno n’en était pas l’exemple le plus représentatif, m’enfiiiin bref, ne nous attardons pas sur des explications compromettantes. Le brave chimérien aux cheveux de feu tapota sur son tableau de bord et ses turbolasers furent brandis à bout de bras par cinq pattes mécanisés de son Arachne 260 et il fondit au centre de la mêlée, tandis que tous les Reds se déployaient sur l’espace que couvraient les Impériaux. Alors, Reno hurla, dans une nuée de postillons dans son micro :

« — FEUUUUUUUUU, BANDE DE MACAQUES ! »

La bande de macaques en question ne se priva pas. Une pluie de projectiles en tout genre s’écrasa sur le No Man’s Land. Reno maniait son engin avec dextérité et tournoyait dans les airs tout en tirant comme un forcené. La fumée commençait à brouiller son champ de vision mais ce n’était pas ça qui allait lui barrer la route. Sûrement pas. Bougrement décidé, Reno déploya quatre autres bras armés de canons à plasma et canarda les soldats de plus belle.

Mais bon, c’aurait été trop beau si, en dessous, il n’y avait pas eu la moindre résistance. C’était l’Empire, quand même, hein, la personnification de la volonté d’Orion le Grand, rien que ça ! Pas un simple gang de quartier ! En bref, ne les vlà t’y pas qui lèvent les canons de leurs tanks vers les forces aériennes rebelles ! Reno postillonna à nouveau :

« — Mes enfants, ils vont employer l’artillerie lourde ! Faites gaffe, ça risque de décoiffer vos petites têtes blondes ! »

Et en effet, l’ennemi ne tarda pas à leur envoyer à la figure tout un tas de projectiles malpropres et dangereux. Boum par terre, boum dans les airs, big badaboum dans l’Erèbe ! La bataille faisait vraiment rage. Reno faisait tout ce qui était en son pouvoir pour mener à bien sa mission et à vrai dire, pour un bourrin comme lui, c’était vraiment son domaine de prédilection. Sur son écran de repérage, malheureusement, les Reds en prenaient un coup. Il fronça les sourcils. Nan mais oh. Il fallait reprendre les choses en main, nom d’un chien !

« — Les mollusques ! Rassemblement à cinquante mètres du sol dans trente secondes ! »

Sur ce, Reno balança la sauce encore une fois avant de faire un remonté brusque en ligne droite. Remontée fantastique, à une vitesse enivrante. Lorsque tous les Reds furent réunis en altitude, leur chef aux cheveux rouges s’écria avec détermination :

« — Bon, ça va pas, là ! Vous compter continuer de vous faire défoncer sans vous bouger davantage l’arrière train ? Ecoutez, on va s’organiser !
— Oui, c’est toujours plus efficace avec de l’organisation, approuva Munin.
— Il faut juste y penser. C’est pas facile de s’organiser. En fait, c’est pas facile de réaliser qu’on a besoin de s’organiser.
— C’est vrai que les héros n’ont pas besoin de plan, d’ordinaire. » acquiesça Reno le hérow d’un ton docte.

Je sais pas vous, mais à la place des autres Reds, au vu des zigotos qui leur servaient de chefs, je sombrerais dans une profonde lassitude. Genre, la grande phase d’interrogation tragique et métaphysique : qui suis-je, où vais-je, où cours-je (-ette !), mais bon sang de bois, nom d’une pipe, par tous les saints du paradis, qu’est-ce que je fous ici, bordel ?! Cependant, les deux neurones du cerveau de Reno effectuèrent enfin une connexion indispensable (feu d’artifice dans le crâne de crétin).

« — Trêve de bavardages, mes babouins braillards. Nous allons effectuer la tactique B2Z du Manuel de pilotage pour les nuls. Un truc efficace, rapide, et qui devrait limiter les dégâts par chez nous.
— Attends, je regarde… C’est page combien ?
— BORDEL HUGIN !
— Oulà, relax, Max, j’me renseigne, c’est tout…
— Y a un autre crétin qui veut me demander ce qu’est la tactique B2Z ??
— …
— Je préfère ! En avant toute, moussaillons ! »

Aussi tout l’escadron fondit-il vers le sol à une vitesse vertigineuse, dans un ensemble parfaitement coordonné, et, arrivé à une dizaine de mètres du sol, ils larguèrent tous les projectiles dont ils disposaient. Une nuée de lasers, de torpilles, d’obus, et d’autres réjouissances s’abattirent sur les Impériaux qui n’eurent pas le temps de riposter tandis que les Reds effectuaient la fin de la manœuvre B2Z : la remontée en piquée vers les cieux, hors de portée de leurs tirs. Ils tournoyèrent un moment dans les airs pour déstabiliser leurs ennemis et soudain, se rassemblèrent pour retomber à nouveau comme un essaim d’abeilles. Ce coup-ci, les Impériaux ripostèrent mais à dire la vérité, si un vaisseau Red s’écrasa dans le No man’s land, cela causa davantage de victimes chez les servants d’Orion, dont quelques uns furent balayés par la violente explosion. Au bout d’une dizaine de balayages systématiques de la zone cible, les Reds ne savaient pas vraiment si parmi les deux mille quatre cents soldats qu’ils étaient chargés d’éliminer existaient encore des survivants. Une poussière incroyable s’élevait dans les airs, et dansait avec une fumée sinistre. Les Reds accomplissaient un vol de reconnaissance.

Reno effectuait tout un tas de vérification avec les zooms et les balayages aux rayons X et infrarouges que lui offrait gracieusement le masque de sa combinaison walkyrie. Un sentiment glauque le faisait frémir de la tête aux pieds. Le No Man’s Land portait bien son nom à présent. Plus aucune présence organique n’était détectable sur le front. Tout ce que l’on pouvait voir, ce n’était que le résultat d’un pilonnage intensif : des cratères, des cadavres, des gravats, des carcasses de véhicules en feu… Le remords qui l’envahissait était indescriptible. Jamais, jamais il n’avait été confronté à une destruction aussi terrible. Perpétrée par lui-même. D’une voix étouffée, il annonça à son équipe, qui avait perdu plusieurs de ses membres :

« — On remballe, les enfants. Ca me fait froid dans le dos, tout ça, maintenant… Direction l’astroport. »

○○○


La compagnie aérienne de Reno Webber naviguait depuis quelques temps déjà, en attente des directives. Ils n’étaient plus que trente, dont quelques vaisseaux nécessitaient l’intervention de mécaniciens. L’astroport étant tout de même plus proches que les Plaines Rouges, les Reds avaient pris la décision commune de s’y diriger. Il était situé en plein milieu des maquis. Il aurait fallu être martien et rebelle pour en connaître l’emplacement. Qui plus est, il était protégé par de grandes fortifications en béton armé et en acier, bénéficiait de postes de tir en tout genre équipés même de superlasers, capables, si celui qui maniait l’engin avait un bon œil, de détruire en un tir un vaisseau dont les défenses étaient endommagées. Les rebelles se sentaient donc là-bas en relative sécurité. L’astroport n’était pas un point particulièrement essentiel pour les rebelles. A vrai dire, les points névralgiques étaient disséminés un peu partout, jusque dans des souterrains top-secrets des Plaines Pourpres que la Walkyriade était la seule à connaître (étant le réseau qui les a creusé, logique). L’astroport, c’était une espèce de relais. Il permettait aux différents engins d’obtenir des réparations rapides, et aux pilotes de s’écrouler dans un lit moelleux pendant quelques heures. Les « chefs de la rébellion » n’avaient pas vraiment leur place là-bas. La patronne était sûrement sur le terrain, pensait Reno. C’était plutôt son genre, en fait. Après, il ne savait pas vraiment si l’on pouvait parler d’ « état major » rebelle. Il y avait les chefs de réseaux et leurs sous-chefs, et ils étaient disséminés un peu partout sur le front, pour tout dire. Reno était un genre de subordonné mais honnêtement, on n’allait pas lui attribuer le qualificatif de « tête pensante ». Il bourrinait et ça n’allait pas plus loin. Du moment qu’on lui donnait une cible et un joujou, ça marchait comme sur des roulettes.

Il n’était pas vraiment formaté à l’imprévu. Et quand l’imprévu se pointait, à vrai dire, ça faisait toujours bizarre. L’imprévu, ça pouvait avoir le visage d’une espèce de robot énorme – un mecha sans doute – qui sautillait ça et là dans la même direction que les Reds. Ca, ça avait le don de foutre les jetons à ce pauvre Reno. Qu’eeest-ce que c’était que ce truc ? Les yeux ronds comme des culs de bouteille, il fit une recherche rapide sur Asgard et découvrit que cet étrange machin était un Robot-Armure, qui portait précisément le nom de Legacy et qui appartenait à un certain Rigel Tryder, caporal Black Hole. Ce fut un choc. Sans tarder, il ouvrit un canal à destination de Némésis qui était tout de même sensée contrôler les actions de ses soldats.

« — Hey, Hildr...de Lerne ! » lança Reno d’un ton désappointé. « J’me dirige vers l’astroport, là, parce que j’ai déplumé tous mes pigeons, et j’tombe sur un truc pas net ! Qu’est-ce qu’il fait là, ton Tryder ? C’pas normal ! J’crois pas qu’mon équipe soit capable de le démonter comme ça, ça n’a pas l’air d’être de la crotte de cheval, son machin. Nous on a juste des petits engins destinés aux raids air-terre, à la rigueur il nous faudrait un GOD-45 pour le mettre hors course, mais j’ai franchement pas ça sous la main ! Maintenant qu’t’as piraté la Matrice, peut-être que tu pourrais venir nous filer un coup de main avec L’Artémis, nan ? En attendant, on va faire cache cache avec lui pour le ralentir. Perso, j’ai pas envie qu’il nous foute en l’air notre astroport. On t’attend avec impatience, j’te jure qu’on risque pas de durer longtemps ! »

Là, il ferma le canal en question, et empoigna son microphone pour hurler aux Reds :

« — Attendez une minute, bande de pingouins hippies, je crois que la partie n’est pas terminée ! Vous voyez ce bidule sautillant, à midi ? C’est un Impérial super dangereux, que je classerai pour ma part dans la catégorie « attention, danger de se faire trucider estimé à 99% ». Vu qu’il reste quand même 1% de chance qu’on s’en sorte vivants, je propose qu’on essaie d’arrêter sa progression vers l’astroport.
— J’ai toujours aimé l’optimisme.
— Et moi j’ai toujours détesté les statistiques. »

Sur ces quelques réflexions dignes d’Einstein, les Reds déployèrent leurs boucliers déflecteurs et anti-lasers pour se lancer dans un assaut du genre déferlant. Ils arrivaient de tout côté en tournoyant en mode furtif et en jouant parfois avec leurs modules camouflages qui les rendaient invisibles aux yeux de Tryder, de temps à autre. Ce n’était bien sûr que de petits vaisseaux, mais ils devraient suffire retarder considérablement le Black Hole avant l’arrivée de la grande prêtresse du Chaos, Némésis.

Reno arma les canons des pattes arachnides de son aérodyne et commença à tirer des missiles droïdes buzz. Bien qu’étant imposant de par son design inhabituel, ce type projectile semblait assez habile et rapide pour éviter des obstacles imprévus et se faufiler facilement entre les tirs de barrage. Huit ailettes installées sur la queue de l’appareil, en plus d’une plus petite sur la partie dorsale, aidaient ainsi à le rendre le plus maniable possible. Et, malgré sa structure renforcée, cela n’était pas toujours suffisant pour éviter de se faire pulvériser.
Son rôle était extrêmement simple : il consistait à transporter à bon port et en toute sécurité les missiles à droïdes saboteurs Buzz. C'est-à-dire qu’une fois à proximité optimale d’une cible quelconque, au lieu de détoner à l’impact, le missile implosait avant et libérait par cette action la multitude de droïdes Buzz, encore protégés par leur coque sphérique, qui vont s’empresser de s’arrimer à leur proie et d'exploser.

Reno observait la scène de loin avec attention. Toutes les petites explosions qui devraient se faire sur la carrosserie du Legacy seraient sans doute un bon facteur de ralentissement. Et, bientôt, les droïdes buzz explosèrent de tout côté, tandis que les Reds assaillaient de plus belle le vaisseau impérial. Reno lui-même se lança à l’assaut, armé de ses fidèles quadlasers. Il n’y avait plus qu’à prier Némésis pour que leur sauveteuse arrive au plus vite…

○○○


Résultat des courses :
Du côté de l'Empire, les pertes totales (depuis le début de la bataille terrestre) sont donc évaluées à 3200 soldats (2400 de moins, disparition des bataillons du centre), et il leur reste donc 7855 soldats (je ne vous cache pas que parmi eux, il y a des infiltrés rebelles). L'Elite Pourpre et l'ENGIA n'ont subis aucune perte, seule l'Armée Régulière est touchée.

Chez les pertes totales sont évaluées à 470 soldats (20 éliminés par les bataillons du centre qui ont été bombardés). Donc à présent 16 045 soldats. [Ils sont désormais en supériorité numérique.] Il est impossible pour l'Empire de déterminer le nombre de rebelles présents sur l'Erèbe, ce qui est plutôt normal.

[~> Suite : Abel Lyseph, sinon, Fang O. Yung]


« Eh toi ! Vas-y, t’as trop une dégaine de tueur ! »

« Suuupeeer Bouleeeet ! Pouvoir en action ! »





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Fang O. Yung
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MessageSujet: Re: « EVENT PURIFICATION : Batailles de l’Erèbe »   03.04.11 21:55
♦•♦•♦


[b]Face à son caporal, Fang ne cillait pas. Sa maîtrise de soi lui permettait d’apparaître comme à son habitude, une personne sûre en ses capacités, dont le visage lisse faisait comprendre clairement que l’importuner royalement s’achèverait sur une réplique cynique remplie d’ironie qui laisserait l’incorrect dans un malaise profond. La jeune femme aux cheveux sombres commençait pleinement son double rôle. Demandant une idée de stratégie à Rigel, elle informait de façon instantanée l’Asgard de la méthode Black Hole. Ayant sous contrôle la Matrice, elle n’avait aucun mal à dériver les informations utiles et filtrer les réseaux. Utilisant ses doubles, elle était à la fois devant le pionner de Mars et dans son vaisseau pour gérer la Matrice. Après un bref exposé sur la stratégie, elle acquiesça d’un signe de tête, et accorda sa permission de mission solitaire au soldat. Jouant la carte de la finesse, elle agissait comme elle l’avait toujours fait. Elle avait une confiance presque aveugle en ses soldats, elle les laissait agir comme bon leur semblait tant que l’objectif était atteint, mais discrètement, elle gardait toujours un œil sur les agissements, prête à agir en cas de faux pas. C’était ça la technique de Fang et cela avait toujours porté leur fruit : C’est en expérimentant qu’ils découvraient leurs erreurs et également les autres faces du métier, mais à présent, elle avait quitté l’Empire pour se joindre aux rebelles. Et elle allait faire de son mieux pour ramener Rigel du côté de la lumière. Mais avant qu’il ne prenne la direction souhaitée, elle lui dit :

    « Soldat Rigel. Les ténèbres se sont faits passer pour la lumière. Sachez être humain… et vous découvrirez la véritable face du monde. »


Enigmatique, elle l’avait toujours été. Pourtant sa voix avait raisonné telle un écho profond parlant dans l’immensité du cosmos, comme sa conscience avait rejoins celle de l’Etre cosmique. Regardant le jeune caporal qu’elle avait préalablement félicité, elle ouvrit une interface de transmission, et envoya les ordres suivant aux survivants Black Hole tout les dirigeant après transmission vers l’Asgard. Se retournant après le départ du soldat, elle rejoint le centre du camp.
Soudain, elle vit une demande de conversation. Inter changeant sa place avec son double resté au bord du vaisseau, le double de Fang se dirigeait dans la salle de contrôle étant donné la situation étrange des accès à la Matrice. Fang 2 passa discrètement derrière un agent informaticien qui était assis devant son pilote. Récupérant un CD, elle l’échangea de façon subtil tout en demandant les raisons de cette agitation. De son côté, dans le Final Knight, elle accéléra les transmissions en se servant des serveurs disponibles dans le camp même en dérivant les données informatiques. Le piratage de la Matrice demeurait ni vu ni connu, et Fang était le chef d’orchestre de l’immense réseau Impérial. En même temps, elle accepta la transmission. Et ce fut un Reno qui après un jeu de mot plutôt… basique, il lui indiqua que Rigel se trouvait dans la zone qui menait tout droit à l’astroport. Bon… changement de plan. Générant son troisième double, elle utilisa le générateur longues distances pour la téléporter à l’intérieure de l’Artémis qui n’avait pas bougé. Appuyant sur plusieurs boutons, le GOD45 s’ébranla et s’éleva dans le ciel rapidement. Filant dans la zone d’émission, elle envoya un message à Reno dit Göll.

    « Je me demande si je n’aurais pas mieux fait de laisser Rigel faire mumuse, votre sens de l’humour l’aurait sûrement calmé un peu car il a l’air tendu ce cher caporal. Enfin… Je me joins à la partie ! »


Coupant la transmission, elle fila à toute vitesse vers la zone donnée. Elle n’eut guère le loisir de faire autre chose, car le Legacy était déjà visible.

    « - Soit on les regarde se faire tirer dessus,
    - Soit on agit en piquant sur le sautilleur de service.
    - J’aime bien ta vision des choses…
    - Hum… On y va ?
    - Oui, sinon il va pas tenir longtemps, c’est le moment de remettre un homme dans le droit chemin également ! »


Fonçant en piquer sur le Legacy, Fang actionna au même moment sa montre et sa combinaison d’anonymat l’a recouvrit intégralement. Maintenant, combattre l’homme/machine, le forcer à quitter sa combinaison pour l’affronter, et le raisonner.
Verrouillant la cible, elle envoya une slave de tirs destinés à faire changer de direction notre homme pour commencer un combat. Maintenant cela allait se jouer entre la vision de Fang et la vision de Rigel. Combat idéologique. Qui gagnerait ?



♦•♦•♦


[Suite -> Lee Eithan]


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